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	<title>Association Jean Carmignac</title>
	<link>https://abbe-carmignac.org/</link>
	<description>&#201;vangiles, historicit&#233;, ex&#233;g&#232;se, Carmignac, Tresmontant, arch&#233;ologie, Q&#251;mran</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Un nouveau d&#233;tail observ&#233; sur le Saint Linceul de Turin</title>
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		<dc:date>2017-11-16T16:54:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Reginald Wehrkamp-Richter N&#176; 50&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.abbe-carmignac.org/?-Le-linceul-de-Turin-" rel="directory"&gt;Le linceul de Turin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons appris, fin 2010, cette &#233;tonnante d&#233;couverte faite par Monsieur Reginald Wehrkamp-Richter, qui par son activit&#233; professionnelle est amen&#233; &#224; manier - et inventer - du mat&#233;riel m&#233;dical. Il a pu acqu&#233;rir, aupr&#232;s de son ami Barrie Schwortz, le photographe qui faisait partie, en 1978, de l'&#233;quipe am&#233;ricaine du STuRP, un fac-simil&#233; grandeur nature du Linceul de Turin, reproduisant, sur film photographique transparent de plus de 4 m&#232;tres de long, ce qui est imprim&#233; sur le Linceul.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une observation minutieuse, &#224; l'aide de diff&#233;rentes lumi&#232;res et contrastes, lui a permis de d&#233;couvrir l'image d'une forme g&#233;om&#233;trique au c&#339;ur des traces de sang environnantes. Un peu comme les arch&#233;ologues, lors d'observations a&#233;riennes faites &#224; bonne distance et avec le bon &#233;clairage, voient parfois appara&#238;tre des figures g&#233;om&#233;triques sans rapport avec la nature qui les entoure : on sait alors qu'il y a une d&#233;couverte &#224; faire. Nous remercions M. Wehrkamp-Richter d'offrir &#224; nos lecteurs cette d&#233;couverte qui aide &#224; comprendre comment le corps du Crucifi&#233; fut fix&#233; &#224; la croix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis qu'en 1898 le photographe italien Secondo Pia a prouv&#233; que le Linceul de Turin est un n&#233;gatif, et depuis les recherches approfondies en 1978 de l'&#233;quipe am&#233;ricaine du STuRP, se succ&#232;dent sans interruption de nombreux travaux scientifiques de plus en plus pouss&#233;s. Ainsi, apr&#232;s 1986, le d&#233;veloppement du microscope &#233;lectronique a permis de photographier et d'&#233;tudier avec un tr&#232;s fort grossissement des micro ou nano-tructures, comme les globules sanguins des taches de sang, ou les fibrilles color&#233;es du tissu de lin, celles qui sont responsables de l'image. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par contre le nouveau d&#233;tail int&#233;ressant dont nous allons parler dans cet article ne n&#233;cessite pas, pour &#234;tre observ&#233;, l'usage de microscope. A la rigueur une bonne loupe. C'est un d&#233;tail v&#233;rifiable par chacun travaillant sur un fac-simil&#233; du Linceul, &#233;ventuellement en augmentant ou diminuant les contrastes, ou en clignant des yeux, etc... Mais avant de d&#233;crire ce fait d'observation, faisons un d&#233;tour du c&#244;t&#233; des Romains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re constatation : les forgerons romains savaient fabriquer toutes sortes de clous et d'outils, l'histoire, l'arch&#233;ologie, nous en ont conserv&#233; un grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.abbe-carmignac.org/IMG/jpg/instrument-50.jpg?1756972107' width='500' height='464' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;font-size:small&#034;&gt;St&#232;le fun&#233;raire conserv&#233;e au Mus&#233;e d'Aquileia pr&#232;s de Trieste, montrant un atelier de forgeron du 1er si&#232;cle et ses outils. Au milieu de l'image le forgeron tient de sa main gauche, avec une pince, le morceau de fer &#224; travailler, au dessus d'une enclume. Dans l'autre main il tient le marteau. A droite on voit une pince, un marteau, une lime et une serrure. &lt;br class='autobr' /&gt;
A gauche son assistant, derri&#232;re un &#233;cran anti-chaleur, active un soufflet pour augmenter la temp&#233;rature du four. Pour ce forgeron, fabriquer un clou de section plus ou moins carr&#233;e, rectangulaire ou triangulaire ne posait pas de difficult&#233;s.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;In M&#233;moire sur les instruments de la Passion de N. S. J&#233;sus-Christ, par Charles Rohault de Fleury, Paris, 1870.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour avoir une id&#233;e de la taille r&#233;elle d'un grand clou romain en fer utilis&#233; lors d'une crucifixion, c'est-&#224;-dire capable de porter presque le poids entier de la victime, voyons des exemples de grands clous de cette &#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, le c&#233;l&#232;bre &#171; Clou de Tr&#232;ves &#187;, conserv&#233; aujourd'hui dans le Tr&#233;sor de la Cath&#233;drale, qui fut capitale romaine sous le nom d'Augusta Treverorum, et o&#249; ont r&#233;sid&#233; l'empereur Constantin et sa m&#232;re H&#233;l&#232;ne avant de choisir comme nouvelle capitale la ville de Byzance rebaptis&#233;e Constantinople. C'est l'imp&#233;ratrice H&#233;l&#232;ne qui, apr&#232;s son voyage en Terre Sainte pour retrouver la Croix du Christ et les lieux &lt;br class='autobr' /&gt;
chr&#233;tiens de J&#233;rusalem, vers 326, juste apr&#232;s le Concile de Nic&#233;e, aurait ramen&#233;, dit la tradition, ce grand clou de la Passion ains qu'une longue tunique qui est dite avoir appartenu au Christ. Ce clou, dont la pointe cass&#233;e est &#224; Toul dit-on, a une section grossi&#232;rement rectangulaire et environ vingt centim&#232;tres de long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres grands clous romains sont connus. Par exemple le clou trouv&#233; dans l'os du talon d'un homme, Yehohanan ben Hagqol, crucifi&#233; au 1er si&#232;cle (voir le bulletin n&#176;43). R&#233;cemment, lors de fouilles arch&#233;ologiques en Basse Saxe, &#224; Hedem&#252;nden (au sud de G&#246;ttingen), ont &#233;t&#233; trouv&#233;s plusieurs grands clous (des &#171; sardines &#187; avec anneaux de fixation) qui servaient &#224; maintenir au sol les lourdes tentes militaires romaines, sur l'emplacement d'un camp militaire romain avanc&#233; en territoire germanique, datant de l'&#233;poque d'Auguste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_143 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;104&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.abbe-carmignac.org/IMG/jpg/clou.jpg?1756972109' width='500' height='212' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Clous de fixation au sol des lourdes tentes militaires romaines. Photo du Dr Klaus Grote, arch&#233;ologue.&lt;/i&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tous ces grands clous (d'environ de 20 cm de long) ont des pointes soit &#233;mouss&#233;es soit mal exprim&#233;es ce qui ne g&#234;ne pas quand il s'agit, comme pour les &#171; sardines &#187; d'&#234;tre enfonc&#233;es dans le sol, mais il faut imaginer une pointe plus ac&#233;r&#233;e, lim&#233;e, pour qu'un clou de cette importance p&#233;n&#232;tre dans du bois. Comme les Romains connaissaient l'usage de la lime mais aussi de la tari&#232;re, on peut faire l'hypoth&#232;se qu'ils employaient cet outil pour pr&#233;-percer le bois, comme Albrecht D&#252;rer l'imagine dans son c&#233;l&#232;bre tableau (voir verso de l'encart).&lt;br class='autobr' /&gt;
Revenons aux traces laiss&#233;es par la partie fortement ensanglant&#233;e de la plante du pied droit de l'homme crucifi&#233; du Linceul (voir recto de l'encart et fluidogramme). Nous distinguons trois lignes, d'environ 22 millim&#232;tres - dont deux de trac&#233; net et formant un angle de 60&#176;, la troisi&#232;me &#233;tant plus floue -, encadrant un espace triangulaire assez homog&#232;ne &#224; l'&#339;il, et qui, une fois qu'on l'a vu, se diff&#233;rencie bien du contexte environnant. Le fluidogramme des coul&#233;es de sang permet d'expliquer les d&#233;tails de l'image ensanglant&#233;e autour de la forme triangulaire. Les fl&#232;ches indiquent les directions des coul&#233;es de sang.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;coulement du sang, pendant que le crucifi&#233; est sur la croix, ob&#233;it &#224; la force gravitationnelle, les coul&#233;es sont plus ou moins parall&#232;les et dans le sens de l'axe du corps (verticales). La zone B, au contact de la partie sup&#233;rieure du clou, conserve nettement plus de sang que la zone C, car le sang qui sortait du c&#244;t&#233; c du clou pouvait imm&#233;diatement couler vers le bas dans les canaux k&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; et k&lt;sub&gt;3&lt;/sub&gt;. Alors que dans la zone B la partie sup&#233;rieure du clou formait barrage pour le sang qui s'entassait, puis devait d'abord s'&#233;vacuer vers la droite avant de s'&#233;vacuer vers le bas selon la loi de la gravit&#233;, par le canal k&lt;sub&gt;4&lt;/sub&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notons tout de suite que pour ceux qui &#233;tudient la dynamique des fluides, la finesse, la pr&#233;cision des &#233;coulements sanguins est une preuve suppl&#233;mentaire que l'image n'a pas &#233;t&#233; dessin&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faudra aussi chercher &#224; expliquer la coul&#233;e en sens oppos&#233;, qui part de B et diffuse vers le haut, jusqu' &#224; alimenter la zone W, qui n'a pu se produire en m&#234;me temps que les autres, et qui leur est post&#233;rieure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'on observe est prodigieux. Mais une observation est un fait : il faut la prendre en compte. Ce triangle quasiment &#233;quilat&#233;ral, cette figure g&#233;om&#233;trique au sens exact du terme, que l'on voit ainsi appara&#238;tre dans l'image, &#224; quoi correspond-elle ? Comment l'expliquer ? Le Linceul a-t-il port&#233;, dans le court moment du tombeau, quelques traces de la mati&#232;re du clou ? Peut-on avoir ici l'image d'un trou qui aurait gard&#233;, du moins en partie, des bords assez nets dans la chair, m&#234;me s'il s'est combl&#233; ensuite partiellement ? Est-ce l'empreinte qu'un gros clou triangulaire1 aurait laiss&#233;e dans le pied de l'homme crucifi&#233; ? Est-ce que ce sont les caillots de sang coagul&#233; qui en durcissant ont gard&#233; l'empreinte du clou ? Est-ce alors la silhouette du trou lui-m&#234;me que l'on voit, que l'&#233;norme clou aurait comme &#171; poin&#231;onn&#233; &#187; dans la chair de l'homme ? Dans tous les cas de figure, on voit que le pied a litt&#233;ralement &#233;t&#233; perfor&#233; de part en part. Le calcul de la surface de ce trou triangulaire donne la valeur &#233;norme d'environ 2cm&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, telle que ceux qui &#224; l'&#233;poque d&#233;tach&#232;rent le corps pouvaient voir &#224; travers le pied.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autre part l'image techniquement pr&#233;cise des coul&#233;es de sang &#224; partir des trois c&#244;t&#233;s du clou triangulaire permet de dire qu'il a &#233;t&#233; impossible pour le crucifi&#233; de tourner le pied autour de ce clou : seul un l&#233;ger mouvement au niveau des genoux &#233;tait possible.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Linceul de Turin :&lt;/b&gt;
Fluidogramme de l'empreinte sanglante de la plante du pied droit
&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_144 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.abbe-carmignac.org/IMG/png/fluidogramme-1.png?1756972218' width='500' height='474' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.abbe-carmignac.org/local/cache-vignettes/L363xH495/fluidoframme-2-c4ab3.jpg?1768588120' width='363' height='495' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Fluidogramme&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;font-size:small;&#034;&gt;&lt;b&gt;N.B.&lt;/b&gt; : Dans le Linceul, le pied droit de J&#233;sus est encore dans la position qu'il avait sur la croix (rigidit&#233; cadav&#233;rique).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;font-size:12px&#034;&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les c&#244;t&#233;s a et b du triangle sont bien visibles ; le c&#244;t&#233; c se voit moins bien. L'angle de 60&#176; est facile &#224; voir ; les deux autres angles du triangle se voient mal.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Autour du clou, on distingue trois zones d'&#233;vacuation du sang : A, B et C ; les fl&#232;ches indiquent la direction de l'&#233;coulement.
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le sang qui a form&#233; la tache X a son origine dans la zone A ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; celui qui a form&#233; la tache Y a son origine dans les zones A+C ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le sang qui a form&#233; la tache Z a son origine dans la zone C ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le sang qui a form&#233; la tache V a son origine dans la zone B ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; par le canal K1 coule le sang de la zone A vers la tache X ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; par le canal K2 coule le sang des zones A et C vers la tache Y ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; par le canal K3 coule le sang des zones C et B vers la tache Z ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; par le canal K4 coule le sang de la zone B vers la tache V.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les traces X, Y, Z et V proviennent du corps sur la croix.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La trace W a son origine dans la zone B. Comment s'explique-t-elle ?
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme du Linceul montre des marques de crucifixion sur la main gauche et sur la plante du pied droit. L'observation et la comparaison de l'image de la plante du pied droit, qui se trouvait lors de la crucifixion plaqu&#233; contre le bois de la croix, en dessous du pied gauche, et de l'image de la partie dorsale de la main gauche plaqu&#233;e elle aussi contre le bois, mais qui dans le tombeau s'est trouv&#233;e au dessus de la main droite et au contact direct du tissu, permettent de voir qu'on a utilis&#233; un clou nettement plus petit - de section indistincte sur le Linceul - pour clouer les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;De ces observations, on peut essayer de d&#233;duire des hypoth&#232;ses.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord sur le mode de crucifixion qui fut employ&#233; : une crucifixion avec trois clous, un gros clou triangulaire pour fixer les deux pieds ensemble, et deux clous plus petits pour les mains. On peut faire l'hypoth&#232;se que les clous dans les mains servaient surtout pour retenir le corps du crucifi&#233;, mais que c'&#233;tait ce gros clou triangulaire, d'une surface de coupe importante, qui portait presque le poids entier de l'homme crucifi&#233;. D'o&#249; d&#233;coulerait un autre renseignement : comme patibulum (la partie horizontale de la croix) une simple planche suffisait pour &#233;carter plus ou moins les bras et retenir les deux mains, puisque les deux clous qui les fixaient n'avaient pas de charge importante &#224; porter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant l'enfoncement des clous, surtout le gros clou triangulaire, la croix devait &#234;tre pos&#233;e au sol et non dress&#233;e verticalement car, techniquement, il n'est gu&#232;re possible de clouer un homme sur une croix debout : une telle croix vibrerait fortement sous les coups de marteau sans que les clous entrent vraiment, profond&#233;ment, dans le bois, m&#234;me si le poteau vertical, le stipes crucis, haut de deux &#224; trois m&#232;tres, est fix&#233; solidement dans le sol. Une crucifixion sur une croix debout est possible si l'homme est li&#233; avec des cordes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le chercheur fran&#231;ais Andr&#233; Marion a compar&#233; optiquement, sur le Linceul et sur la partie dorsale de la Tunique d'Argenteuil, les traces imprim&#233;es au niveau des &#233;paules. L'image qui ressort des filtrages optiques et math&#233;matiques qu'il a op&#233;r&#233;s montre les traces faites sur le dos d'un homme par une croix enti&#232;re, comme on la voit le plus souvent dans nos &#233;glises. Une croix avec stipes et patibulum et pas seulement le patibulum horizontal qu'on aurait fix&#233; ensuite au poteau d&#233;j&#224; en place. Ce qui fait aussi penser &#224; une crucifixion avec trois clous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les victimes d'une crucifixion, m&#234;me affaiblies par d'autres supplices, d&#233;pensaient souvent leurs derni&#232;res forces pour &#233;viter qu'on les crucifie, bougeant en tout sens bras, jambes ou tout le corps. Il fallait certainement que plusieurs hommes maintiennent la victime ou qu'elle soit li&#233;e tr&#232;s serr&#233; par des cordes pendant qu'un autre homme enfon&#231;ait les clous avec un marteau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;D'autres hypoth&#232;ses concernent la fa&#231;on dont le corps a pu &#234;tre d&#233;tach&#233; de la croix.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nettet&#233; des traces sanguines qui se sont produites quand J&#233;sus &#233;tait &#224; la verticale, clou&#233; sur la croix, et qui donc se sont conserv&#233;es telles quelles en s'imprimant sur le linceul, d&#233;montre qu'une fois mort, son corps a &#233;t&#233; d&#233;tach&#233; avec de tr&#232;s grandes pr&#233;cautions, sinon ces caillots ou &#233;coulements ne se seraient pas conserv&#233;s, ou &#224; tout le moins leurs traces auraient &#233;t&#233; perturb&#233;es. Or les Evang&#233;listes parlent tous les quatre d'un personnage important, et bienveillant, Joseph d'Arimathie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nbcite&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nhcite&#034;&gt;cite&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui obtint de Pilate de prendre en charge le corps de J&#233;sus. De son importance, on peut d&#233;duire qu'il avait de nombreux serviteurs qui ont pu &#339;uvrer avec lui. De son attachement &#224; J&#233;sus, on peut d&#233;duire qu'il veilla &#224; ce que tout soit fait avec le plus grand soin.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question n'est plus : Le linceul de Turin est-il ou non l'authentique Linceul du Christ ? Mais : comment peut-on encore se permettre, en ce d&#233;but de troisi&#232;me mill&#233;naire, de le pr&#233;sumer faux, avec toute l'information scientifique accumul&#233;e depuis plus de cent ans ? Nous savons maintenant de fa&#231;on certaine que le Linceul de Turin est infalsifiable.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Et si le Linceul de Turin est vrai, c'est un t&#233;moin direct de la R&#233;surrection&#8230;&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;PS :&lt;/b&gt; Un grand Merci au Professeur Fayat pour son aide pr&#233;cieuse et ses encouragements.&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Livres pris en consid&#233;ration :&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; M. Antonacci : The Resurrection of the Shroud (Ed. M. Evans and Company - New York).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; P. Baima Bollone, S. Zaca : La sidone al microscopio (Ed. Elle Di Ci). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Flavius Jos&#232;phe : La Guerre des Juifs (diff&#233;rents &#233;diteurs). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Flavius Jos&#232;phe : Les Antiquit&#233;s Juda&#239;ques (diff&#233;rents &#233;diteurs).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; M. Hengel : Die Kreuzigung in der antiken Welt und die &#8216;Torheit' vom Worte des -Kreuzes ; traduit en fran&#231;ais : Crucifixion dans l'Antiquit&#233; et la folie du message de la Croix (Ed. du Cerf).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; A. Legrand : Evangile et Linceul (Ed. F.-X. de Guibert, Paris).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; J. Lipsius : De cruce libri tres (Ed. Ex Officina Plantiniana, Anvers, 1599 et al.).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; G. Lucotte : V&#233;rit&#233;s sur le Saint Suaire (Ed. Atelier Fol'fer).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; A. Marion, G Lucotte : Le linceul de Turin (Ed. Presses de la Renaissance).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; A. et M. Whanger : The Shroud of Turin (Ed. Providence House Publishers, Franklin, Tennessee).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; F. Zugibe : The Crucifixion of Jesus, a Forensic Inquiry (Ed. M. Evans and Company, New York).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nbcite&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nhcite&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes cite&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;cite&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui &#233;tait devenu lui aussi disciple de J&#233;sus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de J&#233;sus. Alors Pilate ordonna de lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul neuf, et le d&#233;posa dans le tombeau qu'il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre &#224; l'entr&#233;e du tombeau et s'en alla. &#187; &lt;/cite&gt; (St Matthieu 27, 57-60).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;cite&gt;&#171; D&#233;j&#224; le soir &#233;tait venu ; or, comme c'&#233;tait la veille du sabbat, le jour o&#249; il faut tout pr&#233;parer, Joseph d'Arimathie intervint. C'&#233;tait un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de J&#233;sus. Pilate, s'&#233;tonnant qu'il soit d&#233;j&#224; mort, fit appeler le centurion pour savoir depuis combien de temps J&#233;sus &#233;tait mort. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le rapport du centurion, il permit &#224; Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit J&#233;sus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le d&#233;posa dans un s&#233;pulcre qui &#233;tait creus&#233; dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entr&#233;e du tombeau. &#187; &lt;/cite&gt;(St Marc 15, 42-46).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;cite&gt;&#171; Alors arriva un membre du conseil, nomm&#233; Joseph ; c'&#233;tait un homme bon et juste. Il n'avait donn&#233; son accord ni &#224; leur d&#233;lib&#233;ration, ni &#224; leurs actes. Il &#233;tait d'Arimathie, ville de Jud&#233;e, et il attendait le royaume de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de J&#233;sus. Puis il le descendit de la croix, l'enveloppa dans un linceul et le mit dans un s&#233;pulcre taill&#233; dans le roc, ou personne encore n'avait &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;. C'&#233;tait le vendredi, et d&#233;j&#224; brillaient les lumi&#232;res du sabbat. &#187; &lt;/cite&gt; (St Luc 23, 50-54).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;cite&gt;&#171; Apr&#232;s cela, Joseph d'Arimathie, qui &#233;tait disciple de J&#233;sus, mais en secret par peur des Juifs, demanda &#224; Pilate de pouvoir enlever le corps de J&#233;sus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de J&#233;sus. Nicod&#232;me (celui qui la premi&#232;re fois &#233;tait venu trouver J&#233;sus pendant la nuit) vint lui aussi. Il apportait un m&#233;lange de myrrhe et d'alo&#232;s pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de J&#233;sus et ils l'envelopp&#232;rent d'un linceul, en employant les aromates selon la mani&#232;re juive d'ensevelir les morts. Pr&#232;s du lieu o&#249; J&#233;sus avait &#233;t&#233; crucifi&#233;, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau &#233;tait proche, c'est l&#224; qu'ils d&#233;pos&#232;rent J&#233;sus. &#187; &lt;/cite&gt; (St Jean 19, 38-42).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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