Association Jean Carmignac



L'association tient son nom de l'abbé Jean Carmignac, cet éminent savant hébraïsant dont les travaux scientifiques aboutissent à démontrer, d'une façon qui semble décisive, que les Évangiles, écrits très tôt et en langue sémitique, ont une valeur historique de premier ordre et sont les témoignages de disciples qui ont suivi Jésus ou de ceux qui les ont interrogés. Elle a pour but de faire connaître l'œuvre spirituelle et scientifique de ce prêtre et celle de tous les chercheurs qui, comme lui, contribuent à défendre l'historicité des Evangiles en s'attachant à la seule valeur d'arguments incontestables, appuyés sur des sciences telles que : l'histoire, la philologie, l'archéologie, la papyrologie...



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Association Jean Carmignac

Naissance à Paris le 7 août 1914, puis après 1919 enfance à Marey, village proche des Vosges (à 20 km au sud de Vittel). Dès l’âge de 12 ans, vocation à la prêtrise qui ne se démentira plus. Distingué dès le séminaire par son intelligence brillante, son goût de l’étude et sa foi profonde, son évêque l’envoie à Rome faire une double licence de Théologie et d’ Ecriture Sainte ; il y suit également des cours d’hébreu biblique. Professeur d’Ecriture Sainte et de Morale Fondamentale au séminaire de St Dié, il y crée un cours d’hébreu. Sur les conseils de son évêque, il part comme boursier à l’Ecole Biblique et Archéologique française de Jérusalem où il se spécialise dans le déchiffrement des manuscrits hébreux découverts huit ans auparavant près de Qumrân et de la mer Morte. Nommé ensuite vicaire à St Sulpice pour qu’il puisse bénéficier des grandes bibliothèques parisiennes et poursuivre ses études des manuscrits hébreux. Devenu l’un des plus grands experts mondiaux de l’hébreu qumrânien du temps du Christ, il fonde en 1958 la Revue de Qumrân, seule revue au monde consacrée à ce sujet, et publie une traduction française de certains manuscrits de la mer Morte. Tout en étant très attentif à son ministère paroissial (son ministère de confession et de direction de conscience a laissé de grands souvenirs), il poursuit ses recherches exégétiques sur la Bible. Mais ses travaux exégétiques sur les sémitismes, montrant l’origine hébraïque des Evangiles et leur datation proche des événements qu’ils relatent, ainsi que l’expression franche de son désaccord sur quelques points, comme par exemple la traduction qu’il démontrait gravement fautive de la 6è demande du Notre Père, ont amené sa mise à l’écar et retardé pour un temps ses publications scientifiques. Convaincu que la vérité finit toujours par s’imposer, il ne se décourage pas et soutient une thèse de doctorat de 600 pages Recherches sur le Notre Père, publiée en 1969 et condensée dans un livre publié en 1971 « A l’écoute du Notre Père ». En 1979 il publie Mirage de l’Eschatologie, Royauté, Règne et Royaume de Dieu...sans Eschatologie, où il dénonce la grave et fréquente confusion entre les notions de "Fin des Temps" et de "Royaume de Dieu". Livre fondamental pour la compréhension du Nouveau Testament et en particulier de l’Apocalypse. Travaillant pendant plus de vingt ans à accumuler tout le matériel nécessaire à une publication scientifique capable de convaincre ses pairs du substrat hébraïque des Evangiles, il collationne à travers toute l’Europe plus de 80 rétroversions des Evangiles en hébreu et, tout en publiant 5 tomes de ces rétroversions entre 1982 et 1985, il réalise la 1ère rétroversion en hébreu qumrânien de l’Evangile de St Marc, travail très important pour la confirmation de ses hypothèses. Mais voyant courir le temps encore nécessaire pour achever l’ouvrage scientifique décisif qu’il préparait sur les sémitismes - dont, répétons-le, découlent l’origine hébraïque des Evangiles et leur datation proche des événements relatés - il se décida en 1984 à publier l’essentiel de ses conclusions dans le livre La Naissance des Evangiles synoptiques dont il parle ci-dessous et dont les rééditions postérieures comportent ses réponses, point par point, aux virulentes critiques dont ce livre fut l’objet. Atteint d’une grave bronchite il meurt dans la solitude le 2 octobre 1986 à Paris. 

Ecoutons Jean Carmignac

« ...C’est l’étude des manuscrits de la mer Morte qui m’a habitué à l’hébreu en usage au temps du Christ et, tout naturellement, dans le grec de l’Evangile de St Marc j’ai reconnu en transparence cette même langue hébraïque, qui était simplement décalquée en grec. Les recherches techniques ont abouti à des preuves qui semblent décisives et qui portent également sur l’Evangile de Matthieu et sur les documents utilisés par St Luc. Mais alors les conséquences de ces constatations vont très loin : Les Evangiles ont donc été rédigés bien plus tôt qu’on ne le dit habituellement. Ils sont beaucoup plus proches des faits. Ils ont une valeur historique de premier ordre. Ils contiennent les témoignages des disciples qui ont suivi et écouté Jésus. Ces arguments scientifiques devraient conforter les chrétiens et attirer l’attention des incroyants. Mais ils bouleversent les théories à la mode et donc ils seront âprement critiqués. Pour ne présenter au public que des démonstrations irréfutables, je poursuis depuis 20 ans des recherches minutieuses, qui seront exposées en de gros livres techniques. Mais on m’a demandé de ne pas songer seulement aux spécialistes et de faire connaître aussi au grand public les résultats actuels de ces 20 ans de travail. Voilà pourquoi j’ai rédigé un petit livre* La naissance des Evangiles synoptiques... » Jean Carmignac * Ed. F.-X. de Guibert, Paris 1984.

Comment et pourquoi cette "Association Jean Carmignac" ?

L’association a été fondée par Françoise Demanche, qui fut archiviste au Ministère des Affaires Etrangères. Elle avait offert sa collaboration à l’abbé Carmignac pendant les dernières années de la vie de celui-ci, et c’est tout naturellement qu’à la mort de l’abbé, le 2 octobre 1986, elle classa ses papiers et en fit l’inventaire avant de les remettre à l’Institut Catholique de Paris, pour être - conformément au testament olographe de l’abbé - "consultés par tout chercheur ou étudiant". Ce qui, pour l’instant, n’est pas encore autorisé. C’est cette collaboration - et l’immense admiration qu’elle éprouvait pour la foi ferme et discrète, et pour la qualité des travaux scientifiques de l’abbé Carmignac - qui l’ont amenée à fonder , en 1987, une première association dont elle fut écartée en 1998. Quoique malade - elle devait décéder le 30 mars 2001 - elle eut toutefois le courage de fonder une nouvelle association conforme à l’objectif qu’elle s’était assigné dès l’origine, et c’est ainsi que vit le jour, en 1998, l’Association Jean Carmignac. Association loi 1901 (Journal Officiel du 9 janvier 1999) elle a pour but, disions-nous en page d’accueil, de faire connaître l’œuvre spirituelle et scientifique de ce prêtre et celle de tous les chercheurs qui, comme lui, contribuent à défendre l’historicité des Evangiles (origine hébraïque et rédaction précoce) en s’attachant à la seule valeur d’arguments scientifiques incontestables. Parce que le fond de l’avenir du christianisme, c’est la question de la vérité... Reprenons ce que disait Jean Carmignac : [...] ces arguments scientifiques "confortant la foi des chrétiens et attirant l’attention des incroyants" bouleversent les théories à la mode et seront donc âprement discutés... Si ces arguments scientifiques n’avaient été "qu’âprement critiqués" par ses pairs - ce qui est inhérent au débat scientifique - notre association n’aurait peut-être pas vu le jour. Mais le travail magnifique de Jean Carmignac et de ceux qui partageaient ses conclusions, en particulier le travail d’un autre chercheur, Claude Tresmontant, ont été traités avec une telle virulence, un tel mépris, qu’il a paru nécessaire à beaucoup de s’opposer à l’entreprise d’ensevelissement que résumait si bien un de ces ténors des "théories à la mode" en vouant les hypothèses de Jean Carmignac à "dormir dans le cimetière des hypothèses mortes", ajoutant : "J’aurais du moins jeté par avance quelques pelletées de terre sur leur tombe" ! Cependant, il n’est pas nécessaire de s’attarder davantage sur cette page sombre et qui s’efface déjà, car - et c’est le plus important - des recherches scientifiques de plus en plus nombreuses et de tous ordres, peu à peu voient le jour, qui appuient les conclusions de ces grands précurseurs remettant le plus souvent en cause les lourdes constructions imaginaires des "théories à la mode", parce qu’ils s’intéressent aux faits, aux données objectives, à ce qui s’est passé réellement.. Recherches et trouvailles qui sont souvent peu ou mal transmises à nos contemporains à cause des habitudes prises, des carrières en cours, des modes, et aussi, il faut bien le reconnaître, de la mauvaise volonté d’une majorité de médias à diffuser ce qui conforte la foi des chrétiens et pourrait attirer l’attention des incroyants...Mais quand une hypothèse touche en totalité, ou par une de ses facettes, à la vérité, celle-ci finit toujours par sortir des "containements" les plus épais : ainsi les Ecritures des tous premiers chrétiens sont reconnues, par un nombre croissant de savants, en particulier de savants juifs, avoir été écrites en hébreu ; et tel grand spécialiste de Flavius Josèphe conclut que "l’Evangile de Jean est très proche de la réalité historique", etc. L’ambition, la mission que s’est donnée notre association, c’est de faire entendre ces voix, celle de Carmignac et celles des chercheurs qui, suivant en cela son esprit scientifique, fait de rigoureuse réflexion et honnêteté intellectuelle, voient leurs travaux pourtant capables de conforter la foi des chrétiens et d’attirer l’attention des incroyants, être le plus souvent occultés. -Pourquoi adhérer à l’association -*Parce que défendre l’historicité des Évangiles - c’est à dire montrer qu’ils rapportent fidèlement un ensemble de faits qui se sont réellement passés - provoque encore des difficultés (silence organisé, obstacles divers, voire des étiquettes injurieuses collées à de grands savants...). Et que nous avons aussi un devoir d’intelligence dans notre témoignage. -* Parce qu’à travers son bulletin trimestriel et sa conférence annuelle lors de l’assemblée générale, on peut retrouver des extraits du travail de l’abbé Carmignac et prendre connaissance également des recherches récentes qui confortent en profondeur l’historicité des Évangiles. -* Parce qu’on peut ainsi s’informer d’une partie de la quantité impressionnante de découvertes archéologiques, historiques, philologiques, papyrologiques..., et des études exégétiques qui sortent dans le monde, concernant les Evangiles ou autres textes canoniques, ceci dans un langage clair, de façon résumée mais tout à fait documentée. -* Parce qu’on peut y trouver, proposées sous la plume de grands hellénistes ou hébraïsants, des explications de certains passages obscurs des Evangiles, ou avoir connaissance des argumentations - avec leurs points faibles - qui mettent en cause parfois avec légèreté parfois avec une érudition capable de déconcerter, l’ authenticité de ce dont les textes témoignent. -* Parce que l’association offre la possibilité d’entrer en contact et dialogue avec d’autres lecteurs, professeurs, savants, qui défendent et font ressortir la réalité et la véracité de l’ensemble de la Révélation. Et pour conclure, laissons la parole à Joseph Ratzinger quand il fut nommé évêque : "Coopérateur de la Vérité : j’ai choisi cette parole de la troisième lettre de Saint Jean comme devise épiscopale, parce que, dans le monde actuel, la question de la vérité a presque disparu, et que, sans elle, tout disparaît."



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