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	<title>Association Jean Carmignac</title>
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	<description>&#201;vangiles, historicit&#233;, ex&#233;g&#232;se, Carmignac, Tresmontant, arch&#233;ologie, Q&#251;mran</description>
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		<title>Les &#233;vangiles apocryphes</title>
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		<dc:date>2017-11-20T09:35:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Marie Christine Ceruti&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.abbe-carmignac.org/?-Apocryphes-" rel="directory"&gt;Apocryphes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'adjectif &#171; apocryphe &#187;, s'il se r&#233;f&#232;re &#224; des textes chr&#233;tiens, que ce soit dans son acception positive et primitive &#8211; dans le sens qui a &#233;t&#233; utilis&#233; d'abord &#8211; de &#171; secret &#187;, &#171; cach&#233; &#187;, ou dans celui, n&#233;gatif et post&#233;rieur, de &#171; faux &#187;, &#171; inauthentique &#187;, implique un jugement de la part de celui qui conna&#238;t, tire profit, lit un texte d&#233;termin&#233; et le d&#233;finit pr&#233;cis&#233;ment comme &#171; apocryphe &#187;. Il s'agit donc d'un mot connexe au moment de la r&#233;ception plus qu'&#224; celui de la composition du texte&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; C'est ainsi que Emanuela Prinzivalli, professeur associ&#233; d'histoire du Christianisme antique &#224; l'Universit&#233; d'&#233;tudes de P&#233;rouse commence un article sur les apocryphes. D'embl&#233;e nous voyons que la r&#233;alit&#233; des faits (rapport&#233;e ou non par les Evangiles) est une valeur qui n'existe pas. Seule existe la subjectivit&#233;, le &#171; pour soi &#187;, parce que &#171; il n'y a pas de faits mais seulement des interpr&#233;tations &#187; selon la formule de Nietzsche que vient de fustiger Monseigneur Caffarra, le nouvel archev&#234;que de Bologne, en soulignant que nous avons affaire &#224; une philosophie qui domine notre culture et rend toute &#233;ducation impossible. (C'est ce pr&#233;suppos&#233; qui atteint de plein fouet la question de l'historicit&#233; des Evangiles mais qui pourrit aussi toute la question de la connaissance et &#224; travers elle notre soci&#233;t&#233; en lui &#244;tant la vertu indispensable de l'esp&#233;rance.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous assistons aujourd'hui &#224; une nouvelle offensive, un nouveau cheval de Troie pour entrer dans la citadelle catholique et essayer d'en saper les bases en d&#233;truisant les Evangiles. J'avais remarqu&#233; depuis quelque temps qu'&#224; la fin des conf&#233;rences sur leur historicit&#233; une personne au moins posait la question de ce qu'il fallait penser des &#233;vangiles apocryphes. La r&#233;action normale, celle qu'a eue l'abb&#233; Carmignac (Cf. notre n&#176; 18) devant cette m&#234;me interrogation &#224; la fin de la conf&#233;rence de Cambrai, consistait &#224; dire : il s'agit soit de r&#233;cits de style &#171; contes de No&#235;l &#187;, un peu mi&#232;vres et sans importance, soit de textes qui s'inspirent des vrais Evangiles en y m&#234;lant adroitement les th&#232;ses gnostiques. Quant &#224; la valeur historique de ces &#233;crits, il faut dire que tel ou tel passage peut &#233;ventuellement renfermer quelque souvenir historique mais qu'il vaut mieux &#234;tre prudent sur les points de d&#233;tail et tout &#224; fait sceptique sur l'ensemble. C'&#233;tait l'attitude du chr&#233;tien s&#233;rieux. Aujourd'hui tout a chang&#233; et nous lisons, nous entendons partout que les Evangiles canoniques &#233;tant le fruit de longues traditions - orales qui plus est -, le r&#233;sultat de ce que des communaut&#233;s tardives ont voulu nous faire savoir de ce que &#171; pour elles &#187; &#233;tait le Christ, la somme de couches s&#233;dimentaires vari&#233;es empil&#233;es au cours des &#226;ges&#8230; ils ont exactement le m&#234;me pedigree que les apocryphes. Et comme, de plus ou moins bonne foi, certains ex&#233;g&#232;tes n'h&#233;sitent pas &#224; dire que les &#233;vangiles apocryphes ont peut-&#234;tre &#233;t&#233; &#233;crits un peu tard mais qu'ils comportent des &#171; &#233;l&#233;ments &#187; plus anciens sans doute que les canoniques, nous nous apercevons tout d'un coup qu'ils n'h&#233;sitent pas non plus, au besoin, &#224; faire d'un &#233;vangile apocryphe l'&#233;talon qui va permettre de juger de l'historicit&#233; ou de la valeur du texte d'un Evangile canonique. &lt;br class='autobr' /&gt; En analysant de pr&#232;s les textes ex&#233;g&#233;tiques on s'aper&#231;oit avec effarement que toutes les excuses sont bonnes (ou m&#234;me pas d'excuse du tout) pour vieillir les apocryphes (comparez les dates qui leur sont donn&#233;es dans les diff&#233;rents manuels : non seulement elles varient beaucoup d'un ex&#233;g&#232;te &#224; l'autre, mais la tendance est toujours d'affirmer &#171; telle date mais en fait origine beaucoup plus ancienne&#8230; &#187;), alors que pour les Evangiles canoniques c'est l'inverse tous les pr&#233;textes sont avanc&#233;s pour les rajeunir. Voyez ceci par exemple : La d&#233;couverte du papyrus Rylands interdisait &#224; tout jamais que l'Evangile de Saint Jean puisse &#234;tre dat&#233; de plus tard que de 100, il n'emp&#234;chait pas du tout qu'il le soit de 50 ou m&#234;me de plus t&#244;t, mais le ch&#339;ur des ex&#233;g&#232;tes a d&#233;cr&#233;t&#233; qu'il datait par cons&#233;quent de 100. &lt;br class='autobr' /&gt; Une autre perfidie s'ajoute &#224; la premi&#232;re : il s'agit d'attribuer &#224; l'Eglise des origines la culpabilit&#233; d'avoir impos&#233; dictatorialement la canonicit&#233; des textes qui lui &#233;taient le plus profitables. Autrement dit ce n'est pas parce que les Evangiles canoniques reproduisent des faits r&#233;ellement arriv&#233;s qu'ils sont entr&#233;s au canon des Ecritures, non c'est parce que l'Eglise despote et assoiff&#233;e de pouvoir a consid&#233;r&#233; arbitrairement que ceux-l&#224; soutiendraient son autorit&#233; et que tout aussi arbitrairement elle a exclu les autres qui pouvaient lui nuire, bien qu'ils eussent la m&#234;me valeur. . &lt;br class='autobr' /&gt; Il est &#233;vident ici que des travaux comme ceux de l'abb&#233; Carmignac et de tous nos amis, qui datent les Evangiles canoniques de l'&#233;poque o&#249; vivaient encore des t&#233;moins oculaires, mettent en grande difficult&#233; notre cheval de Troie. S'il existe un foss&#233;, large et non-navigable, entre les dates des canoniques et celles des apocryphes, si les premiers rel&#232;vent de t&#233;moins et les autres pas du tout, comment attribuer plus de &#171; v&#233;rit&#233; &#187; aux seconds ou pr&#233;tendre que leur exclusion a &#233;t&#233; inique ? Le cheval tombe &#224; l'eau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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