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	<title>Association Jean Carmignac</title>
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	<description>&#201;vangiles, historicit&#233;, ex&#233;g&#232;se, Carmignac, Tresmontant, arch&#233;ologie, Q&#251;mran</description>
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		<title>Le S&#233;natus-Consulte de l'an 35, Porphyre et la relation de Pilate</title>
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		<dc:date>2017-11-20T09:27:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ilaria Ramelli&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Historicite-des-Evangiles-" rel="directory"&gt;Historicit&#233; des &#201;vangiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous nous effor&#231;ons normalement de ne publier qu'un seul article d'un m&#234;me auteur dans le m&#234;me num&#233;ro. Le Professeur Ramelli vient pourtant de faire une telle d&#233;couverte chez Porphyre que nous ne voulons pas priver nos lecteurs d'un article qu'elle a refait expr&#232;s pour notre association, parall&#232;lement au compte-rendu officiel publi&#233; dans la revue internationale Aevum (mai 2004). Les cons&#233;quences pour l'historicit&#233; des Evangiles sont impressionnantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La l&#233;gislation anti-chr&#233;tienne &#224; Rome remonte &#224; quelques ann&#233;es apr&#232;s la mort et la R&#233;surrection de J&#233;sus-Christ et est due &#224; un s&#233;natus-consulte &#8211; c'est-&#224;-dire &#224; une d&#233;cision officielle du S&#233;nat &#8211; de l'an 35 (1), m&#234;me si le pouvoir imp&#233;rial n'a pas donn&#233; suite aux accusations port&#233;es contre les Chr&#233;tiens au moins jusqu'en 62 : avant cette date, en effet, les Chr&#233;tiens n'ont jamais &#233;t&#233; condamn&#233;s en tant que tels par aucune autorit&#233; romaine. La nouvelle de l'existence du Christianisme est arriv&#233;e &#224; Rome au moins en 35 (2), quand Tib&#232;re, empereur de 14 &#224; 37 ap. J.-C., entendit parler du Christ et des Chr&#233;tiens et proposa au S&#233;nat &#8211; &#224; qui revenait de d&#233;cider, &#224; l'&#233;poque des Julio-Claudiens, s'il fallait accueillir de nouvelles divinit&#233;s &#8211; de reconna&#238;tre l&#233;galement le Christianisme. Le S&#233;nat refusa et proclama celui-ci superstitio illicita, de telle fa&#231;on que ses membres &#224; partir de ce moment furent passibles de mort ; Tib&#232;re cependant mit son v&#233;to aux accusations anti-chr&#233;tiennes, qui n'eurent pas cours avant N&#233;ron. Tertullien l'atteste autour de l'an 200 dans Apol. 5, 2, un passage consid&#233;r&#233; comme historique par Madame Sordi et par Fabbrini et &#171; apolog&#233;tique &#187; par d'autres. Mais Tertullien, d'apr&#232;s qui seuls les mauvais empereurs pers&#233;cutaient le Christianisme, n'aurait pas eu int&#233;r&#234;t &#224; inventer une telle condamnation par le S&#233;nat qui aurait d'ailleurs pu &#234;tre d&#233;mentie par ses destinataires (les Romani imperii antistites &#8211; les chefs de l'empire romain - qui pouvaient consulter les actes de l'&#233;poque de Tib&#232;re). D'ailleurs cette information de Tertullien correspond parfaitement &#224; la ligne politique de Tib&#232;re qui agissait consiliis et astu selon l'historien Tacite, Annales VI 32, et non par la force : pour pacifier la Palestine, il voulait reconna&#238;tre la nouvelle secte - juda&#239;que, messianique mais pas anti-romaine - d&#233;j&#224; largement r&#233;pandue en Jud&#233;e, en soustrayant au Sin&#232;dre toute juridiction sur elle, comme il avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fait pour les Samaritains. En effet, apr&#232;s le refus du S&#233;nat, Tib&#232;re envoya en Orient, avec tout pouvoir d'action, son l&#233;gat Lucius Vitellius, qui en 36-37 d&#233;posa Ca&#239;phe , le grand pr&#234;tre qui pr&#233;sidait le Sin&#232;dre quand J&#233;sus fut condamn&#233; &#224; mort, et renvoya Pilate &#224; Rome, comme l'attestent l'historien Juif d'&#233;poque flavienne Flavius-Jos&#232;phe (Ant. Iud. XVIII 89-90 ; 122) et des sources orientales ind&#233;pendantes de Tertullien (3) : ce sont justement les commentarii de L. Vitellius, cit&#233;s par Tertullien dans De anima, 46, qui &#233;taient probablement la source de la nouvelle donn&#233;e par Tertullien, qu'il connaissait aussi gr&#226;ce &#224; l'apologie du s&#233;nateur Apollonius, martyr chr&#233;tien en 183-185.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'historicit&#233; de cette nouvelle de Tertullien, reprise ensuite par divers auteurs chr&#233;tiens latins, grecs et orientaux, est confirm&#233;e aujourd'hui, je crois, par un fragment du n&#233;oplatonicien Porphyre de Tyr (233-300 environ) ins&#233;r&#233; dans l'Apocriticus de l'auteur chr&#233;tien Macaire de Magn&#233;sie Livre II chapitre 14 (extrait inclus par von Harnack comme fragment 64 dans son recueil de fragments de l'Adversus Christianos de Porphyre). Ce passage remonte aux ann&#233;es soixante du troisi&#232;me si&#232;cle et a &#233;t&#233; soumis r&#233;cemment par moi &#224; l'attention des sp&#233;cialistes. Dans celui-ci Porphyre se r&#233;f&#232;re certainement &#224; l'&#233;poque du r&#232;gne de Tib&#232;re, peu de temps apr&#232;s le R&#233;surrection qui eut lieu en 30 ap. J.-C., et il affirme que J&#233;sus, une fois ressuscit&#233;, n'aurait pas d&#251; appara&#238;tre &#224; d'obscures personnes &#8211; une critique qui se trouve d&#233;j&#224; chez Celse, le pol&#233;miste n&#233;oplatonicien et antichr&#233;tien, auteur du Discours V&#233;ritable vers la fin des ann&#233;es 70 du deuxi&#232;me si&#232;cle (fragment conserv&#233; par Orig&#232;ne Contre Celse II 59) et &#224; laquelle r&#233;pondait Tertullien autour de 200 ap. J.-C. dans Apol. 21, 22 -, mais au contraire &#224; des personnages d'importance et dignes de foi, contemporains de l'&#233;v&#233;nement : &#171; Pourquoi J&#233;sus, apr&#232;s la passion, selon votre r&#233;cit, et la r&#233;surrection, n'apparut-il pas &#224; Pilate qui l'avait puni, et qui disait pourtant qu'il n'avait rien commis qui soit passible de mort, ou &#224; H&#233;rode, le roi des Juifs, ou au grand pr&#234;tre de la &#171; fratrie &#187; juive, ou &#224; beaucoup d'hommes contemporains et dignes de foi, et surtout au S&#233;nat et au peuple de Rome, afin que ceux-ci, stup&#233;faits de ses prodiges, ne puissent, d'un commun accord, &#233;mettre une sentence de mort, sous accusation d'impi&#233;t&#233;, contre ceux qui lui &#233;taient ob&#233;issants ? &#187; : nous voyons d&#233;j&#224; ici que Porphyre se r&#233;f&#232;re &#233;videmment au S&#233;nat en charge &#224; l'&#233;poque de la R&#233;surrection qui aurait &#233;mis une sentence de mort contre les premiers Chr&#233;tiens. Porphyre poursuit : &#171; Mais il apparut &#224; Marie-Madeleine, une femme du peuple [&#8230;] qui avait &#233;t&#233; poss&#233;d&#233;e par sept d&#233;mons, et avec elle &#224; une autre Marie, compl&#232;tement inconnue, elle aussi femme du commun, et &#224; quelques autres personnes d&#233;pourvues de toute notori&#233;t&#233;. [&#8230;] En fait s'il s'&#233;tait r&#233;v&#233;l&#233; &#224; des hommes d'importance, par leur interm&#233;diaire tout le monde aurait cru et aucun juge ne les aurait punis comme inventeurs de r&#233;cits absurdes. En fait il ne pla&#238;t certainement pas &#224; Dieu, et pas davantage &#224; un homme sens&#233;, que beaucoup soient expos&#233;s par sa faute &#224; des peines de la pire esp&#232;ce &#187;. La d&#233;cision unanime du S&#233;nat romain qui, selon Porphyre, accusait d'impi&#233;t&#233; et condamnait &#224; mort les Chr&#233;tiens, peu de temps apr&#232;s l'ann&#233;e 30, est le s&#233;natus-consulte de l'&#233;poque de Tib&#232;re dont parle Tertullien, dans le passage auquel je me r&#233;f&#233;rais plus haut et qu'il est bon de rapporter ici : &#171; Tib&#232;re donc, &#224; l'&#233;poque o&#249; le nom de chr&#233;tien entra dans le monde, quand il lui fut annonc&#233; de la Syrie-Palestine les faits ayant r&#233;v&#233;l&#233; l&#224;-bas la v&#233;rit&#233; de la divinit&#233; [du Christ], fit une proposition devant le S&#233;nat, en &#233;mettant le premier un vote favorable. Le S&#233;nat, comme il n'avait pas eu personnellement de preuves, repoussa la proposition. C&#233;sar [ici Tib&#232;re] ne changea pas d'avis, prescrivant la peine de mort aux accusateurs des Chr&#233;tiens. Consultez vos annales : vous trouverez que ce fut N&#233;ron le premier &#224; s&#233;vir contre ce groupe religieux, qui fleurissait alors grandement &#224; Rome, en se servant du pouvoir imp&#233;rial de condamner. &#187; (4) Et Porphyre ne peut certes pas &#234;tre soup&#231;onn&#233; d'intentions apolog&#233;tiques comme Tertullien. &lt;br class='autobr' /&gt;
La condamnation des Chr&#233;tiens comme inventeurs d'histoires sans fondements concorde avec la probatio manqu&#233;e du S&#233;nat et son refus de la proposition de Tib&#232;re, qui rendit le Christianisme superstitio illicita dont les adeptes &#233;taient passibles de mort pour impi&#233;t&#233; (as&#233;beia). C'est de ce m&#234;me crime que les chr&#233;tiens sont accus&#233;s aussi dans l'Edit de Nazareth, du r&#232;gne de N&#233;ron (datant probablement de 62) : Ils auraient subi &#171; un proc&#232;s de diis [as&#233;beia] pour culte rendu aux hommes &#187;. Un &#233;cho de cet &#233;dit, qui formellement condamne les voleurs de cadavres (ce que les Chr&#233;tiens &#233;taient accus&#233;s d'&#234;tre : Mt 28, 2), se trouve dans les &#233;pisodes de violation de s&#233;pultures et de &#171; r&#233;surrection &#187; chez les romanciers Chariton d'Aphrodisias et P&#233;trone, contemporains de l'&#233;dit (P&#233;trone a &#233;crit le Satyricon au d&#233;but des ann&#233;es 60 du Ier si&#232;cle ; Chariton a &#233;crit son roman grec Les Aventures de Chaereas et Callirrho&#233; probablement &#224; la m&#234;me p&#233;riode, m&#234;me si une date l&#233;g&#232;rement plus tardive n'est pas exclue). Eh bien ! la base juridique pour le proc&#232;s pour impi&#233;t&#233; dont parle l'Edit de Nazareth &#233;tait le s&#233;natus-consulte de 35 (ap. J.-C.)&lt;br class='autobr' /&gt; Mais comment Tib&#232;re avait-il entendu parler des Chr&#233;tiens de Jud&#233;e ? Probablement ce fut Pilate qui lui envoya un rapport. L'arriv&#233;e de celui-ci &#224; Rome est dat&#233;e pr&#233;cis&#233;ment &#224; l'an 35, et sur la base de ce t&#233;moignage l'empereur pr&#233;senta sa proposition. Aussi bien le chr&#233;tien platonicien Justin Martyr, actif &#224; Rome autour de la moiti&#233; du second si&#232;cle, Premi&#232;re Apologie 35 et 48, que Tertullien lui-m&#234;me, Apologie 5, 2 et 21, 24, connaissent ce rapport de Pilate. Il ne faut pas confondre celui-ci avec la version interpol&#233;e qui nous est parvenue ni avec le faux r&#233;cit que l'empereur Maximin Daia a fait composer au d&#233;but du quatri&#232;me si&#232;cle pour discr&#233;diter les Chr&#233;tiens, lesquels r&#233;pondirent avec la r&#233;daction des Actes de Pilate apocryphes. Il est bien connu que la tradition chr&#233;tienne des deux premiers si&#232;cles a une opinion positive de Pilate, tandis qu'&#224; partir du III&#232;me&#8211;IV&#232;me si&#232;cle celui-ci commence &#224; &#234;tre vu n&#233;gativement : C'est l'historien de l'Eglise Eus&#232;be de C&#233;sar&#233;e (224-340) qui, le premier, &#224; l'&#233;poque de Constantin, le fait mourir suicidaire sous Caligula, in Histoire Eccl&#233;siastique II, 7, une information qu'il dit venir de chroniqueurs grecs des Olympiades, mais qui est ignor&#233;e de l'ex&#233;g&#232;te et th&#233;ologien chr&#233;tien Orig&#232;ne d'Alexandrie (185-254), dans son &#339;uvre pol&#233;mique Contra Celsum, II 34. Pour Tertullien (Apologie 21), Pilate &#233;tait carr&#233;ment iam pro sua conscientia Christianus, [d&#233;j&#224; Chr&#233;tien dans sa conviction intime] et aurait communiqu&#233; &#224; Tib&#232;re la mort de J&#233;sus : ea omnia super Christo [...] Caesari tum Tiberio nuntiavit [tout cela au sujet du Christ [&#8230;] il l'annon&#231;a alors &#224; C&#233;sar], et il en est de m&#234;me dans les Acta Pilati de l'Evangelium Nicodemi, [Actes de Pilate de l'&#233;vangile de Nicod&#232;me], dont le &#171; noyau &#187; original remonte au II&#232;me si&#232;cle, o&#249; Pilate est favorable &#224; J&#233;sus. Ce qui corrobore la tradition selon laquelle Pilate, sous l'influence de sa femme, se serait converti apr&#232;s la mort et la R&#233;surrection de J&#233;sus. (Cf. Tertullien, Justin, apocryphes). D'apr&#232;s ce que dit Justin, Pilate dans son rapport &#224; Rome parlait aussi bien des miracles que de la r&#233;surrection de J&#233;sus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me semble extr&#234;mement important d'insister sur le fait que l'information de Porphyre provient d'une source non-chr&#233;tienne, qui ne peut par cons&#233;quent pas &#234;tre soup&#231;onn&#233;e de tendances apolog&#233;tiques, pas plus que deux des sources non-chr&#233;tiennes les plus anciennes sur J&#233;sus, sur sa mort, sa r&#233;surrection et ses premiers disciples : le c&#233;l&#232;bre Testiimonium Flavianum de l'historien juif Flavius-Jos&#232;phe, cit&#233; plus haut, qui rappelle J&#233;sus comme &#8220;homme sage&#8221; (soph&#242;s an&#233;r), appel&#233; le Christ, auteur de miracles, mis &#224; mort par les chefs juifs, que ses disciples continuent &#224; aimer ressuscit&#233;&#8230;, et d'autre part la lettre syriaque du sto&#239;cien Mara bar S&#233;rapion qui, apr&#232;s 70, rappelle le &#171; roi sage &#187; (mlk' hkm') des juifs par eux mis &#224; mort mais encore vivant &#171; gr&#226;ce aux lois nouvelles promulgu&#233;es par lui &#187;. (5)&lt;br class='autobr' /&gt; Le S&#233;nat, en d&#233;clarant le Christianisme superstitio illicita, a fourni la base juridique des pers&#233;cutions, &#224; partir de N&#233;ron qui le premier leur a donn&#233; cours et qui pour cette raison est appel&#233; par Tertullien dans l'Apologeticum le dedicator damnationis nostrae (auteur de notre condamnation judiciaire) : d'o&#249; l'expression institutum Neronianum (disposition institu&#233;e par N&#233;ron) dont parle Tertullien dans Ad nationes I 13-14. C'est seulement avec le tournant de 62, quand, entre autres, la r&#233;pudiation d'Octavie, fille de l'empereur Claude &#233;pous&#233;e par N&#233;ron en 52, fut suivie des noces de l'empereur avec Popp&#233;e Sabine que commenc&#232;rent les hostilit&#233;s contre les Chr&#233;tiens : avant cette date N&#233;ron, encore sous l'influence de S&#233;n&#232;que, avait continu&#233; la politique de ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Bien plus, en 57 il avait fait juger et absoudre une certaine Pomponia Graecina par un tribunal domestique pr&#233;sid&#233; par son mari, l'homme consulaire Aulus Plautius, selon une ancienne proc&#233;dure. Or la superstitio externa (le culte religieux &#233;tranger) dont &#233;tait accus&#233;e cette femme, &#233;tait selon toute probabilit&#233; le Christianisme : sa conduite de vie aust&#232;re prenait pour excuse le deuil d&#251; &#224; la mort de son amie Iulia Drusi, survenue justement en 42, l'ann&#233;e de la premi&#232;re venue de saint Pierre &#224; Rome. Ce n'est pas tout, car pendant la premi&#232;re partie du r&#232;gne de N&#233;ron, saint Paul qui avait fait appel &#224; celui-ci et qui fut jug&#233; par lui ou par son pr&#233;cepteur le philosophe n&#233;o-sto&#239;cien S&#233;n&#232;que (&#8224; 65 ap. J.-C.) &#224; moins que ce ne soit par le pr&#233;fet du pr&#233;toire Afranius Burrus (&#8224; 63 ap. J.-C.), fut acquitt&#233;. Il jouit, en attendant son proc&#232;s, d'une garde militaire tr&#232;s bienveillante et, comme l'attestent les derniers mots des Actes des Ap&#244;tres, il eut pleine libert&#233; pour pr&#234;cher l'Evangile et put r&#233;pandre le Christianisme dans le Pr&#233;toire &#8211; qui en 54 avait proclam&#233; N&#233;ron empereur et &#233;tait pr&#233;sid&#233; pr&#233;cis&#233;ment par Burrus &#8211; et dans la domus Caesaris (Philippiens 1, 13 ; 4, 22). Le proc&#232;s de l'ap&#244;tre, qui eut lieu en 58 si nous prenons pour base la chronologie dont nous parlions ci-dessus, est &#224; peu pr&#232;s contemporain de celui de Pomponia. Et l'issue en fut tout autant favorable : la condamnation faite par le S&#233;nat n'eut pas de suites avant 62 parce que l'empereur Tib&#232;re, exer&#231;ant son pouvoir imp&#233;rial (le veto qu'il avait le droit d'opposer de par la tribunicia potestas dont il &#233;tait investi en tant qu'empereur) contre celui du S&#233;nat, l'avait rendu inop&#233;rante, comme l'atteste Tertullien, et ce fut seulement N&#233;ron qui la rendit effective, en d&#233;clenchant les pers&#233;cutions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La cr&#233;dibilit&#233; de l'Incarnation racont&#233;e par les Evangiles et celle de l'existence historique de J&#233;sus</title>
		<link>https://www.abbe-carmignac.org/?La-credibilite-de-l-Incarnation</link>
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		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Marta Sordi&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Historicite-des-Evangiles-" rel="directory"&gt;Historicit&#233; des &#201;vangiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marta Sordi est Professeur &#233;m&#233;rite d'Histoire grecque et romaine de l'une des plus prestigieuses Universit&#233;s d'Italie : &#171; La Cattolica &#187; de Milan, o&#249; elle a par ailleurs eu pendant de nombreuses ann&#233;es la charge de Directeur de l'Institut d'Histoire Antique. Elle est membre de l'Institut d'Etudes Etrusques et correspondante de l'Acad&#233;mie Pontificale d'Arch&#233;ologie et fait partie du comit&#233; de r&#233;daction de revues publi&#233;es tant en Italie qu'ailleurs dans le monde. Elle a bien voulu nous communiquer l'article suivant paru dans la revue Il Timone.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'existence historique du Christ ne peut &#234;tre mise en doute par personne : Il a v&#233;cu &#224; une des &#233;poques les mieux connues de l'histoire romaine, entre le r&#232;gne d'Auguste et celui de Tib&#232;re, &#224; une &#233;poque pleine de sens critique, o&#249; m&#234;me dans une province comme la Jud&#233;e et m&#234;me chez des personnes simples et d&#233;munies d'une culture raffin&#233;e, la r&#233;action au miracle n'allait pas du tout de soi, comme le r&#233;v&#232;lent la premi&#232;re r&#233;action de Marthe &#224; l'ordre de J&#233;sus de retirer la pierre qui fermait la tombe de Lazare, ou celle des Ap&#244;tres &#224; l'annonce, apport&#233;e par les femmes, de la R&#233;surrection. Pr&#233;tendre d&#233;mythiser les Evangiles, comme si nous nous trouvions devant des l&#233;gendes d'&#233;poques primitives, est le r&#233;sultat d'un pr&#233;jug&#233;, qui confond le &#171; prouvable &#187;, dans le sens de ce &#224; quoi on peut apporter des preuves, qui est l'objet de l'histoire, avec le &#171; vraisemblable &#187;, qui d&#233;pend de l'opinion courante. Et que les auteurs des Evangiles canoniques aient eu l'intention de faire &#339;uvre historique et non de raconter des fables, en se tenant, selon la m&#233;thode de l'historiographie antique, au r&#233;cit de t&#233;moins oculaires bien inform&#233;s des &#233;v&#233;nements, voil&#224; qui nous est r&#233;v&#233;l&#233; non seulement par l'&#233;lection de Matthias, choisi pour remplacer Judas parmi ceux qui avaient &#233;t&#233; avec J&#233;sus &#171; depuis le bapt&#234;me de Jean jusqu'au jour o&#249; Il est mont&#233; au ciel &#187; (Actes des Ap&#244;tres I, 21 et suivants), mais aussi par l'insistance sur le concept de t&#233;moignage (martys, martyrion, martyria) et par l'usage d'une terminologie caract&#233;ristique du milieu judiciaire et historiographique dans les Synoptiques et chez Jean et enfin par le prologue lui-m&#234;me de Luc, l'unique grec parmi les Evang&#233;listes, qui, en d&#233;diant son Evangile &#224; un chevalier romain, l'egregius (kratistos) Th&#233;ophile, &#233;nonce la m&#233;thode de l'historiographie scientifique grecque : (Luc I, 1/4) &#171; Puisque beaucoup ont pris l'initiative de raconter les &#233;v&#233;nements (pr&#225;gmata), qui se sont accomplis parmi nous, comme les ont transmis ceux qui ont &#233;t&#233; depuis le d&#233;but t&#233;moins oculaires (aut&#243;pta) et serviteurs de la Parole, j'ai d&#233;cid&#233; moi aussi, apr&#232;s avoir tout suivi attentivement avec un sens critique (akribos), de t'&#233;crire avec ordre (kathex&#233;s), sur ces sujets, pour que tu saches la s&#251;ret&#233; (asphaleia) des propos qui t'ont &#233;t&#233; enseign&#233;s de vive voix (kathechetes) &#187; : Il y a l&#224; l'autopsie, fondamentale &#224; partir d'H&#233;rodote, du compte-rendu historique et de l'exercice de la critique (akribeia) dont Thucydide a fait la th&#233;orie, qui donne la certitude historique (asphaleia) &#224; l'enseignement oral.&lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'exhortation finale de J&#233;sus aux Ap&#244;tres, l&#224; o&#249; Matthieu (28, 19) dit &#171; Enseignez tous les peuples &#187; et Marc (16,15) &#171; Annoncez (keryxate) l'Evangile &#224; toute la cr&#233;ation &#187;, Luc (24, 48) dit : &#171; Vous me serez t&#233;moins (martyres) &#187; : entre le &#171; kerygma &#187;, l'annonce de l'Evangile, et le &#171; t&#233;moignage &#187;, caract&#233;ristique de l'histoire, il y a donc identit&#233; : le kerygme n'exclut pas l'adh&#233;rence &#224; la r&#233;alit&#233; historique des &#233;v&#233;nements (pragmata), objet de l'enseignement et de l'annonce, qui prend d&#232;s le d&#233;but la forme typique de l'histoire, celle d'un r&#233;cit o&#249; l'exigence de fiabilit&#233; est fondamentale. La r&#233;daction du canon d&#232;s le II&#232;me si&#232;cle, le refus des apocryphes, souvent h&#233;r&#233;tiques, toujours imaginaires, r&#233;v&#232;lent la pr&#233;occupation de l'Eglise primitive de s'en tenir &#224; la tradition apostolique, l'unique qui, d&#233;pendant de t&#233;moins oculaires s&#251;rs de la r&#233;alit&#233; des faits racont&#233;s, donne la garantie de l'authenticit&#233; et de la cr&#233;dibilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Christianisme est une religion fond&#233;e sur un Ev&#233;nement historique (Incarnation, Passion, Mort et R&#233;surrection du Christ) et il est par cons&#233;quent tout &#224; fait compr&#233;hensible que la cat&#233;ch&#232;se orale se soit appuy&#233;e sur le r&#233;cit historique. Et il en a &#233;t&#233; de m&#234;me, tr&#232;s vite ( Papias de Hi&#233;rapolis et Cl&#233;ment d'Alexandrie parlaient de 42 ap. J.-C. pour l'Evangile de Marc), pour la r&#233;daction &#233;crite : sur demande &#8211; disait Cl&#233;ment &#8211; des chevaliers et des C&#233;sariens qui &#224; Rome avaient adopt&#233;, &#224; l'&#233;poque de l'empereur Claude, la pr&#233;dication de Pierre. Romains et Grecs &#233;taient habitu&#233;s &#224; la lecture et il est naturel qu'ils aient demand&#233; de pouvoir lire par &#233;crit ce qu'ils avaient entendu.&lt;br class='autobr' /&gt; Si les sources chr&#233;tiennes sont, comme il est naturel, les plus importantes pour la personne historique du Christ, des sources importantes juives et pa&#239;ennes ne manquent pas non plus, d&#233;j&#224; au Ier si&#232;cle : Flavius Jos&#232;phe parlait certainement de J&#233;sus quand, dans les Antiquit&#233;s Juda&#239;ques XX, 9, 1 et sqq il rappelait le meurtre - d&#251; au grand pr&#234;tre Ananos - de Jacques le Mineur, &#171; fr&#232;re de J&#233;sus appel&#233; le Christ &#187; en 62. L'authenticit&#233; assur&#233;e de ce passage fait supposer que Flavius Jos&#232;phe avait d&#233;j&#224; parl&#233; de J&#233;sus auparavant et a amen&#233; de nombreuses personnes &#224; reprendre en consid&#233;ration le si discut&#233; testimonium flavianum (Antiquit&#233;s Juda&#239;ques XVIII, 3,3), o&#249; il est question de la crucifixion - sur l'instigation des chefs juifs et accomplie par Pilate - de J&#233;sus &#171; homme sage, si on doit l'appeler un homme, faiseur de miracles, ma&#238;tre de beaucoup, de Juifs et de Grecs qui en ont accueilli l'enseignement &#187; ; de son apparition &#171; &#224; ceux qui l'avaient aim&#233; d'abord, le troisi&#232;me jour apr&#232;s sa mort &#187; ; des Chr&#233;tiens qui prennent leur nom de lui. Aujourd'hui, si on &#233;limine les interpolations dues probablement &#224; l'insertion dans le texte de gloses marginales d'origine chr&#233;tienne (telle pourrait &#234;tre l'affirmation &#171; Il &#233;tait le Christ &#187;) on tend &#224; affirmer l'authenticit&#233; du t&#233;moignage de Jos&#232;phe.&lt;br class='autobr' /&gt; C'&#233;tait bien un pa&#239;en au contraire que Mara Bar-Serapion, sto&#239;cien syriaque qui, &#233;crivant &#224; son fils, imm&#233;diatement apr&#232;s la destruction de J&#233;rusalem, en 73 ap. J.-C. semble-t-il, voyait dans cette destruction la punition divine pour &#171; le sage roi &#187; des juifs ex&#233;cut&#233; par eux.&lt;br class='autobr' /&gt; Et Tacite &#233;tait bien pa&#239;en aussi, lui qui parlant de l'incendie n&#233;ronien de 64 et de la pers&#233;cution des Chr&#233;tiens (Ann. XV, 44, 5) disait que leur nom venait de Christ &#171; qui avait &#233;t&#233; mis &#224; mort par le procurateur Ponce Pilate, sous le r&#232;gne de Tib&#232;re &#187;. Tacite &#233;crit au d&#233;but du II&#232;me si&#232;cle, mais sa source pour ce passage est, probablement, Pline l'ancien, mort en 79. L'information semble pr&#233;supposer la connaissance du rapport de Pilate &#224; Tib&#232;re : au II&#232;me si&#232;cle Justin Martyr et Tertullien parlent d'un tel rapport. &lt;br class='autobr' /&gt; Des &#233;tudes r&#233;centes r&#233;v&#232;lent que le Christianisme &#233;tait bien connu, &#224; Rome, au Ier si&#232;cle : des parodies de sc&#232;nes &#233;vang&#233;liques se trouvent dans le Satiricon de P&#233;trone et des allusions pleines de sympathie sont faites au contraire dans les &#233;crits sto&#239;ques de l'opposition &#224; N&#233;ron. Contrairement &#224; ce qui &#233;tait affirm&#233; dans le pass&#233;, il semble que les Romains se soient aper&#231;us assez t&#244;t du fait Chr&#233;tien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Saint Luc a-t-il peint un portrait de la Vierge ?</title>
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		<description>&lt;p&gt;Marie Christine Ceruti&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Historicite-des-Evangiles-" rel="directory"&gt;Historicit&#233; des &#201;vangiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est de bon ton aujourd'hui de rejeter cette tradition d'un revers de main en all&#233;guant que cette &#171; l&#233;gende &#187; a pour origine la description de la M&#232;re de Dieu plus amplement d&#233;peinte dans les &#233;crits de cet Evang&#233;liste que chez les autres. N'est-ce pas un peu simplet comme objection ? Et celle-ci n'est-elle pas fond&#233;e secr&#232;tement sur la peur de para&#238;tre na&#239;f aux yeux de ceux qui se pr&#233;tendent rationalistes, cette peur qui empoisonne toute l'ex&#233;g&#232;se moderne et qui est &#224; la fois paradoxalement une forme d'orgueil et de faiblesse ? &lt;br class='autobr' /&gt; M&#234;me dans l'histoire la plus profane, un fait transmis uniquement par voie orale n'est pas n&#233;cessairement faux et les exemples sont nombreux d'&#233;v&#233;nements &#171; connus &#187; uniquement par ce moyen qui par la suite ont &#233;t&#233; ratifi&#233;s gr&#226;ce &#224; la d&#233;couverte de manuscrits ou d'une pi&#232;ce arch&#233;ologique. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le cas qui nous int&#233;resse, le plus ancien t&#233;moignage &#233;crit (et il en existe d'autres), rapportant que saint Luc a peint les traits physiques de Notre Dame, remonte &#224; 520 environ, ce qui n'est pas si mal si l'on songe que la plupart des documents des auteurs latins que nous poss&#233;dons aujourd'hui remontent au neuvi&#232;me, dixi&#232;me ou onzi&#232;me si&#232;cle. Il s'agit du t&#233;moignage de Theodorus Lector, lecteur &#224; Sainte Sophie de Constantinople qui &#233;crit : &#171; Eudoxie envoya &#224; Pulch&#233;rie, de J&#233;rusalem, l'image de la m&#232;re de Dieu qu'a peinte l'&#233;vang&#233;liste Luc &#187; (Theodorus Lector, Historia Ecclesiastica, 1,5 &#8211; in Patrologia Graeca : LXXXV, 165). Eudoxie &#233;tait la femme de l'empereur r&#233;gnant d'Orient Th&#233;odose II (401-450) et Pulch&#233;rie, la s&#339;ur de ce m&#234;me empereur. La premi&#232;re s'&#233;tait rendue en Terre Sainte pour accomplir un v&#339;u et puisqu'il est connu par ailleurs qu'elle &#233;tait de retour &#224; Constantinople en 439, le mot &#171; envoya &#187; implique que l'image arriva &#224; Constantinople avant cette date. Sainte Pulch&#233;rie avait fait construire trois &#233;glises &#224; Constantinople et dans la plus importante, celle des Hodig&#242;i, elle fit installer avec honneur le portrait envoy&#233; par sa belle s&#339;ur et appel&#233; d&#232;s lors Hodig&#236;tria. Margherita Guarducci - dans son livre Il Primato della Chiesa di Roma, Rusconi 1991 - explique que d'autres sources nous informent que cette image &#233;tait peinte &#224; l'encaustique sur une grande et lourde planche de bois et qu'il y a lieu de penser qu'il s'agissait d'une de ces imagines clipeatae, si appr&#233;ci&#233;es &#224; l'&#233;poque imp&#233;riale, qui consistaient en une pi&#232;ce de bois ronde portant la t&#234;te seule, peinte plus grande que nature. Il semble ajoute-t-elle qu'&#224; Constantinople elle ait &#233;t&#233; &#171; compl&#233;t&#233;e &#187; par des artistes locaux qui auraient ins&#233;r&#233; ce visage dans un tableau plus important comprenant aussi l'enfant J&#233;sus. V&#233;n&#233;r&#233;e avec une intense d&#233;votion par des foules venues m&#234;me de Russie, d'Egypte ou de la P&#233;ninsule Ib&#233;rique, elle fut jusqu'en 1453 protagoniste de rites particuliers et couverte d'honneurs. A cette date les Turcs, ayant pris Constantinople, la bris&#232;rent &#224; coups de hache et la jet&#232;rent dans les eaux du Bosphore. Heureusement diverses copies en avaient &#233;t&#233; faites. L'une d'elle &#171; La Vierge de la Passion &#187; &#339;uvre de l'artiste Gr&#233;goire est v&#233;n&#233;r&#233;e &#224; Moscou et a &#233;t&#233; l'objet de miracles, mais la plus c&#233;l&#232;bre au monde est l'image connue sous le nom de &#171; Notre dame du Perp&#233;tuel Secours &#187; aujourd'hui &#224; l'&#233;glise Saint Alphonse &#224; Rome o&#249; elle est arriv&#233;e &#224; la suite d'un nombre extraordinaire de prodiges, cause et cons&#233;quence de miracles exceptionnels que nous rapporte l'abb&#233; Nicolas Pinaud dans le num&#233;ro 41 du Sel de la Terre. (Voir la photographie de cette &#233;glise en petit en haut &#224; droite en encart de ce num&#233;ro). Cette copie avait &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;e par le moine saint Lazare qui eut les mains br&#251;l&#233;es par ordre de l'empereur iconoclaste Th&#233;ophile (empereur de 829 &#224; 842) pour avoir peint cette image de la m&#232;re de J&#233;sus. Rappelons seulement que Bernadette de Lourdes comme s&#339;ur Lucie de Fatima ont toutes deux affirm&#233; que c'est &#224; ce visage que la Vierge ressemblait le plus. &lt;br class='autobr' /&gt; Mais la plus ancienne copie et sans doute la plus proche de l'original a &#233;t&#233; d&#233;couverte &#224; l'&#233;glise de Sainte Fran&#231;oise Romaine sur le Forum par Pico Cellini en 1950. (Voir en encart l'image plac&#233;e &#224; droite.) Elle se trouvait sous plusieurs autres madones peintes en superposition &#224; diff&#233;rentes &#233;poques. Margherita Guarducci avec une m&#233;thode &#171; implacablement rigoureuse, et faisant appel &#224; diff&#233;rentes disciplines &#187; a &#233;tabli les faits suivants : Cette ic&#244;ne peinte &#224; l'encaustique est la copie sp&#233;culaire &#8211; comme dans un miroir - ex&#233;cut&#233;e sur empreinte directe de l'Hodig&#236;tria, ce qui est confirm&#233;, entre autres, par la position de l'enfant sur le bras droit au lieu du gauche. Elle a &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;e entre 438 et 439 &#224; Constantinople puis envoy&#233;e &#224; la fille de l'Empereur Th&#233;odose II et d'Eudoxie qui avait &#233;pous&#233; l'empereur d'Occident Valentinien III et qui r&#233;sidait avec son mari &#224; Ravenne. A l'automne 439 le couple imp&#233;rial l'apporta &#224; Rome sur le Palatin o&#249; il s&#233;journa jusqu'&#224; la fin du printemps 440. L'image y resta au moins jusqu'&#224; la moiti&#233; du V&#232;me si&#232;cle, pour &#234;tre transf&#233;r&#233;e d'abord &#224; Sainte Marie Antique puis avec une des &#171; retouches &#187; &#233;voqu&#233;es plus haut, &#224; Sainte Marie Nouvelle ensuite appel&#233;e Sainte Fran&#231;oise Romaine. &lt;br class='autobr' /&gt; Mais du tableau original, de cette Hodig&#236;tria de Constantinople ne reste-t-il vraiment plus rien, plus rien que des copies ? C'est ici que les recherches de Madame Guarducci nous apportent une r&#233;v&#233;lation qu'elle ne met pas trop en valeur car romaine au fond du c&#339;ur, elle tient &#224; ce que Rome ait la premi&#232;re place en tout. Une tradition dit-elle qui remonte au d&#233;but du XIX&#232;me si&#232;cle (Cf. N.M. Laudisio, Sinossi della diocesi di Policastro, a cura di G.G. Visconti [=Thesaurus ecclesiarum Italiae recentioris aevi, XII 3], Roma 1976) - donc pas tr&#232;s ancienne &#8211; nous apprend que le dernier empereur d'Orient Baudouin II, fuyant Constantinople en 1261, avait emport&#233; avec lui la t&#234;te de l'Hodig&#236;tria et que la famille d'Anjou, l'ayant obtenue par h&#233;ritage, avait cr&#233;&#233;, pour elle et avec elle, la grande ic&#244;ne du Sanctuaire de Montevergine pr&#232;s d'Avellino. (Nous remercions M. Angelo Calvo et son neveu M. Virginio Tropeano d'Avellino qui ont eu l'amabilit&#233; de nous en faire parvenir pour Les Nouvelles la photographie que vous trouverez en encart sur la gauche). Tout cela pourrait n'appara&#238;tre que pieuse l&#233;gende s'il n'avait pas &#233;t&#233; remarqu&#233; depuis longtemps que le bois sur lequel &#233;tait peinte la t&#234;te de la Vierge &#233;tait de nature diff&#233;rente, si sous la peinture m&#233;di&#233;vale du tableau (et ceci pour le visage seul) n'&#233;taient pas apparues des traces de peinture plus ancienne, si la peinture de Constantinople et celle d'Avellino n'avaient pas &#233;t&#233; de dimensions plus grandes que nature, si, plus important encore, le tableau de sainte Fran&#231;oise Romaine &#8211; invers&#233; comme dans un miroir &#8211; n'avait pas correspondu pratiquement au millim&#232;tre pr&#232;s &#224; celui d'Avellino, et si d'autres sources recueillies et illustr&#233;es par Madame Guarducci, mais dont elle ne donne malheureusement pas les r&#233;f&#233;rences dans Il Primato&#8230;, ne confirmaient pas que Baudouin II avait vraiment emport&#233; avec lui la t&#234;te de l'Hodig&#236;dria. La peinture m&#233;di&#233;vale qui lui est superpos&#233;e nous emp&#234;che peut-&#234;tre &#224; jamais de voir l'ic&#244;ne originale, mais Madame Guarducci consid&#233;rait cette pi&#232;ce ronde de bois comme &#233;tant bien celle du portrait envoy&#233; &#224; sa belle s&#339;ur par Eudoxie en 438. Elle repoussait cependant sans donner de raison qu'il ait pu s'agir de l'&#339;uvre de saint Luc. Le Sel de la Terre, constatant qu'un &#233;crit du Synode de J&#233;rusalem (836) sign&#233; de 1368 dignitaires, appuie cette tradition, conclut pourtant que &#171; la critique n'a aucune preuve d&#233;cisive &#187; pour la renverser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Satiricon de P&#233;trone : tradition, parodie, allusion</title>
		<link>https://www.abbe-carmignac.org/?Le-Satiricon-de-Petrone-tradition</link>
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		<dc:date>2017-11-20T08:22:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ilaria Ramelli&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Historicite-des-Evangiles-" rel="directory"&gt;Historicit&#233; des &#201;vangiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Satiricon 77,7 ;78,2 et Marc 14, 3-9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici la suite de l'article du Professeur Ramelli qui soutient, rappelons-le, la th&#232;se d'une parodie d'un passage de l'Evangile de saint Marc dans le Satiricon de P&#233;trone : th&#232;se qui aboutit &#224; une datation haute du texte &#233;vang&#233;lique. La fin de l'article sera publi&#233;e dans le num&#233;ro 22.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'autres comparaisons entre Satiricon et l'Evangile de Marc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;onglets_bloc_initial&#034;&gt;&lt;div class=&#034;onglets_contenu&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;cs_onglet&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#&#034;&gt;N&#176;19 Le Satiricon&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Christianisme et la datation de l'&#201;vangile de Marc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans le Satiricon, les recherches d'allusions au monde juda&#239;que ont re&#231;u impulsion et d&#233;veloppement, on ne peut pas en dire autant pour des r&#233;sonances et des reprises quant au christianisme : Personne jusqu'&#224; pr&#233;sent, n'a &#233;mis l'hypoth&#232;se que, relativement &#224; la culture chr&#233;tienne aussi, P&#233;trone puisse avoir d&#233;velopp&#233; des int&#233;r&#234;ts de parodie, comme cela serait possible pour la th&#233;orie de Bachtin sur la nature polyphonique du roman.&lt;br class='autobr' /&gt;
A vrai dire, Preuschen, un savant allemand, au d&#233;but du si&#232;cle dernier, avait not&#233; quelques analogies significatives, entre le passage de l'Evangile de Marc qui relate &#171; l'onction de B&#233;thanie &#187; (Mc 14, 1-9) et une sc&#232;ne du d&#238;ner de Trimalcion (Sat. 77,7 &#8211; 78,4). Le passage de l'Evangile, comme on le sait, raconte qu'une femme s'approcha de J&#233;sus, alors qu'Il participait &#224; un banquet, et lui oignit la t&#234;te avec un onguent de grand prix et que J&#233;sus Lui-m&#234;me interpr&#233;ta ce geste comme une pr&#233;figuration de l'onction fun&#232;bre de son corps qui devait avoir lieu dans peu de temps. De la m&#234;me fa&#231;on, dans le passage cit&#233; du Satiricon, Trimalcion fait porter par ses serviteurs une fiole de nard (un pr&#233;cieux onguent) dont il asperge ses commensaux et il les exhorte &#224; faire comme s'ils avaient &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; ses fun&#233;railles. D'apr&#232;s le savant allemand, la ressemblance des deux descriptions est due au fait que le texte de Marc d&#233;pend de celui de P&#233;trone. Mais cette th&#232;se tr&#232;s vite critiqu&#233;e par plusieurs philologues n&#233;otestamentaires tels que Goetz, Linder, Holtzmann, n'a jamais &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme s&#233;rieuse. Il est cependant int&#233;ressant de relever que Preuschen en &#233;tait arriv&#233; l&#224; par respect pour la th&#233;orie admise, d'une datation absolument tardive des Evangiles que l'on consid&#233;rait compos&#233;s un si&#232;cle ou deux apr&#232;s le roman de P&#233;trone. Mais il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; par la suite que ce point pr&#233;cis&#233;ment &#233;tait sans fondement : au cours des ann&#233;es cinquante dans les fouilles arch&#233;ologiques men&#233;es &#224; Qumr&#226;n, une localit&#233; de la Palestine sur la Mer Morte, on retrouva un fragment de papyrus d'un texte inconnu, r&#233;pertori&#233; avec le sigle 7Q5, destin&#233; &#224; avoir une importance extraordinaire sur la question de la chronologie de la composition des Evangiles. En effet la datation de ce fragment a &#233;t&#233; &#233;tablie sur r&#233;f&#233;rence arch&#233;ologique comme ant&#233;rieure &#224; 68 ap. J.-C. et sur r&#233;f&#233;rence pal&#233;ographique comme ant&#233;rieure &#224; 50 ap. J.-C. et quand, plusieurs d&#233;cennies apr&#232;s la d&#233;couverte, le P&#232;re O'Callaghan reconnut le fragment comme &#233;tant le texte de l'Evangile de Marc (6, 52-53) il fut vite &#233;vident qu'il fallait corriger la datation tardive de la composition des Evangiles habituellement soutenue dans les milieux d'&#233;tudes philologiques. Il faut donc noter que la date ainsi d&#233;duite de la composition de l'Evangile de Marc, avant 50 ap. J.-C., vient confirmer ce qui a toujours &#233;t&#233; soutenu par la tradition chr&#233;tienne depuis le deuxi&#232;me si&#232;cle apr&#232;s J.-C. : Papias de G&#233;rapolis et Cl&#233;ment d'Alexandrie, suivis par Ir&#233;n&#233;e et Tertullien, affirment que Saint Pierre serait venu &#224; Rome au d&#233;but du r&#232;gne de Claude (donc vers 42 ap. J.-C.) et que c'est l&#224; que Marc aurait compos&#233; son Evangile ayant comme base la pr&#233;dication de l'ap&#244;tre. (cf. Euseb. Hist. Eccl. III, 19, 15 e VI, 14, 6-9 ; Iren., Adv. Haer. III, 1, 1 ; Tert., Adv. Marc. IV, 5).&lt;br class='autobr' /&gt;
D'apr&#232;s ce qui vient d' &#234;tre dit, les datations de l'Evangile de Marc et du Satiricon peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme &#233;tant beaucoup plus proches que ce que pensait Preuschen au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle. A son tour, cependant, ce rapprochement pr&#233;suppose comme valable l'identification de l'auteur du Satiricon (et par suite la datation du roman) avec Titus Petronius Niger qui fit partie de l'entourage de N&#233;ron et de qui l'historien Tacite in Ann. XVI, 18, raconte le suicide advenu entre mars et mai 66 ap. J.-C.. Une telle identification de l'auteur du roman avec le personnage de Tacite a &#233;t&#233; soutenue par Rose dans le livre (The Date and the Author of the Satyricon, &#034;Mnemosyne&#034; Suppl. XVI, 1971), et est aujourd'hui accept&#233;e par une &#233;crasante majorit&#233; de sp&#233;cialistes. Pour d&#233;finir davantage la place chronologique du fragment qui nous reste du Satiricon, Rose lui-m&#234;me trouve qu'on peut, semble-t-il, relever dans ce texte des allusions &#224; l'incendie de Rome en 64 ap. J.-C. et dont N&#233;ron accusa les chr&#233;tiens, en prenant l&#224; un pr&#233;texte pour les pers&#233;cutions : au moins cette partie du roman aurait donc &#233;t&#233; &#233;crite pour le cercle de l'empereur entre 64 et 65 ap. J.-C.. Tout cela contribue &#224; d&#233;montrer que P&#233;trone a eu la possibilit&#233; d'avoir une connaissance, m&#234;me superficielle, du Christianisme qui, &#224; ce moment-l&#224; &#233;tait pratiqu&#233; &#224; la cour, ce dont Saint Paul a fait mention dans une lettre aux Philippiens (4,&lt;br class='autobr' /&gt;
22) et Tacite lui-m&#234;me raconte dans Ann. XIII, 32 les vicissitudes de Pomponia Graecina, une matronne selon toute probabilit&#233; chr&#233;tienne, qui fut poursuivie en justice en 57 ap. J.-C. par son mari Aulus Plautius, comme cela &#233;tait possible dans le droit romain, pour la pratique de &#171; cultes &#233;trangers &#187;. Elle fut acquitt&#233;e mais n'en pers&#233;v&#233;ra pas moins dans la foi, gardant un style de vie extr&#234;mement discret et r&#233;serv&#233;, au cours encore des ann&#233;es o&#249; P&#233;trone vivait &#224; la cour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela peut porter &#224; croire que, en inversant la th&#232;se de Preuschen, ce ne soit pas Marc qui ait imit&#233; P&#233;trone mais que P&#233;trone ait repris en main &#8211; comme nous le verrons &#8211; d'une fa&#231;on parodique, certains passages de l'Evangile de Marc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;onglets_contenu&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;cs_onglet&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#&#034;&gt;N&#176;20 Sat. 77,7 ;78,2 et Marc 14, 3-9&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;p&gt;Quels sont donc les passages qui peuvent &#234;tre d&#233;sign&#233;s pour prouver cette th&#232;se ? Tout d'abord nous pouvons partir des indications de Preuschen et en particulier de Sat 77,7 &#8211; 78,2 : Dans ce passage Trimalcion, au cours d'un banquet, fait porter du vin dans lequel seront lav&#233;s ses os apr&#232;s sa mort, et de l'onguent ; ainsi qu'on l'a d&#233;j&#224; dit, il ouvre une fiole de nard et oint les convives, pr&#233;figurant sa propre onction fun&#232;bre en invitant ses h&#244;tes &#224; consid&#233;rer le repas comme un banquet fun&#232;bre. Dans l'Evangile de Marc, dans le r&#233;cit de l'onction &#224; B&#233;thanie, tandis que J&#233;sus se trouve &#224; table, une femme avec un vase d'alb&#226;tre contenant un nard pur et pr&#233;cieux, casse le vase pour verser l'onguent sur la t&#234;te de J&#233;sus qui dit : &#171; Elle a oint, par anticipation, ma t&#234;te pour la s&#233;pulture &#187;. Ce qui advint apr&#232;s la mort de J&#233;sus, quand les saintes femmes prirent de l'huile et des aromates pour en oindre le corps (Mc 14, 3-9). Avant tout, de la comparaison de ces deux textes, il est important d'observer une consonance verbale : la ampullam nardi de Sat, 78, 3 correspond dans le texte de Marc &#224; l'expression alabastron myrou nardou (14, 3). Maintenant nous avons un code manuscrit (Cantabrigiensis) qui conserve une traduction latine des Evangiles ant&#233;rieure &#224; celle de Saint J&#233;r&#244;me. D'apr&#232;s Amassari le texte (Cantabrigiensis), qui est du V&#232;me si&#232;cle, reproduirait une traduction du Ier si&#232;cle apr&#232;s J.-C., c'est-&#224;-dire de l'&#233;poque de la composition du Satiricon. Eh bien ! dans ce manuscrit, l'&#233;pisode de l'onction de B&#233;thanie dans l'Evangile de Marc, pr&#233;sente la locution ampullam nardi , c'est-&#224;-dire la m&#234;me qui se trouve chez P&#233;trone, et ainsi est r&#233;alis&#233;e une parfaite correspondance verbale. &lt;br class='autobr' /&gt; Quant &#224; l'emploi du nard, il s'agit d'un onguent dont l'usage &#233;tait certainement connu dans la r&#233;gion de la M&#233;diterran&#233;e et m&#234;me &#224; Rome en deux moments s&#233;par&#233;s : le convivial et le fun&#233;raire. L'usage fun&#233;raire du nard &#233;tait r&#233;serv&#233; chez les H&#233;breux aux d&#233;pouilles mortelles dans les s&#233;pulcres, tandis qu'&#224; Rome il semble qu'il &#233;tait li&#233; &#224; la combustion des cadavres sur le b&#251;cher pour la faciliter et, en m&#234;me temps, d&#233;gager un parfum agr&#233;able. De cet usage chez les Romains nous avons un t&#233;moignage en Bell. Hisp. 33, 3 - 4, en Tibulle et surtout en Properce IV, 7, 32 : cur nardo flammae non oluere meae ? (la femme du po&#232;te, qui lui appara&#238;t en r&#234;ve apr&#232;s la mort, lui fait des reproches et lui demande : pourquoi les flammes de mon b&#251;cher n'ont-elles pas eu le parfum du nard ?) A ces t&#233;moignages nous pouvons joindre Val. Max. V, 1, 10 : caput autem plurimis et pretiosissimis odoribus cremandum curavit (1), qui fait r&#233;f&#233;rence au m&#234;me usage tout en ne citant pas le nard express&#233;ment. Ces textes, maintenant, d'apr&#232;s moi ne discr&#233;ditent pas la th&#232;se d'une imitation par P&#233;trone de l'Evangile de Marc parce que ce qui qualifie la ressemblance entre les deux textes est que, dans les deux cas, le nard est r&#233;pandu pendant un repas en pr&#233;figuration de son usage fun&#233;raire. Selon le r&#233;sultat de mes recherches faites sur le Thesaurus des langues grecques et latines &#224; ce sujet, l'usage convivial et le fun&#233;raire figurent dans des textes toujours s&#233;par&#233;s et ils ne se trouvent r&#233;unis dans aucune autre sc&#232;ne de la litt&#233;rature classique &#224; l'exception de P&#233;trone. Naturellement le texte de Marc pr&#233;sente des r&#233;cits parall&#232;les synoptiques avec ceux des autres &#233;vang&#233;listes (le r&#233;cit de l'onction &#224; B&#233;thanie est racont&#233; aussi par Matthieu et Jean), mais il est significatif que le d&#233;tail de la fiole de nard ne figure que chez Marc : c'est la preuve que c'est &#224; ce texte que, probablement, P&#233;trone se r&#233;f&#232;re, en imaginant une sc&#232;ne grotesque qui s'adapte &#224; l'usage pratiqu&#233; au repas de Trimalcion. Pour en comprendre le sens, il nous faut imaginer qu'elle devait produire un effet analogue &#224; celui que produirait aujourd'hui des fleurs pos&#233;es sur la table d'un banquet et pr&#233;sent&#233;es aux convives comme une pr&#233;figuration de l'hommage floral destin&#233; &#224; la tombe des d&#233;funts. &lt;br class='autobr' /&gt; A ce sujet il faut noter que, comme beaucoup d'&#233;tudes (de Gagliardi, Petrone, Saylor, etc.) l'ont mis en relief, le th&#232;me de la mort dirige le d&#233;roulement du souper Trimalchionis du d&#233;but &#224; la fin : il suffit de rappeler la d&#233;couverte du petit squelette en argent qui fut port&#233; &#224; table &#224; un certain moment du banquet, ou la lecture de son propre testament par Trimalcion, ou encore la description de sa propre tombe au sujet de laquelle il entretient longtemps les commensaux pour finir par affirmer que tout l'&#233;pisode peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un sorte de &#171; derni&#232;re c&#232;ne &#187;. Mais Trimalcion n'est pas du tout sur le point de mourir, au contraire, il affirme lui-m&#234;me, qu'un astrologue lui a pr&#233;dit qu'il vivrait encore trente ans (78, 1), et tout semble prouver qu'il croit &#224; cette pr&#233;diction sans aucun doute. Tout cela laisse alors supposer que l'image de la &#171; derni&#232;re c&#232;ne &#187; dont Trimalcion marque son banquet, puisse &#234;tre une fois encore interpr&#233;t&#233;e comme un renversement parodique du texte de l'Evangile.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;onglets_contenu&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;cs_onglet&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#&#034;&gt;N&#176; 21 Sat. 77,7 ;78,2 et Marc 14, 3-9&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;p&gt;Une comparaison ult&#233;rieure entre le Satiricon et l'Evangile de Marc est offerte par un autre &#233;pisode du d&#238;ner de Trimalcion, au cours duquel le chant impr&#233;vu d'un coq provoque l'&#233;pouvante du ma&#238;tre de la maison qui le prend pour un pr&#233;sage de malheur et de mort. (Sat. 74, 1-3)&lt;br class='autobr' /&gt; Cependant dans la tradition grecque et romaine, au contraire de ce qui arrive dans cet &#233;pisode, le chant du coq, comme cela ressort des &#233;tudes d'Amiotti, a toujours une valeur positive en tant que reli&#233; &#224; l'id&#233;e de la victoire, de l'&#339;uf qui se brise et m&#234;me en d&#233;finitive de la vie. Si on consid&#232;re que dans le passage du Satiricon dont il est question, le coq est appel&#233; &#171; index &#187;, mot qui signifie entre autres &#171; d&#233;nonciateur &#187;, &#171; accusateur &#187;, on peut supposer que P&#233;trone ait voulu parodier &#8211; le volatile finit en effet tout de suite dans la marmite &#8211; le texte de Marc, l'Evangile qui s'attarde davantage sur le d&#233;tail du coq dans l'&#233;pisode du reniement de Pierre, o&#249; le chant de l'animal d&#233;nonce la faute de l'ap&#244;tre et annonce un jour de douleur et de mort.&lt;br class='autobr' /&gt; Un autre passage toujours du Satiricon pourrait figurer une parodie de la r&#233;surrection : il s'agit d'un point du fameux r&#233;cit de la matrone d'Eph&#232;se (Sat. 111, 5-6), o&#249; apparaissent des crucifi&#233;s condamn&#233;s par un gouverneur de province et surveill&#233;s par un soldat afin que personne ne puisse enlever les corps, comme au contraire cela arriva : le troisi&#232;me jour (112,3) l'un d'entre eux fut enlev&#233; et par la suite remplac&#233; par un autre cadavre, provoquant la stupeur en face du miracle apparent, d'une r&#233;animation apr&#232;s la mort. Pour saisir l'importance de ce passage et sa signification parodique par rapport au Christianisme, il faut savoir qu'au temps de N&#233;ron on accusait fr&#233;quemment les Chr&#233;tiens d'avoir enlev&#233; du s&#233;pulcre la d&#233;pouille mortelle de J&#233;sus : Matthieu (28. 16) parle ouvertement de ce mensonge r&#233;pandu pour faire douter de l'authenticit&#233; de la r&#233;surrection. D'autre part N&#233;ron promulgua et fit appliquer &#224; partir de l'an 60 environ, l'&#233;dit dit &#171; de Nazareth &#187;, qui frappait de s&#233;v&#232;res punitions ceux qui auraient enlev&#233; dans une mauvaise intention, par fraude, les cadavres. Les recherches de Madame Sordi et de Grzybeck soutiennent que l'&#233;dit avait comme point de mire justement les Chr&#233;tiens, et qu'il s'appuyait sur les accusations port&#233;es contre eux - et rappel&#233;es par Matthieu - d'avoir d&#233;rob&#233; le corps de J&#233;sus. Une notification de ce genre semble donc appuyer de fa&#231;on convaincante l'hypoth&#232;se que, en certains d&#233;tails de l'&#233;pisode de la matrone d'Eph&#232;se, P&#233;trone ait voulu parodier le r&#233;cit &#233;vang&#233;lique de la r&#233;surrection du Christ.&lt;br class='autobr' /&gt; Et encore au chapitre 141 du Satiricon les deux protagonistes du roman, Encolpe et Eumolpe, se trouvent engag&#233;s &#224; Crotone dans une fiction mont&#233;e aux d&#233;pens des chasseurs d'h&#233;ritage dont le pays regorge : ils font croire qu'ils sont en possession d'une immense richesse et Eumolpe, dans le passage cit&#233;, promet &#224; ceux qui esp&#232;rent l'h&#233;ritage, qu'il laissera tout son patrimoine &#224; ceux qui mangeront sa chair. Il est clair que si de parodie du Christianisme on peut parler dans le Satiricon, nous nous trouvons devant une raillerie de l'Eucharistie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;onglets_contenu&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;cs_onglet&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#&#034;&gt;N&#176; 22 Sat. 77, 7 - 78, 2 et Mc 14, 3-9&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, je trouve opportun de pr&#233;venir une objection possible &#224; la th&#232;se que j'ai soutenue et lui donner une r&#233;ponse. &lt;br class='autobr' /&gt; L'objection est la suivante : les &#233;pisodes et les sc&#232;nes du Satiricon que j'ai examin&#233;s pourraient se retrouver dans la litt&#233;rature classique grecque et latine et P&#233;trone aurait pu imiter les sc&#232;nes cit&#233;es : dans ce cas il faudrait exclure la possibilit&#233; de trouver une intention de parodie &#224; l'&#233;gard du Christianisme et de l'Evangile de Marc en particulier. En effet en passant en revue tous les romans grecs, depuis le roman de Ninos jusqu'aux Ethiopiques d'H&#233;liodore, il est possible de rencontrer, et m&#234;me en abondance, des sujets que l'on peut rapprocher des &#233;pisodes que j'ai d&#233;sign&#233;s d'une fa&#231;on pr&#233;cise chez P&#233;trone comme de probables parodies de Marc : banquets (Jamblique, Babyloniak&#224; = Histoires babyloniennes 6 : un banquet dans un s&#233;pulcre, comme pour la matrone d'Eph&#232;se, le seul cas, je crois, o&#249;, au repas, dans ces romans, est associ&#233;e l'id&#233;e de la mort ; Lucien, II 14 ; Pseudo-Lucien Lucius ou l'&#226;ne 21 ; Achille Tatius, Les Aventures de Leucippe et de Clitophon III 15 ; Longus, Daphnis et Chlo&#233; III 35 e 38 ; H&#233;liodore d'Em&#232;se, Ethiopiques I 1, IV 1, VI 1), onctions (Pseudo-Lucien 51 : une femme se oint en prenant un petit vase d'alb&#226;tre ), fun&#233;railles, morts qui apparaissent, fausses r&#233;surrections et cadavres d&#233;rob&#233;s (Chariton d'Aphrodisias, Aventures de Chaereas et Callirrho&#233; III 3 - 4 ; X&#233;nophon d'Eph&#232;se, Les aventures d'Abrocome et d'Anthia III 7 ; Jamblique Babyloniaka 6 e 14 ; Achille Tatius Leucippe et Clitophon III 17 - 18, IV 10 ; H&#233;liodore d'Em&#232;se, Ethiopiques II 29), fustigations (Chariton d'Aphrodisias Chaereas et Callirrho&#233; III 4 ; X&#233;nophon d'Eph&#232;se Abrocome et Anthia II 6), crucifixions (Chariton d'Aphrosias III 4 ; X&#233;nophon d'Eph&#232;se IV 2 ; Jamblique Babyloniaka 2 e 21), et aussi le chant d'un coq (H&#233;liodore Ethiopiques I 18, V 3). Cependant l'abondance de ressemblances contribue seulement &#224; d&#233;montrer comment beaucoup de situations topiques sont le patrimoine commun du roman grec et de P&#233;trone : cependant &#224; mon avis aucun de ces passages ne semble contenir des &#233;l&#233;ments de comparaison avec le texte de l'Evangile aussi pr&#233;cis que ceux que j'ai pu trouver dans le Satiricon : ce qui semble confirmer l'hypoth&#232;se que P&#233;trone a eu l'intention de parodier vraiment le texte de Marc.&lt;br class='autobr' /&gt; Enfin, je voudrais observer que, si les allusions &#224; la r&#233;surrection et &#224; l'eucharistie peuvent &#234;tre reli&#233;es &#224; une connaissance m&#234;me g&#233;n&#233;rale des dogmes chr&#233;tiens - que P&#233;trone aurait pu avoir acquise par des r&#233;cits oraux - les rappels de l'&#233;pisode de l'onction de B&#233;thanie avec la r&#233;f&#233;rence au nard et au chant du coq, semblent au contraire impliquer, pour la pr&#233;cision des allusions que l'on peut y rencontrer, une connaissance du texte &#233;crit de l'Evangile. Traina a bien observ&#233; que la parodie suppose que le public connaisse le texte parodi&#233; : les recherches historiques, et &#233;galement la tradition chr&#233;tienne semblent confirmer la diffusion de l'Evangile de Marc dans la Rome de P&#233;trone. Le public de P&#233;trone pouvait conna&#238;tre le texte de l'&#233;vang&#233;liste en grec, du fait que le niveau culturel des lecteurs du Satiricon &#233;tait certainement &#233;lev&#233;, comme le remarquait d&#233;j&#224; Auerbach quand (dans Mimesis, tr. it., Einaudi 1956, p. 55) il &#233;crivait : &#171; P&#233;trone touche des lecteurs d'un tel niveau social et litt&#233;raire qu'ils sont capables de comprendre tous les d&#233;tails d'un mauvais comportement social et la d&#233;gradation de la langue et du go&#251;t&#8230; une &#233;lite sociale et litt&#233;raire qui voit les choses d'en haut&#8230; donc P&#233;trone aussi &#233;crit d'en haut, et pour la classe des personnes cultiv&#233;es. &#187; S'il en est ainsi pourquoi ne pas croire possible que parmi les nombreuses r&#233;f&#233;rences de grande culture que donne le Satiricon, l'Evangile de Marc ne pourrait pas se trouver aussi ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Professeur Grzybeck, Universit&#233; de Gen&#232;ve</title>
		<link>https://www.abbe-carmignac.org/?Professeur-Grzybeck-Universite-de</link>
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		<dc:date>2017-11-20T08:16:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Professeur Grzybeck, Universit&#233; de Gen&#232;ve&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Historicite-des-Evangiles-" rel="directory"&gt;Historicit&#233; des &#201;vangiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Professeur Erhard Grzybek, de confession luth&#233;rienne, est Docteur &#232;s lettres de l'Universit&#233; de Gen&#232;ve et, actuellement, Professeur &#224; la Facult&#233; des lettres de la m&#234;me universit&#233;. Sa th&#232;se de doctorat et ses publications traitent de l'histoire antique, en grande partie de l'&#233;poque hell&#233;nistique. Il a eu l'amabilit&#233; de nous adresser ceux de ses articles qui, relatifs au christianisme, pr&#233;sentent un int&#233;r&#234;t tout particulier pour nous : &#171; L'Edit de Nazareth et la politique de N&#233;ron &#224; l'&#233;gard des chr&#233;tiens &#187; , Zeitschrift f&#252;r Papyrologie und Epigraphik 120, 1998, p. 279-291, r&#233;dig&#233; avec Madame Sordi, et &#171; Les premiers chr&#233;tiens et Rome &#187;, publi&#233; dans l'ouvrage Neronia VI. Rome &#224; l'&#233;poque n&#233;ronienne, Latomus 268, 2002, p. 561-567. Il a bien voulu revoir lui-m&#234;me le r&#233;sum&#233; que, avec son autorisation, nous avons fait de ce dernier et que vous trouverez ci-dessous. Nous le remercions tr&#232;s vivement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'auteur, Erhard Grzybek, Professeur &#224; l'Universit&#233; de Gen&#232;ve, nous am&#232;ne, par un raisonnement progressif et argument&#233;, &#224; une conclusion retentissante et totalement inattendue qui ne d&#233;cevra certes pas les membres de notre association. Suivons-le dans sa d&#233;monstration. Apr&#232;s avoir soulign&#233; que le nom de Rome n'est pas mentionn&#233; une seule fois dans l'Apocalypse, il remarque cependant qu'elle y est &#233;voqu&#233;e plus d'une fois. Et, nous donnant l'explication des raisons pour lesquelles Rome doit &#234;tre assimil&#233;e en tant qu'Empire &#224; la premi&#232;re b&#234;te qui monte de la mer, N&#233;ron &#224; la deuxi&#232;me, il nous montre qu'il fallait &#234;tre familier de l'Ancien Testament, conna&#238;tre ses symboles, ses images, ses allusions pour pouvoir comprendre le texte proph&#233;tique de ce livre du Nouveau Testament avec son sens cach&#233; au reste des hommes. Ce point acquis, il passe &#224; la notion de Rome non plus en tant qu'empire mais en tant que ville. Celle-ci, dit-il, ne peut pas manquer d'&#234;tre assimil&#233;e &#224; la femme prostitu&#233;e assise &#171; sur sept collines &#187; (17,9) et install&#233;e justement sur la b&#234;te qui repr&#233;sente l'Empire romain, puisque de plus le texte ajoute : &#171; La femme que tu as vue, c'est la grande ville qui a la royaut&#233; sur les rois de la terre. &#187; (17, 18). Or, nous dit l'auteur, dans l'Apocalypse, Rome est pr&#233;sent&#233;e ou bien comme cette prostitu&#233;e dont il vient d'&#234;tre question, ou bien comme &#171; Babylone, la grande &#187;, les deux images apparaissant m&#234;me parfois ensemble. Cette m&#233;taphore de la ville compar&#233;e &#224; une prostitu&#233;e vient en droite ligne de l'Ancien Testament o&#249; c'est J&#233;rusalem qu'Ez&#233;chiel traite de ce nom pour s'&#234;tre compromise avec le conqu&#233;rant babylonien en se livrant au culte de toutes sortes d'idoles. Et de m&#234;me, si Rome est appel&#233;e Babylone c'est parce que, aux chapitres 50 et 51 de son livre, J&#233;r&#233;mie a pr&#233;dit sa chute &#224; la ville qui a tant fait souffrir le peuple juif : Si bien que l'auteur de l'Apocalypse &#8211; quel qu'il soit &#8211; ayant annonc&#233; cette m&#234;me fin &#224; la ville de Rome &#171; ivre du sang des saints et du sang des t&#233;moins de J&#233;sus &#187; (17,6), il lui appara&#238;t tout naturel d'utiliser l'image de Babylone pour l'appliquer &#224; Rome, celle-ci s'&#233;tant rendue coupable d'un crime semblable et devant s'attendre &#224; une destruction similaire. Quelle que soit la date qui puisse &#234;tre attribu&#233;e au dernier livre de la Bible, il est certain, dit le Professeur Grzybek, qu'il a &#233;t&#233; compos&#233; apr&#232;s les pers&#233;cutions de N&#233;ron, ce qui explique que son auteur a pu consid&#233;rer Rome, comme le faisaient tous les chr&#233;tiens de l'&#233;poque, comme &#171; la grande Babylone, m&#232;re des prostitu&#233;es et des abominations de la terre. &#187; (17,5)&lt;br class='autobr' /&gt; Que le lecteur accorde son agr&#233;ment ou non &#224; la th&#232;se du Professeur Grzybek expos&#233;e jusqu'&#224; ce point, la suite va proposer une nouvelle &#171; piste &#187; qui peut &#234;tre suivie seule. Il suffit de retenir que Rome a pu &#8211; et c'est la pens&#233;e de la majeure partie des th&#233;ologiens de tous les temps &#8211; &#234;tre d&#233;sign&#233;e par le nom de Babylone.&lt;br class='autobr' /&gt; Or dans sa Premi&#232;re Ep&#238;tre - &#233;crite certainement avant que l'Apocalypse ne voie le jour - l'Ap&#244;tre Pierre indique de cette fa&#231;on le lieu o&#249; il se trouve : &#171; La communaut&#233; des &#233;lus qui est &#224; Babylone vous salue &#187; (1 Pe 5, 13). Pourquoi, s'il s'agit de Rome, son auteur ne le dit-il pas clairement ? Et comment l'Apocalypse aurait-elle pu l'influencer, comme il a souvent &#233;t&#233; all&#233;gu&#233;, au point de provoquer cette formule ambigu&#235;, si justement elle n'avait pas encore &#233;t&#233; &#233;crite ? Le Professeur Grzybek formule sur ce point une explication tout &#224; fait int&#233;ressante : il s'agit d'un cryptogramme, d'un message cod&#233; que seuls pouvaient comprendre les adh&#233;rents de la nouvelle foi, les premiers chr&#233;tiens, et non les pers&#233;cuteurs potentiels de Pierre, en particulier les sbires imp&#233;riaux, dans les mains de qui sa missive pouvait tomber. Or il vient imm&#233;diatement &#224; l'esprit que si cet Ap&#244;tre avait lieu de se cacher, cette Ep&#238;tre a d&#251; &#234;tre &#233;crite en 62 ou dans les ann&#233;es qui suivent, quand les chr&#233;tiens ont commenc&#233; &#224; &#234;tre mal vus du pouvoir romain.&lt;br class='autobr' /&gt; L'auteur attire ensuite notre attention sur un autre passage du Nouveau Testament qui a suscit&#233; beaucoup d'interrogations : il s'agit du passage des Actes des Ap&#244;tres (12, 17) o&#249; il est &#233;crit que Saint Pierre s'en alla &#171; vers un autre lieu &#187;&#8230; sans plus de pr&#233;cision. Tout le monde sait que la plus grande partie des commentateurs s'accordent pour d&#233;clarer que cet autre lieu est Rome o&#249; l'Ap&#244;tre se serait en effet rendu une premi&#232;re fois vers 42. Le Professeur Grzybek se r&#233;f&#232;re alors &#224; une recherche du Professeur C.P. Thiede (Babylon, der andere Ort : Anmerkungen zu 1 Petr 5, 13 und Apg 12, 17 dans Das Petrusbild in der neueren Forschung, Wuppertal, 1987, p. 221 sqq.) qui a trouv&#233; dans Ez&#233;chiel (12, 3) cette m&#234;me tournure de phrase, ce m&#234;me &#171; vers un autre lieu &#187; pour d&#233;signer Babylone. Il s'agirait donc, nous dit le Professeur Grzybek, du m&#234;me stratag&#232;me, d'un cryptogramme, qui permet &#224; qui conna&#238;t le langage des textes sacr&#233;s de reconna&#238;tre qu'il s'agit de Babylone, c'est-&#224;-dire de Rome. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est alors que nous en arrivons &#224; la d&#233;duction qui nous int&#233;resse. Si dans les deux cas &#8211; Premi&#232;re Ep&#238;tre de Pierre et Actes des Ap&#244;tres - un message cod&#233; a &#233;t&#233; utilis&#233; pour cacher le lieu, quel qu'il soit, o&#249; se trouvait Saint Pierre (ou bien o&#249; il s'&#233;tait trouv&#233;), c'est que celui-ci au moment de la r&#233;daction de ces deux textes &#233;tait toujours vivant, sinon il n'aurait plus couru aucun risque, si bien que la Premi&#232;re Ep&#238;tre de Pierre ne peut plus &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme posthume &#8211; et que les Actes des Ap&#244;tres et par cons&#233;quent l'Evangile de Luc qui leur est ant&#233;rieur aux dires pr&#233;cis de leur auteur, ont &#233;t&#233; &#233;crits du vivant m&#234;me de Saint Pierre. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Professeur conclut que si le mot de Babylone est devenu un nom proph&#233;tique apr&#232;s les pers&#233;cutions de N&#233;ron comme nous le voyons dans l'Apocalypse, il a d'abord &#233;t&#233; un cryptogramme pour d&#233;signer Rome &#224; la fin du r&#232;gne de cet empereur sous les pers&#233;cutions. Et il ajoute que nous avons l&#224; par ailleurs la preuve que l'Evangile de Luc, les Actes des Ap&#244;tres et la Premi&#232;re Ep&#238;tre de Pierre ont &#233;t&#233; &#233;crits tr&#232;s t&#244;t, du vivant m&#234;me de l'Ap&#244;tre Pierre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des manuscrits h&#233;bra&#239;ques, &#233;crits tr&#232;s t&#244;t et en h&#233;breu, et qui se seraient comme &#034;&#233;vapor&#233;s&#034; ?</title>
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		<description>&lt;p&gt;J. C. Olivier&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Historicite-des-Evangiles-" rel="directory"&gt;Historicit&#233; des &#201;vangiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des dizaines d'ann&#233;es d'un travail scientifique tr&#232;s rigoureux ont permis &#224; l'abb&#233; Jean Carmignac d'avancer des hypoth&#232;ses solides dans plusieurs directions. Mais le noyau central de sa pr&#233;cieuse contribution &#224; la recherche ex&#233;g&#233;tique, &#224; travers l'&#233;tude des s&#233;mitismes - et l&#224; cet homme si prudent, si modeste, ne parle plus d'hypoth&#232;ses mais de preuves - c'est que les Evangiles, r&#233;dig&#233;s &#171; en h&#233;breu, et bien plus t&#244;t qu'on ne le dit habituellement, sont beaucoup plus proches des faits et ont une valeur historique de premier ordre &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait de la 4&#232; de couverture de son livre Naissance des Evangiles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; Les lignes qui suivent n'ont aucune pr&#233;tention &#224; l'&#233;rudition, elles se contentent de &#034;rapprocher&#034; des r&#233;flexions de grands &#233;rudits qui, par un autre biais, rejoignent les conclusions de l'abb&#233; Carmignac.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de son expos&#233; &#224; notre assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 2 octobre 2004, le Professeur Antoine Luciani s'&#233;tonnait, au d&#233;tour d'une phrase, que les manuscrits h&#233;bra&#239;ques de nos Evangiles &#034;se soient comme &#233;tiol&#233;s&#034;, au point que nous ne poss&#233;dons que du grec (les papyrus du Nouveau Testament qu'on a d&#233;couverts progressivement au XX&#232; si&#232;cle - voir l'article de Don Vernet -, sont en grec ; pour l'instant, aucun papyrus en h&#233;breu n'a &#233;t&#233; trouv&#233;). Et je repensais, en l'&#233;coutant, &#224; cette conversation de 1995 entre deux autres grands savants, Claude Tresmontant et Pierre Chaunu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait d'un entretien radiophonique entre Claude Tresmontant et Pierre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pierre Chaunu : Ils [les Juifs] aimaient les calembours, hein&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Tresmontant : Ah ! Mais ils faisaient cela constamment ! Les rabbins dans le Talmud, par exemple pour les Evangiles, pour d&#233;calquer le mot &#233;vangile, &#171; euanggelion &#187;, ils ont trouv&#233; l'astuce &#171; 'aven gillayon &#187;, ce qui veut dire &#171; les rouleaux de mensonges &#187; ! Parce qu'ils disent ceci, les rabbins &#8211; c'est tr&#232;s int&#233;ressant pour notre sujet... On trouve chez les petits rabbins de la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration&#8230; Ils discutent entre eux : qu'est-ce qu'on fait avec ces abominables rouleaux de ces &#171; Minim &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Chr&#233;tiens, ou plus exactement dans ce contexte, les Juifs chr&#233;tiens, les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de ces h&#233;r&#233;tiques ? Alors ils disent : &#171; Quand il y a le saint T&#233;tragramme dedans, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on le br&#251;le ? Non ! On ne peut pas le br&#251;ler. Alors, il faut le d&#233;couper au couteau &#187; ! Ce qui prouve qu'il y avait des rouleaux en h&#233;breu dans la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration. Pierre Chaunu : Oui, on ne peut pas br&#251;ler le T&#233;tragramme&#8230; Claude Tresmontant : On n'a pas le droit de le br&#251;ler, il fallait le d&#233;couper&#8230; Pierre Chaunu : On peut l'enterrer aussi finalement ? Claude Tresmontant : Oui... Enfin, c'&#233;taient des discussions horribles pour savoir qu'est-ce qu'on fait avec les Evangiles et les rouleaux en h&#233;breu des Minim...&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et Claude Tresmontant, apr&#232;s avoir constat&#233; cette preuve qu'il y avait des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le professeur isra&#233;lien Dan Jaff&#233;, dans un livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dan Jaff&#233;, Le juda&#239;sme et l'av&#232;nement du christianisme, Orthodoxie et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; r&#233;cemment paru, reproduit cinq petits extraits de la litt&#233;rature rabbinique naissante, qui reprennent de fa&#231;on voisine les termes de ce d&#233;bat, et o&#249; l'on retrouve deux types de directives rabbiniques concernant les rouleaux en h&#233;breu des Minim : les uns disent qu'il faut &#034;couper les mentions [du Nom de Dieu] et br&#251;ler le reste&#034;, les autres qu'il faut &#034;br&#251;ler le tout&#034;. Voici un de ces extraits (Tosefta Sabbath XIII, 5) dans la traduction de l'auteur. :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; [En cas d'incendie], on ne sauve pas les guilyonim&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Guilyonim&#034; : les Evangiles. Certains disent : les Evangiles joints &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et les livres des Minim, ils br&#251;lent sur place avec les mentions [du Nom de Dieu qu'ils renferment]. R. Yossi le Galil&#233;en dit : &#034;Les jours de semaine, on se met &#224; d&#233;couper les mentions [du nom de Dieu], et on les met &#224; l'abri, tandis qu'on br&#251;le le reste.&#034; R. Tarfon d&#233;clare : &#034;Que je sois priv&#233; de mes enfants [plut&#244;t que de manquer], si [ces livres] tombaient dans mes mains de les br&#251;ler, eux, et les mentions [du Nom de Dieu qu'ils renferment], car si l'on me poursuit, j'entrerai dans un lieu d'idol&#226;trie mais je n'entrerai pas dans leurs maisons [ variante du Talmud de Babylone (Sabbath 116a) : car si l'on poursuit quelqu'un afin de le tuer, et qu'un serpent se pr&#233;cipite pour le mordre, il entrera dans une maison d'idol&#226;trie mais non dans leur maison], car les idol&#226;tres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'idol&#226;trie polyth&#233;iste avait cess&#233; d'&#234;tre un danger pour les juifs de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (serviteurs de dieux &#233;trangers) ne Le connaissent pas et Le renient alors qu'eux Le connaissent et Le renient.&#034; [...] R. Isma&#235;l dit : &#034;Puisque pour faire la paix entre un homme et sa femme, Dieu dit : Que mon Nom &#233;crit dans la saintet&#233; soit effac&#233; avec de l'eau ; les livres des Minim qui entra&#238;nent l'inimiti&#233;, la jalousie et les dissensions entre le peuple juif et son P&#232;re qui est aux cieux, &#224; plus forte raison pourra-t-on les br&#251;ler, eux, et les mentions [du Nom de Dieu qui s'y trouvent].&#034; Et c'est pour eux que le verset dit : &#034;Certainement, je hais ceux qui te ha&#239;ssent, et ceux qui se dressent contre toi, je les d&#233;teste. Je les hais infiniment, je les consid&#232;re comme des ennemis&#034; (Ps 139, 21-22). Et de m&#234;me qu'on ne les sauve pas d'un incendie, on ne les sauve pas non plus d'un &#233;boulement, d'une inondation et de tout ce qui pourrait les perdre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces textes, marqu&#233;s d'un forte agressivit&#233;, sont &#224; comprendre dans leur contexte. Ils montrent qu'encore apr&#232;s la chute du temple, en 70, la principale crainte des fondateurs du juda&#239;sme rabbinique &#034;&#233;tait l'influence que pouvaient avoir les jud&#233;o-chr&#233;tiens sur les autres membres de la soci&#233;t&#233; juive&#034; (Dan Jaff&#233;, ouvrage cit&#233;, p.40). D'o&#249; leur habile strat&#233;gie pour les exclure des synagogues en int&#233;grant &#224; la liturgie, dans les ann&#233;es 70-90, la r&#233;citation d'une mal&#233;diction contre les chr&#233;tiens (la Birkat ha-minim) et en int&#233;grant dans la l&#233;gislation la plus sacr&#233;e, celle du Sabbath, la prescription imp&#233;rative de d&#233;truire ces fameux rouleaux en h&#233;breu portant les Ecritures saintes des chr&#233;tiens. Par contre ce que pouvaient dire ou lire les chr&#233;tiens non juifs, les pagano-chr&#233;tiens, dans des traductions en langue grecque, n'&#233;tait plus de leur ressort&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacqueline Genot-Bismuth, dans son livre &#034;Un homme nomm&#233; Salut&#034;, Ed. F.-X. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; Retenons donc qu'&#224; la fin du 1er si&#232;cle, ces textes chr&#233;tiens en langue h&#233;bra&#239;que existaient encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Extrait de la 4&#232; de couverture de son livre Naissance des Evangiles synoptiques, Ed. F.-X. de Guibert, Paris 1984. Malheureusement l'abb&#233; Carmignac est mort avant de publier les gros volumes qui devaient convaincre ses pairs, et l'article S&#233;mitismes dont il avait &#233;t&#233; charg&#233; pour le Suppl&#233;ment au Dictionnaire de la Bible a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par un ex&#233;g&#232;te qui, tout en ayant eu acc&#232;s &#224; ses papiers, &#233;tait tr&#232;s hostile &#224; ses conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Extrait d'un entretien radiophonique entre Claude Tresmontant et Pierre Chaunu du 28 f&#233;vrier 1995, dans le cadre des Mardis de la M&#233;moire, &#233;missions produites par Pierre Chaunu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les Chr&#233;tiens, ou plus exactement dans ce contexte, les Juifs chr&#233;tiens, les Juifs qui avaient foi en J&#233;sus, Messie et Fils de Dieu. Selon les auteurs, on trouve les termes de jud&#233;o-chr&#233;tiens, de nazar&#233;ens ou nazor&#233;ens pour les d&#233;signer, mais ces termes sont difficiles &#224; manier et recouvrent des r&#233;alit&#233;s variables.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Et Claude Tresmontant, apr&#232;s avoir constat&#233; cette preuve qu'il y avait des rouleaux en h&#233;breu avant les manuscrits en grec des Evangiles, continuait son raisonnement ainsi : &#171; Ce qui est &#233;vident, puisque, lorsque les traducteurs, lorsque les inconnus qui ont traduit la Biblioth&#232;que h&#233;bra&#239;que d'h&#233;breu en grec, rencontraient le saint T&#233;tragramme qui &#233;tait impronon&#231;able, celui qui dictait disait &#171; Adona&#239; &#187; et celui qui traduisait, traduisait &#171; Kurios &#187;, sans l'article. Alors maintenant vous regardez Luc, ou l'Apocalypse, ou Matthieu, dans le texte grec : vous verrez tr&#232;s fr&#233;quemment &#171; Kurios &#187; sans l'article, tout &#224; fait au d&#233;but de Luc par exemple, ce qui est la preuve que vous aviez le saint T&#233;tragramme en h&#233;breu sous les yeux. Pierre Chaunu : Bien s&#251;r. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dan Jaff&#233;, Le juda&#239;sme et l'av&#232;nement du christianisme, Orthodoxie et h&#233;t&#233;rodoxie dans la litt&#233;rature talmudique, Ier- II&#232; si&#232;cle, , Ed. du Cerf, Paris, mars 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#034;Guilyonim&#034; : les Evangiles. Certains disent : les Evangiles joints &#224; la Torah, etc. (voir D. Jaff&#233;, ouvrage cit&#233;, p. 246 &#224; 257 ; et p. 250 : &#034;si ce vocable d&#233;signe des textes chr&#233;tiens, c'est du corpus des Iers Evangiles - r&#233;dig&#233;s peut-&#234;tre en h&#233;breu/aram&#233;en - qu'il s'agit&#034;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; L'idol&#226;trie polyth&#233;iste avait cess&#233; d'&#234;tre un danger pour les juifs de cette &#233;poque, alors que les Sages [ndr : les fondateurs du juda&#239;sme rabbinique] redoutaient fortement l'influence des jud&#233;o-chr&#233;tiens &#187;. (D. Jaff&#233;, ouvrage cit&#233;, p. 304)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jacqueline Genot-Bismuth, dans son livre &#034;Un homme nomm&#233; Salut&#034;, Ed. F.-X. de Guibert, cite des exemples de textes en langue h&#233;bra&#239;que qui n'ont surv&#233;cu que gr&#226;ce &#224; leur traduction en grec : cas des Livres des Macchab&#233;es qui ne seront sauv&#233;s de la disparition (car rejet&#233;s par les canonistes rabbiniques) que &#034;gr&#226;ce &#224; leur traduction en grec conserv&#233;e dans la Bible des Septante&#034;, ou du texte connu sous le nom &#034;d'Ezra IV et dont un original h&#233;bra&#239;que peut &#234;tre postul&#233; bien que la censure rabbinique ait finalement conduit &#224; sa perte&#034; ; cas aussi du Livre des Jubil&#233;s et autres &#233;crits sacr&#233;s rejet&#233;s par les fondateurs du juda&#239;sme rabbinique, &#034;&#233;crits dont une grande partie fera finalement naufrage, et que seul le christianisme primitif, plus accueillant, aura pr&#233;serv&#233;, mais sous des traductions grecques&#034; (p. 57 et 201).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Flavius Jos&#232;phe : J&#233;sus roi n'ayant pas r&#233;gn&#233;, crucifi&#233; par les Juifs</title>
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		<dc:date>2015-02-27T15:05:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Jacqueline C. Olivier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Flavius-Josephe-" rel="directory"&gt;Flavius Jos&#232;phe version slavone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Flavius Jos&#232;phe, version slavone&lt;br class='autobr' /&gt;
bulletin &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/IMG/pdf/n044.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;No. 44&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Suite voir &lt;a href=&#034;#&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Flavius Jos&#232;phe et le Sauvage, alias Jean surnomm&#233; Baptiste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;b&gt;&#171; J&#233;sus roi n'ayant pas r&#233;gn&#233;, crucifi&#233; par les Juifs parce qu'il annon&#231;ait la ruine de la ville et la d&#233;solation du Temple &#187;&lt;/center&gt;&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;Nous continuons &#224; explorer cette fameuse &#171; version slavone &#187; &lt;i&gt;La prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt;, que nous pensons, en suivant les travaux tr&#232;s approfondis d'Etienne Nodet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Aux &#233;ditions du Cerf : Henry St. John Thackeray et Etienne Nodet, Flavius (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, provenir authentiquement du premier r&#233;cit que Flavius Jos&#232;phe dit avoir &#233;crit &#171; dans la langue de ses p&#232;res &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F. Jos&#232;phe le dit dans les toutes premi&#232;res lignes de La Guerre des Juifs, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour raconter la guerre qui opposa Juifs et Romains de 66 &#224; 70. Cette version slavone est plus courte, plus adapt&#233;e &#224; un public juif, que la version usuelle en grec &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;. Dans les textes mis en parall&#232;les ci-apr&#232;s, Jos&#232;phe &#233;voque, aux livres V puis Vl, les inscriptions grav&#233;es en diff&#233;rentes langues qui interdisaient aux &#233;trangers, sous peine de mort, de p&#233;n&#233;trer plus avant dans le Temple&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jos&#232;phe mentionne &#233;galement cette interdiction dans les Antiquit&#233;s juda&#239;ques (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le slavon mentionne qu'elles &#233;taient r&#233;dig&#233;es en caract&#232;res &#171; hell&#233;niques, romains et juifs &#187;, alors que dans la version usuelle, &#224; destination du public romain, la mention des caract&#232;res &#171; juifs &#187; a &#233;t&#233; supprim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous &#224; gauche une des deux pierres grav&#233;es en grec qui ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es et qui porte : &#171; D&#233;fense &#224; tout &#233;tranger de franchir la barri&#232;re et de p&#233;n&#233;trer dans l'enceinte du sanctuaire. Quiconque aura &#233;t&#233; pris sera responsable de la mort qui s'ensuivra. &#187; Et &#224; droite, une possible reconstitution du &#171; soreg &#187;, cette barri&#232;re qui se trouvait au c&#339;ur du Temple.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.abbe-carmignac.org/local/cache-vignettes/L230xH239/1000000000000386000003ac4dd21830-fac7c.jpg?1768583893' width='230' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;&lt;i&gt;Le &#171; soreg &#187;, d'apr&#232;s Mme Genot-Bismuth, in &lt;i&gt;J&#233;rusalem ressuscit&#233;e&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Bible h&#233;bra&#239;que et &lt;/i&gt; l'Evangile de Jean &#224; l'&#233;preuve de l'arch&#233;ologie &lt;i&gt;nouvelle,&lt;/i&gt; Ed. F.-X. de Guibert et Albin Michel, Paris 1992, p. 50.&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;div class='spip_document_125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.abbe-carmignac.org/local/cache-vignettes/L383xH279/1000000000000ff300000ba279f4d513-ff3f8.jpg?1768583893' width='383' height='279' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;L'arch&#233;ologue Clermont-Ganneau qui a retrouv&#233; cette pierre en 1871 s'&#233;tonnait, bien avant la publication du slavon, que Flavius Jos&#232;phe ne signale pas d'inscription en langue s&#233;mitique. (&lt;i&gt;Revue arch&#233;ologique&lt;/i&gt; 23 [1872], p.214-234 et 290-296).&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La disposition de ces st&#232;les n'est pas facile &#224; imaginer car les 2 textes parall&#232;les de Jos&#232;phe ne donnent pas les m&#234;mes indications. Les langues retenues pour ces inscriptions font penser, bien s&#251;r, au &lt;i&gt;Titulus&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans La Guerre des Juifs : ai9 me_n Ellhnikoi=j ai9 de_ &#8216;Rwmai+koi=j (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que Pilate fit apposer en haut de la croix o&#249; mourut J&#233;sus. Cette similitude &#8211; m&#234;me si les langues ne sont pas cit&#233;es dans le m&#234;me ordre &#8211; est int&#233;ressante &#224; noter, mais ne repr&#233;sente pas un point de contact d&#233;terminant entre l'&#339;uvre de Jos&#232;phe et les Evangiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous verrons d'abord le court passage du livre VI o&#249; Titus &#233;voque ces inscriptions (plus pr&#233;cis&#233;ment o&#249; Jos&#232;phe rapporte un discours de Titus, mais comme c'est lui-m&#234;me, Jos&#232;phe, qui &#233;tait charg&#233; de les traduire en h&#233;breu &#224; ses fr&#232;res juifs rest&#233;s &#224; l'int&#233;rieur des murailles, il est probable que ce soit ressemblant&#8230;). Et ensuite le passage plus long du livre V, qui est suivi, dans la version slavone, d'un contact tout &#224; fait explicite avec les Evangiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#232;phe a-t-il supprim&#233; ce passage dans sa seconde version ? Ou bien des mains chr&#233;tiennes &#8211; des faussaires &#8211; l'ont-elles introduites dans la version slavone, pour appuyer l'historicit&#233; des r&#233;cits &#233;vang&#233;liques ? En nous appuyant sur le travail d'E. Nodet, voyons ce que l'on peut essayer de dire de ce contact explicite : &#171; &lt;i&gt;Et au-dessus de ces inscriptions, une quatri&#232;me &#233;tait pendue dans les m&#234;mes caract&#232;res d&#233;signant J&#233;sus roi n'ayant pas r&#233;gn&#233;, crucifi&#233; par les Juifs parce qu'il annon&#231;ait la ruine de la ville et la d&#233;solation du Temple&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D'abord cette expression&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; J&#233;sus roi n'ayant pas r&#233;gn&#233;&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;ne correspond &#224; aucune fa&#231;on connue, dans les textes chr&#233;tiens, de parler de J&#233;sus. Si l'on observe la contestation que les grands pr&#234;tres pr&#233;sentent &#224; Pilate : N'&#233;cris pas &#171; Roi des Juifs &#187; mais &#171; &lt;i&gt;qui a pr&#233;tendu &#234;tre le roi des Juifs&lt;/i&gt; &#187;, on voit que ce point de vue officiel juif est tr&#232;s proche de l'inscription &#171; &lt;i&gt;le roi qui n'a pas r&#233;gn&#233;&lt;/i&gt; &#187;. C'est une st&#232;le d&#233;nonciatrice.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ensuite, la pr&#233;sence d'une telle inscription sur J&#233;sus a pour premiers objectif et effet de prouver que ses pr&#233;dictions &#233;taient fausses, puisque jusqu'&#224; l'&#233;t&#233; 70, la ville de J&#233;rusalem n'&#233;tait pas &#171; ruin&#233;e &#187; ni le Temple &#171; dans la d&#233;solation &#187;. Or les fausses proph&#233;ties sont passibles de mort (Deut&#233;ronome 18, 20-22).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On voit aussi qu'un parall&#232;le peut se faire de lui-m&#234;me, dans l'esprit du peuple qui lit cette inscription, avec le personnage d'Haman qui fut crucifi&#233; pour &#234;tre venu &#224; J&#233;rusalem et avoir voulu d&#233;truire le Temple (Targum b sur Est 3, 1), &#171; la m&#233;taphore sur Haman, prototype du destructeur du juda&#239;sme est transparente &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Donc : Interpolation chr&#233;tienne ? Non, d'apr&#232;s Nodet, inscription juive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette information du slavon est-elle v&#233;ridique, cet &#233;criteau infamant a-t-il exist&#233; ? Nous en avons peut-&#234;tre une trace avec la &#171; porte de J&#233;sus &#187;. Suivons son raisonnement :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La &lt;i&gt;Mishna&lt;/i&gt; signale (m.Midot 2:6) une &#171; porte de Yehoyak&#238;n &#187;, en souvenir de ce roi qui fit le mal et fut exil&#233; (2R 24, 9-15). Il s'agirait d'une porte du Temple, proche de l'&#233;criteau stigmatisant ce roi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon certains historiens, une ancienne coutume semblable exista &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Or l'on trouve trace de la mention d'une &#171; porte de J&#233;sus &#187;, sous-entendant l'existence &#224; proximit&#233; de cette porte d'une inscription portant sa condamnation, dans le second r&#233;cit ci-dessous relatant la mort de Jacques dit le fr&#232;re du Seigneur.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;a) Jos&#232;phe dans les &lt;i&gt;Antiquit&#233;s juda&#239;ques&lt;/i&gt; (20,197-203) &#233;crit que &#171; [le grand pr&#234;tre An&#226;n] &lt;i&gt;fit compara&#238;tre le fr&#232;re de J&#233;sus appel&#233; Christ(os), qui avait pour nom Jacques, ainsi que quelques autres. Il les accusait d'avoir transgress&#233; les lois, et les livra pour &#234;tre lapid&#233;s&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) Le r&#233;cit d'H&#233;g&#233;sippe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;H&#233;g&#233;sippe, juif chr&#233;tien n&#233; vers 110/115 &#224; J&#233;rusalem, mort en 180, cit&#233; par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, est plus pr&#233;cis. &#171; &lt;i&gt;Jacques, le fr&#232;re du Seigneur qui &#233;tait appel&#233; Juste par tous [&#8230;] Beaucoup ayant cru, et aussi des chefs, il y eut un tumulte parmi les Juifs, les scribes et les pharisiens. Ils disaient qu'il &#233;tait dangereux que tout le peuple attende J&#233;sus le Christ. Ils all&#232;rent donc ensemble vers Jacques et lui dirent : &#171; Nous te le demandons : retiens le peuple puisqu'il s'&#233;gare sur J&#233;sus. Comme si c'&#233;tait lui le Christ ! &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; puisque le peuple s'&#233;gare &#224; la suite de J&#233;sus le crucifi&#233;, annonce-nous quelle est la porte de J&#233;sus. &#187;&lt;/i&gt; Mais Jacques, contrairement &#224; leur demande, proclame que J&#233;sus est &#171; &lt;i&gt;assis dans le ciel &#224; la droite de la grande puissance&lt;/i&gt; &#187;. Et ils le tuent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la sc&#232;ne se situe au Temple, il est probable que l'&#233;vocation de la &#171; porte de J&#233;sus &#187; soit une allusion &#224; un &#233;criteau officiel, proche de cette porte, indiquant la condamnation de J&#233;sus, qu'on demande &#224; Jacques, en quelque sorte de ratifier publiquement, sous peine d'&#234;tre lui-m&#234;me mis &#224; mort. &#171; Il n'y a pas d'invraisemblance &#224; ce qu'ait subsist&#233; au Temple un &lt;i&gt;titulus&lt;/i&gt; de ce genre sur J&#233;sus &#8211; une inscription perp&#233;tuant le souvenir d'un &lt;i&gt;forfait&lt;/i&gt; de premi&#232;re grandeur, (c'est-&#224;-dire de nature sociale et politique [ou religieuse], et non de simple droit commun) &#8211; et que Flavius Jos&#232;phe en ait eu connaissance &#187;, conclut E. Nodet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment la version slavone &#8211; et ses contacts avec les Evangiles &#8211; est pr&#233;cieuse et il faut avoir de lourds pr&#233;jug&#233;s pour d&#233;cr&#233;ter qu'ils sont des rajouts de mains chr&#233;tiennes. Mais la disparition des manuscrits h&#233;bra&#239;ques qui sont &#224; l'origine de ce slavon (apr&#232;s un passage par le grec) pose la lancinante question de l'&#171; &#233;vaporation &#187; ou du &#171; naufrage &#187;, comme le disait l'abb&#233; Carmignac, de toute la litt&#233;rature h&#233;bra&#239;que chr&#233;tienne, &#224; commencer par les Evangiles&#8230;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans La naissance des Evangiles synoptiques, p. 55, l'abb&#233; Carmignac fait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;b&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;La prise de J&#233;rusalem*&lt;br class='autobr' /&gt;
(version slavone)&lt;/small&gt;&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;cite&gt;&lt;small&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;VI, II, 1 : &lt;br class='autobr' /&gt;
Titus [&#8230;] chargea Jos&#232;phe de tenir &#224; Jean*** les m&#234;mes discours qu'avant. [&#8230;] Et Jos&#232;phe, post&#233; sur un lieu &#233;lev&#233;, disait&#8230;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;VI, II, 4 : &lt;br class='autobr' /&gt;
Titus, grandement affect&#233;, disait &#224; Jean : N'est-ce pas vous, impies, qui avez &#233;lev&#233; cette &lt;strong&gt;balustrade&lt;/strong&gt; devant le saint lieu ? N'est-ce pas vous qui avez &lt;strong&gt;pos&#233; des inscriptions et les avez trac&#233;es en lettres grecques, et dans notre langue et dans la votre&lt;/strong&gt;, pour d&#233;fendre &#224; quiconque de passer outre ? N'est-ce pas nous qui vous avons donn&#233; pouvoir de tuer quiconque la franchirait, f&#251;t-il Romain ? Pourquoi donc aujourd'hui, maudits, avez-vous rempli de morts le sanctuaire et les pi&#233;tinez-vous dedans, et pourquoi avez-vous souill&#233; le temple de votre propre sang ?&lt;/cite&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;b&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;La Guerre des Juifs**&lt;br class='autobr' /&gt;
(version usuelle, grec)&lt;/small&gt;&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;cite&gt;&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
VI, II, 1 : &lt;br class='autobr' /&gt;
93 Titus [&#8230;] fit avancer Jos&#232;phe [&#8230;] ; il lui ordonna de r&#233;p&#233;ter &#224; Jean*** ce qu'il avait dit pr&#233;c&#233;demment [&#8230;] 96 Et Jos&#232;phe, s'&#233;tant plac&#233; de fa&#231;on &#224; se faire entendre non seulement de Jean mais de la multitude, transmit en h&#233;breu le message de C&#233;sar [Titus]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;VI, II, 4 :&lt;br class='autobr' /&gt;
124 Titus, extr&#234;mement affect&#233;, adressa de nouveau des reproches &#224; Jean et &#224; ses acolytes : N'est-ce pas vous, leur dit-il, &#244; les pires des sc&#233;l&#233;rats, qui avez plac&#233; cette &lt;strong&gt;barri&#232;re&lt;/strong&gt; en avant du Sanctuaire ? 125 N'est-ce pas vous qui y avez &lt;strong&gt;intercal&#233; des&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;st&#232;les grav&#233;es en caract&#232;res grecs et latins&lt;/strong&gt; proclamant que personne ne doit franchir ce parapet ? 126 Ne vous avons-nous pas permis de mettre &#224; mort ceux qui le franchiraient, fussent-ils Romains ? Pourquoi donc maintenant, criminels, foulez-vous aux pieds des cadavres &#224; l'int&#233;rieur de cette barri&#232;re ? Pourquoi souillez-vous le Sanctuaire de sang &#233;tranger et indig&#232;ne ?&lt;/small&gt;&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Voici maintenant au livre V le passage plus long et qui, dans le slavon, pr&#233;sente ce contact tout &#224; fait explicite avec les Evangiles.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;cite&gt;&lt;small&gt;V, V, 2 : &lt;br class='autobr' /&gt;
Au sommet, on &#233;leva de doubles portiques, &#224; colonnes de pierres de vingt-cinq coud&#233;es de haut faites d'un seul bloc de marbre blanc. La couverture &#233;tait de planches de c&#232;dre bien taill&#233;es et d'une grande richesse naturelle, de sorte que le spectateur ne pouvait rapidement d&#233;tourner les yeux de cette vue ; mais il n'y avait l&#224; aucun ouvrage de peinture ni de sculpture. Le pourtour des murs &#233;tait de six stades. La cour non couverte &#233;tait d&#233;cor&#233;e de pierres diverses dans ses murs et dans son pavage. De l&#224; &#233;tait la mont&#233;e vers le second Temple, et devant lui des pierres de &lt;strong&gt;parapet&lt;/strong&gt; hautes de trois coud&#233;es, et fort agr&#233;ables &#224; voir. L&#224; se dressaient des colonnes &#233;gales et &lt;strong&gt;sur elles des inscriptions en caract&#232;res grecs et romains et juifs, proclamant la loi de puret&#233;, et que l'&#233;tranger ne p&#233;n&#233;tr&#226;t pas &#224; l'int&#233;rieur&lt;/strong&gt;. Car c'&#233;tait ce qu'ils appelaient le sanctuaire : on y acc&#233;dait par quatorze degr&#233;s, et le sommet &#233;tait une construction quadrangulaire. Et, &lt;strong&gt;au dessus de ces inscriptions, une quatri&#232;me &#233;tait pendue dans les m&#234;mes caract&#232;res d&#233;signant J&#233;sus roi n'ayant pas r&#233;gn&#233;, crucifi&#233; par les Juifs parce qu'il annon&#231;ait la ruine de la ville et le d&#233;solation du Temple&lt;/strong&gt;. Et du c&#244;t&#233; de l'Orient &#233;taient la porte et le lieu r&#233;serv&#233;s aux femmes pour le culte et la pri&#232;re. Car par les autres portes il n'&#233;tait pas permis aux femmes d'entrer, non plus que, par leur porte, de franchir la s&#233;paration. Le c&#244;t&#233; de l'occident n'avait pas de porte, mais d'un bout &#224; l'autre &#233;tait enclos de murs. Les portiques entre les portes, qui &#233;taient en regardant l'int&#233;rieur depuis les murs devant le tr&#233;sor, &#233;taient pos&#233;s sur de grandes colonnes de marbre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, V, 3 : &lt;br class='autobr' /&gt;
De ces portes, neuf &#233;taient forg&#233;es d'or et d'argent, avec leurs charni&#232;res et leur encadrement ; l'une, ext&#233;rieure, bard&#233;e de cuivre de Corinthe, &#233;tait plus &#233;clatante et plus admirable que celles qui &#233;taient argent&#233;es et dor&#233;es. Toutes les portes &#233;taient &#224; deux battants, dont chacun avait en hauteur trente coud&#233;es, et en largeur quinze [&#8230;]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&#034;font-size:small&#034;&gt;* &lt;i&gt;La prise de &lt;/i&gt;J&#233;rusalem, Flavius Jos&#232;phe, traduit du slavon par V. Istrin, Publications de l'Institut d'Etudes Slaves, Paris 1934-38.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;***Jean de Gishala (ennemi de Jos&#232;phe).&lt;/span&gt;&lt;/cite&gt;&lt;/small&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;cite&gt;&lt;small&gt;V, V, 2 : &lt;br class='autobr' /&gt;
190 Les ouvrages qui s'&#233;levaient sur ces fondations &#233;taient dignes d'elles. Tous les portiques &#233;taient doubles et leurs colonnes atteignaient vingt-cinq coud&#233;es en hauteur : c'&#233;taient des monolithes du marbre le plus blanc ; les plafonds &#233;taient lambriss&#233;s de c&#232;dre. 191La magnificence naturelle de ces portiques, la perfection de leur polissage et de leur ajustement, offraient un spectacle impressionnant, et cela sans aucun embellissement artificiel d&#251; au travail d'un peintre ou d'un sculpteur. 192Ils mesuraient en largeur trente coud&#233;es ; le p&#233;rim&#232;tre qu'ils couvraient, et qui englobait l'Antonia, atteignait six stades. La partie &#224; ciel ouvert &#233;tait d'un bout &#224; l'autre diversifi&#233;e par un pavement de pierres multicolores. 193Quand, l'ayant travers&#233;e, on s'avan&#231;ait vers la deuxi&#232;me cour du temple, on la trouvait entour&#233;e d'une &lt;strong&gt;barri&#232;re&lt;/strong&gt; de pierres de trois coud&#233;es de haut, d'un tr&#232;s joli travail. 194&lt;strong&gt;On y avait incorpor&#233;, &#224; intervalles r&#233;guliers, des st&#232;les rappelant, les unes en grec, les autres en latin, la loi de purification, qui interdit &#224; un &#233;tranger de p&#233;n&#233;trer dans le Lieu saint&lt;/strong&gt; : car c'est ainsi qu'&#233;tait appel&#233;e la deuxi&#232;me enceinte du Temple. 195On y acc&#233;dait par quatorze marches &#224; partir de la premi&#232;re enceinte ; sa surface en haut formait un carr&#233; et elle &#233;tait prot&#233;g&#233;e par un mur qui lui &#233;tait propre. Ce dernier avait ext&#233;rieurement une hauteur de quarante coud&#233;es, mais qui &#233;tait cach&#233;e par les escaliers ; 196sa hauteur int&#233;rieure &#233;tait de vingt-cinq coud&#233;es, car l'escalier &#233;tait construit contre un terrain plus &#233;lev&#233;, le mur n'&#233;tant plus enti&#232;rement visible &#224; l'int&#233;rieur, une partie &#233;tant cach&#233; par la colline. 197Apr&#232;s les quatorze marches, il y avait un espace de dix coud&#233;es, enti&#232;rement plat, jusqu'au mur ; 198de l&#224;, cinq autres marches donnaient acc&#232;s aux portails. Ceux-ci, au nord et au sud, &#233;taient au nombre de huit, quatre de chaque c&#244;t&#233;. Il y en avait n&#233;cessairement deux &#224; l'est : de ce c&#244;t&#233;, en effet, un emplacement r&#233;serv&#233; aux d&#233;votions des femmes avait &#233;t&#233; entour&#233; d'un mur et rendait un deuxi&#232;me portail n&#233;cessaire ; il avait &#233;t&#233; d&#233;coup&#233; en face du premier. 199Dans les autres parties, il y avait un seul portail au sud et un seul au nord, par lequel on acc&#233;dait &#224; l'emplacement r&#233;serv&#233; aux femmes ; car les femmes n'avaient pas le droit d'entrer par les autres portails, m&#234;me pas de franchir leur mur de s&#233;paration par leur propre portail. D'ailleurs, cet emplacement &#233;tait accessible pour l'adoration aussi bien aux femmes du pays qu'&#224; des &#233;trang&#232;res de race juive. 200La partie ouest n'avait aucun portail : de ce c&#244;t&#233; le mur avait &#233;t&#233; construit sans ouverture. Les portiques, entre les portails tourn&#233;s vers l'int&#233;rieur &#224; partir du mur, face aux b&#226;timents du tr&#233;sor, &#233;taient soutenus par des colonnes tr&#232;s belles et tr&#232;s hautes. Ces portiques n'&#233;taient pas doubles, mais &#224; part la grandeur, ils ne le c&#233;daient en rien &#224; ceux de la cour inf&#233;rieure.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, V, 3 : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;201Neuf de ces portails &#233;taient, sur toute leur surface, recouverts d'or et d'argent, comme &#233;taient leurs montants et leurs linteaux ; mais un, qui &#233;tait &#224; l'ext&#233;rieur du sanctuaire, en bronze de Corinthe, surpassait largement en valeur les portails plaqu&#233;s d'argent et d'or. Chaque portail avait deux portes de trente coud&#233;es de haut chacune et de quinze de large ; [&#8230;]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&#034;font-size:small&#034;&gt;** &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, Flavius Jos&#232;phe, traduit du grec par P. Savinel, Editions de Minuit, Paris 2004.&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/cite&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Aux &#233;ditions du Cerf : Henry St. John Thackeray et Etienne Nodet, &lt;i&gt;Flavius Jos&#232;phe, l'homme et l'historien&lt;/i&gt;, Paris 2000 ; E. Nodet,&lt;i&gt; Bapt&#234;me et r&#233;surrection, le t&#233;moignage de Jos&#232;phe&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;Le Fils de Dieu&lt;/i&gt;, 2002 ; &lt;i&gt;Histoire de J&#233;sus ?&lt;/i&gt;, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;F. Jos&#232;phe le dit dans les toutes premi&#232;res lignes de &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, (livre I , &#167;1).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jos&#232;phe mentionne &#233;galement cette interdiction dans les&lt;i&gt; Antiquit&#233;s juda&#239;ques&lt;/i&gt; (15, 417) qu'il &#233;crit une vingtaine d'ann&#233;es plus tard. De m&#234;me Philon dans &lt;i&gt;Legatio ad Caium&lt;/i&gt; (&#167; 212) y fait allusion.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt; : &lt;span class=&#034;grec&#034;&gt;ai9 me_n Ellhnikoi=j ai9 de_ &#8216;Rwmai+koi=j gra&amp;mmasin&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le Titulus :&lt;span class=&#034;grec&#034;&gt; kai_ h]n gegsame&amp;non &#8216;Ebrai+sti&amp;, &#8216;Rwmai+sti/, &#8216;Ellhnisti/&#8230;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Selon certains historiens, une ancienne coutume semblable exista &#224; l'Acropole d'Ath&#232;nes : les noms des grands criminels &#224; l'&#233;gard de la patrie (ou de la religion) &#233;taient inscrits, avec leur condamnation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;H&#233;g&#233;sippe, juif chr&#233;tien n&#233; vers 110/115 &#224; J&#233;rusalem, mort en 180, cit&#233; par Eus&#232;be de C&#233;sar&#233;e dans son &lt;i&gt;Histoire eccl&#233;siastique &lt;/i&gt;(II, 23, 1-24).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;La naissance des Evangiles synoptiques&lt;/i&gt;, p. 55, l'abb&#233; Carmignac fait allusion &#224; ce &#171; naufrage &#187;. Voir aussi le bulletin n&#176;31, &lt;i&gt;A la source de nos Evangiles en grec, des manuscrits h&#233;bra&#239;ques qui se seraient comme &#171; &#233;vapor&#233;s &#187; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le &#171; Troisi&#232;me Mur &#187; d'H&#233;rode Agrippa Ier (roi de Jud&#233;e de 41 &#224; 44 ap. J.-C.)</title>
		<link>https://www.abbe-carmignac.org/?Le-Troisieme-Mur-d-Herode-Agrippa</link>
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		<dc:date>2015-02-27T11:43:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Reginald Wehrkamp-Richter&lt;br class='autobr' /&gt;
avec la collaboration de J. C. Olivier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Flavius-Josephe-" rel="directory"&gt;Flavius Jos&#232;phe version slavone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Flavius Jos&#232;phe, version slavone&lt;br class='autobr' /&gt;
bulletin &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/IMG/pdf/n043.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;No. 43&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Suite voir &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/Flavius-Josephe-Jesus-roi-n-ayant&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flavius Jos&#232;phe J&#233;sus roi n'ayant pas r&#233;gn&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous remercions vivement Monsieur Reginald Wehrkamp-Richter pour cette r&#233;flexion &#171; de bon sens &#187; concernant le troisi&#232;me rempart de J&#233;rusalem, bien connu des historiens comme des arch&#233;ologues, dont Flavius Jos&#232;phe parle &#224; plusieurs reprises dans les deux versions qu'il fit de la guerre de 66-70. Fl. Jos&#232;phe ne se doutait certainement pas que la pr&#233;cision de ses descriptions permettrait de verser un indice probant &#8211; un de plus ! &#8211; au dossier de la r&#233;daction pr&#233;coce des Evangiles.tir&#233; du&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &#171; Troisi&#232;me Mur &#187; d'H&#233;rode Agrippa I&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;er&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; (roi de Jud&#233;e de 41 &#224; 44 ap. J.-C.)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indice probant d'une r&#233;daction pr&#233;coce des Evangiles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;i&gt;Nous remercions vivement Monsieur Reginald Wehrkamp-Richter pour cette r&#233;flexion &#171; de bon sens &#187; concernant le troisi&#232;me rempart de J&#233;rusalem, bien connu des historiens comme des arch&#233;ologues, dont Flavius Jos&#232;phe parle &#224; plusieurs reprises dans les deux versions qu'il fit de la guerre de 66-70. Fl. Jos&#232;phe ne se doutait certainement pas que la pr&#233;cision de ses descriptions permettrait de verser un indice probant &#8211; un de plus ! &#8211; au dossier de la r&#233;daction pr&#233;coce des Evangiles.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quatre Evangiles s'accordent sur le lieu o&#249; J&#233;sus fut crucifi&#233;, mais seul l'Evangile de St Jean&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mais ce m&#234;me lieu est mentionn&#233; par les trois autres Evangiles : St (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pr&#233;cise que ce lieu est en dehors de la ville :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J&#233;sus, portant lui-m&#234;me sa croix, &lt;strong&gt;sortit&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;en direction du lieu dit : Le Cr&#226;ne, ou Calvaire, en h&#233;breu : Golgotha. &#187; (Jn, 19, 17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme on avait crucifi&#233; J&#233;sus dans &lt;strong&gt;un endroit proche de la ville&lt;/strong&gt;&#8230; &#187;. (Jn 19, 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Pr&#232;s du lieu&lt;/strong&gt; o&#249; J&#233;sus avait &#233;t&#233; crucifi&#233;, il y avait &lt;strong&gt;un jardin, et dans ce jardin un tombeau neuf&lt;/strong&gt;&#8230; &#187; (Jn, 19, 41) [ndr : un jardin o&#249; il y a un tombeau &#8211; et les arch&#233;ologues en ont retrouv&#233; plusieurs dans cette zone - ne peut absolument pas &#234;tre &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la ville juive de J&#233;rusalem, car il la rendrait &#8220;impure&#8221;].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la construction d'une troisi&#232;me muraille, fut commenc&#233;e par le roi H&#233;rode Agrippa 1er, pendant son r&#232;gne sur la Jud&#233;e de 41 &#224; 44, rempart qui enserrait &#8211; pour le prot&#233;ger&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette 3&#232;me fortification visait-elle &#224; rendre J&#233;rusalem imprenable en temps (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; un nouveau quartier de J&#233;rusalem, quartier o&#249; se trouvait le Golgotha (voir croquis). Ce 3&#232; mur, connu des arch&#233;ologues&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Des discussions existent concernant certaines parties de son trac&#233;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, est bien d&#233;crit par Flavius Jos&#232;phe dans ses deux versions de la guerre qui, de 66 &#224; 70, opposa Juifs et Romains, mais il l'&#233;voque aussi dans ses &lt;i&gt;Antiquit&#233;s Juives&lt;/i&gt; (XIX, VII, 2), &#233;crites environ vingt ans plus tard (vers 93). Dans ses &#233;crits, Jos&#232;phe dit qu'H&#233;rode Agrippa 1er dut interrompre sa construction sur ordre de l'empereur Claude (41-54), et pr&#233;cise que ce rempart fut ensuite &#233;lev&#233; par les Juifs avec une hauteur totale de 25 coud&#233;es. C'est ce rempart dont Titus s'empara &#171; apr&#232;s 15 jours de combats, le 7&#232; jour du mois d'Art&#233;mision &#187;, dans la phase finale du si&#232;ge de J&#233;rusalem, &#224; l'&#233;t&#233; 70.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Page suivante, voici pr&#233;sent&#233;s en face &#224; face comme dans le bulletin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; la question de la datation : comme l'Evangile selon Saint Jean pr&#233;cise, dans le r&#233;cit de la Passion, que le Golgotha est &lt;strong&gt;ext&#233;rieur &#224; J&#233;rusalem&lt;/strong&gt;, ce r&#233;cit peut difficilement avoir &#233;t&#233; mis par &#233;crit post&#233;rieurement aux ann&#233;es 41-44, alors qu'une troisi&#232;me muraille le mettait &lt;strong&gt;tr&#232;s &#224; l'int&#233;rieur&lt;/strong&gt; de ce nouveau quartier appel&#233; Bezetha ou Ville-Neuve. Simple question de bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand on pense &#224; la fa&#231;on tr&#232;s contrast&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(a) Dans une conf&#233;rence de 1978 (voir nos n&#176; 0 d'ao&#251;t 1998 et n&#176; 1 de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont a &#233;t&#233; re&#231;u l'argument de poids &#8211; et de bon sens &#8211; de Mgr Robinson, constatant que les Evangiles ne mentionnent pas la destruction du Temple, v&#233;ritable cataclysme pour tous les Juifs, parce qu'ils ont &#233;t&#233; mis par &#233;crit avant celle-ci, avant l'an 70, on est inquiet pour la &#8220;r&#233;ception&#8221; du 3&#232;me Mur d'Agrippa, commenc&#233;, lui, dans les ann&#233;es 41/42&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette muraille qui, en 66, quand la guerre puis le si&#232;ge de J&#233;rusalem commence, fait dix coud&#233;es d'&#233;paisseur et vingt-cinq coud&#233;es de haut, sera-t-elle un argument &#171; &lt;i&gt;absolument convaincant&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;insuffisant en lui-m&#234;me &lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;qui ne r&#233;ussit pas &#224; convaincre &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; ?? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reginald Wehrkamp-Richter&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avec la collaboration de J. C. Olivier&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;La prise de J&#233;rusalem &lt;/strong&gt;(Version slavone)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, IV, 1 : La ville &#233;tait enceinte de &lt;strong&gt;trois murs&lt;/strong&gt;, l&#224; o&#249; elle n'avait pas derri&#232;re elle des pr&#233;cipices profonds. Car, &#224; ces endroits-l&#224;, il n'y avait qu'une enceinte. [&#8230;]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, IV, 2 : Des &lt;strong&gt;trois murailles&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;premi&#232;re&lt;/strong&gt; fut construite par David et Salomon tr&#232;s forte et inaccessible ; elle commence &#224; la Tour des Chevaux et finit &#224; la piscine de Salomon et &#224; Ophlas. La &lt;strong&gt;deuxi&#232;me&lt;/strong&gt; commence &#224; la porte de Genath, fait le tour et se termine &#224; l'Antonia. &lt;strong&gt;La troisi&#232;me&lt;/strong&gt; va de la Tour des Chevaux &#224; la Tour de Mosa&#239;que et se termine aux tombeaux d'H&#233;l&#232;ne et aux caveaux royaux, o&#249; est le Tombeau du Foulon. Agrippa* avait ajout&#233; &#224; l'enceinte de nouveaux murs et les appela Bezetha, ou Ville-neuve. Mais il n'acheva pas le travail, par crainte de Claude** pour qu'il ne se figur&#226;t pas que l'ampleur de l'entreprise visait &#224; la s&#233;dition. En effet, on n'aurait pas pu prendre la ville, si Agrippa avait termin&#233; les murs comme il avait commenc&#233;. Car il les avait b&#226;tis de pierres de vingt coud&#233;es d'&#233;paisseur et dix de largeur, et ils ne pouvaient &#234;tre ni taill&#233;s par le fer ni &#233;branl&#233;s par les b&#233;liers. Agrippa ayant cess&#233; le travail, comme nous avons dit, par peur, les Juifs &#233;lev&#232;rent les murs &#224; vingt-cinq coud&#233;es. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, chap. II, &#167; 4 : [Les habitants se disent : ] Voici &lt;strong&gt;trois murs&lt;/strong&gt; qui entravent notre respiration [&#8230;] jusqu'&#224; quand resterons-nous &#224; l'int&#233;rieur de la ville, comme si nous &#233;tions au spectacle [&#8230;] et rev&#234;tus de leurs armes [ils] firent une sortie... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, VII, 2 : [&#8230;] Comme le Vainqueur d&#233;molissait les murs, les Juifs, &#233;puis&#233;s par le combat continuel et les veilles, r&#233;solurent de se r&#233;fugier dans les murailles int&#233;rieures, en disant qu'il &#233;tait superflu de se massacrer pour les murs ext&#233;rieurs alors qu'il en restait deux plus forts. Et les Romains grimp&#232;rent sur les murs par la br&#232;che ouverte par le Vainqueur &#8211; c'est ainsi, en effet, qu'ils appelaient le grand b&#233;lier, parce qu'il vainquait tout - ; les Juifs, descendus des remparts, s'enfuirent vers le second mur, et les Romains d&#233;j&#224; entr&#233;s ouvrirent les portes &#224; l'arm&#233;e. Ainsi prirent-ils les &lt;strong&gt;premi&#232;res murailles&lt;/strong&gt; [en venant de l'ext&#233;rieur, c'est-&#224;-dire le &#171; 3&#232; Mur &#187;] apr&#232;s quinze jours de combat, le septi&#232;me jour du mois d'Art&#233;mision.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;La Guerre des Juifs (Version usuelle, grec)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, IV, 1 : La cit&#233; &#233;tait fortifi&#233;e par &lt;strong&gt;trois lignes de remparts&lt;/strong&gt;, sauf l&#224; o&#249; elle &#233;tait entour&#233;e de ravins infranchissables et o&#249; une seule ligne suffisait. [&#8230;]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, IV, 2 : Des &lt;strong&gt;trois remparts&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;le plus ancien&lt;/strong&gt; &#233;tait difficile &#224; prendre, du fait des ravins qui l'entouraient et de la colline qui les dominait et sur laquelle il &#233;tait construit. En plus de l'avantage que lui conf&#233;rait sa position, il avait pour lui d'&#234;tre tr&#232;s solidement b&#226;ti, car David et Salomon et les rois qui leur succ&#233;d&#232;rent avaient mis tout leur z&#232;le dans cette construction. Il commen&#231;ait au nord, &#224; la tour nomm&#233;e Hippicus et s'&#233;tendait jusqu'au Xyste ; ensuite il rejoignait la Salle du Conseil et se terminait au portique occidental du Temple. Dans l'autre direction, face &#224; l'ouest, il commen&#231;ait au m&#234;me point, descendait &#224; travers le lieu appel&#233; Bethso jusqu'&#224; la porte des Ess&#233;niens, puis tournait vers le sud au dessus de la fontaine Silo&#233;, d'o&#249; il tournait encore une fois en direction de l'est vers la piscine de Salomon ; il allait jusqu'&#224; un lieu qu'on appelle Ophlas et se terminait au portique oriental du Temple. Le &lt;strong&gt;deuxi&#232;me rempart&lt;/strong&gt; commen&#231;ait &#224; une porte du premier, appel&#233;e Gennath ; enfermant seulement le quartier nord de la ville, il remontait jusqu'&#224; l'Antonia. Le &lt;strong&gt;troisi&#232;me&lt;/strong&gt; commen&#231;ait &#224; la tour Hippicus, d'o&#249; il s'&#233;tendait en direction nord jusqu'&#224; la tour Ps&#233;phinus ; ensuite il descendait en face des monuments d'H&#233;l&#232;ne, reine d'Adiab&#232;ne et fille du roi Izate ; il continuait &#224; travers les grottes royales, s'infl&#233;chissait &#224; une tour d'angle, pr&#232;s de ce qu'on appelle la Tombe du Foulon et, rejoignant l'ancien rempart, se terminait au ravin appel&#233; C&#233;dron. Ce rempart, c'est Agrippa* qui l'avait construit pour enclore la partie de la ville qui s'&#233;tait construite en avant et qui &#233;tait d&#233;munie de toute protection : car la ville, surpeupl&#233;e, se glissait, petit &#224; petit, hors de son enceinte, et les habitants, r&#233;unissant &#224; la colline le quartier situ&#233; au nord du Temple, avaient fait une telle avanc&#233;e qu'ils avaient couronn&#233; de maisons une quatri&#232;me colline, appel&#233;e B&#233;z&#233;tha, situ&#233;e en face de l'Antonia, dont la s&#233;parait un foss&#233; profond, creus&#233; expr&#232;s pour que les fondations de l'Antonia ne soient pas reli&#233;es &#224; la colline et du m&#234;me coup, d'acc&#232;s plus facile et d'une hauteur moindre ; c'est pourquoi on avait augment&#233; la hauteur des tours de toute la profondeur du foss&#233;. Le quartier nouvellement construit &#233;tait appel&#233; dans la langue du pays B&#233;z&#233;tha qui, traduit en grec, voudrait dire Ville Neuve. Comme les habitants de ce quartier &#233;tait d&#233;pourvus de protection, le p&#232;re du roi actuel***, qui s'appelait Agrippa comme lui, commen&#231;a le rempart mentionn&#233; ci-dessus ; mais il eut peur que l'empereur Claude ne le soup&#231;onn&#226;t de vis&#233;es r&#233;volutionnaires et s&#233;ditieuses si l'ouvrage prenait de trop vastes proportions. Il arr&#234;ta donc les travaux alors qu'il avait juste jet&#233; les fondations. Et, de fait, s'il avait continu&#233; le rempart comme il l'avait commenc&#233;, la ville aurait &#233;t&#233; absolument imprenable. Car il &#233;tait construit avec des pierres de vingt coud&#233;es de long et dix de large, qui ne pouvaient pas facilement &#234;tre min&#233;es par le fer ou &#233;branl&#233;es par les machines de guerre. Le rempart lui-m&#234;me avait dix coud&#233;es d'&#233;paisseur et aurait vraisemblablement atteint davantage en hauteur si l'ambition de celui qui l'avait commenc&#233; n'avait &#233;t&#233; entrav&#233;e. Par la suite, bien qu'&#233;lev&#233; en h&#226;te par les Juifs, il atteignit vingt coud&#233;es de haut, avec des cr&#233;neaux de deux coud&#233;es et des abris de trois, de sorte que la hauteur totale atteignait vingt-cinq coud&#233;es. &#167; 3 : Au dessus du rempart s'&#233;levaient des tours de vingt coud&#233;es de large et vingt de haut, carr&#233;es et massives, comme le rempart lui-m&#234;me ; [&#8230;] Le troisi&#232;me rempart comportait quatre-vingt-dix de ces tours, &#224; deux cents coud&#233;es de distance les unes des autres. [&#8230;]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, chap. II, &#167; 4 : [&#8230;] ils [les Juifs &#8220;factieux&#8221; dit F. Jos&#232;phe] se demandaient les uns aux autres ce qu'ils attendaient et ce qui leur avait pris de laisser &#233;riger &lt;strong&gt;trois fortifications&lt;/strong&gt; pour se faire &#233;trangler [&#8230;] et, tandis que l'ennemi se construisait impun&#233;ment une cit&#233; rivale, eux restaient assis derri&#232;re leurs remparts, comme des spectateurs assistants &#224; des travaux [&#8230;] et saisissant leurs armes ils font soudainement une sortie&#8230;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;V, VII, 2 : [&#8230;] d&#233;j&#224; le rempart c&#233;dait sous les coups du &#8220;Vainqueur&#8221; (c'est le surnom que les Juifs avaient eux-m&#234;mes donn&#233; au plus grand b&#233;lier des Romains, parce qu'il triomphait de tout). Or ils &#233;taient &#233;puis&#233;s depuis longtemps par les combats, et les gardes de nuit mont&#233;es loin de la ville : d'autre part leur indolence et ce don qu'ils avaient de prendre toujours la mauvaise d&#233;cision leur fit trouver superflu de garder ce rempart [le 3&#232; Mur, la muraille la plus ext&#233;rieure] alors qu'il en restait deux autres derri&#232;re lui. La plupart donc mollirent et se retir&#232;rent ; et quand les Romains mont&#232;rent sur la br&#232;che qu'avait ouverte le Vainqueur, ils abandonn&#232;rent tous leur poste et s'enfuirent au deuxi&#232;me rempart. Les soldats qui avaient franchi le premier, ouvrirent les portes et firent rentrer toute l'arm&#233;e. Ainsi les Romains se rendirent ma&#238;tres du &lt;strong&gt;premier rempart&lt;/strong&gt; en quinze jours, le septi&#232;me du mois d'Art&#233;mius (ann&#233;e 70 ap. J.-C.)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;[Ndr : (*) H&#233;rode Agrippa I, t&#233;trarque de diverses provinces &#224; partir de 37, roi de Jud&#233;e de 41 &#224; 44 ; (**) Claude, empereur romain de 41 &#224; 54 ; (***) le &#171; roi actuel &#187;, pendant la guerre, est H&#233;rode Agrippa II (roi de 48 &#224; 95 environ). Une coud&#233;e vaut environ 0,45 m&#232;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Mais ce m&#234;me lieu est mentionn&#233; par les trois autres Evangiles : St Matthieu, 27, 33 : &#171; au lieu nomm&#233; Golgotha &#187; ; St Marc, 15, 22 : &#171; au lieu Golgotha, ce qui signifie &#8220;Lieu du Cr&#226;ne&#8220; &#187; ; St Luc, 23, 33 : &#171; au lieu appel&#233; &#8220;Calvaire&#8220; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cette 3&#232;me fortification visait-elle &#224; rendre J&#233;rusalem imprenable en temps de guerre ? En tout cas c'est ainsi que l'ont compris les services imp&#233;riaux qui avaient alert&#233; l'empereur Claude. Mais il y avait aussi un imp&#233;ratif de s&#233;curit&#233; : cette grande zone d'habitat spontan&#233;, ce quartier neuf qui s'&#233;tendait peu &#224; peu aux d&#233;pens des jardins, carri&#232;res, cimeti&#232;re et autres usages, se trouvait, le soir, quand on fermait les portes de la Ville, &#224; la merci de la loi du plus fort.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Des discussions existent concernant certaines parties de son trac&#233;, &#233;galement d'ailleurs pour le deuxi&#232;me mur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Page suivante, voici pr&#233;sent&#233;s en face &#224; face comme dans le bulletin pr&#233;c&#233;dent, des textes extraits des deux versions que Flavius Jos&#232;phe fait de la guerre de 66-70, le r&#233;cit &#8220;slavon&#8221;, issu du 1er livre, &lt;i&gt;La Prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt;, que F. Jos&#232;phe dit avoir &#233;crit dans la langue de ses p&#232;res&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; et le r&#233;cit grec &#8220;usuel&#8221; bien connu, &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, qu'il &#233;crivit un peu apr&#232;s (vers72-73). Pour cette question du &#171; 3&#232; Mur &#187; la comparaison ne fait pas ressortir de diff&#233;rences importantes, les faits d&#233;crits sont en gros les m&#234;mes. Mais elle permet de comprendre pourquoi la version &#171; usuelle &#187; est plus longue alors qu'au contraire en sont absents &#8211; expurg&#233;s ? - tous les passages qui pr&#233;sentent un contact direct avec les Evangiles : dans son ensemble cette 2nde version, la version usuelle, est plus &#8220;d&#233;lay&#233;e&#8221; ; elle est aussi moins &#8220;juive&#8221;, c'est-&#224;-dire plus adapt&#233;e &#224; un public romain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'authenticit&#233; de la version slavone &#8211; sa reconnaissance comme &#233;crit de Flavius Jos&#232;phe, apparent&#233; &#224; son 1er r&#233;cit de la guerre - a &#233;t&#233; attaqu&#233;e de multiples fa&#231;ons : certains affirmant que ce 1er r&#233;cit n'a peut-&#234;tre jamais exist&#233;, d'autres, qu'il n'a jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;, d'autres, que le slavon est une forgerie de moines chr&#233;tiens dans le monde slave ou byzantin, vers le XI&#232; si&#232;cle, d'autres que le slavon est bien un r&#233;cit de F. J. sauf les passages pr&#233;sentant des contacts avec les Ecritures Chr&#233;tiennes, qui eux ont &#233;t&#233; introduits dans le texte par des mains chr&#233;tiennes pour en faire des t&#233;moignages confortant les faits du Nouveau Testament (th&#233;orie &#233;galement souvent avanc&#233;e pour le &#171; testimonium flavianum &#187; des &lt;i&gt;Antiquit&#233;s Juives) &lt;/i&gt; ; mais, depuis 2000 environ, la question a &#233;t&#233; reprise de fond en comble par le dominicain Etienne Nodet qui conclue formellement &#224; l'authenticit&#233;. Dans les prochains bulletins, nous continuerons &#224; vous donner &#224; lire ces &#171; passages-contacts &#187; et nous reprendrons la question de l'authenticit&#233; ou non du slavon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;(a) Dans une conf&#233;rence de 1978 (voir nos n&#176; 0 d'ao&#251;t 1998 et n&#176; 1 de janvier 1999 sur notre site) l'abb&#233; Carmignac disait : &#171; Mgr Robinson insiste sur 2 arguments [&#8230;] et je suis tout honteux de ne pas les avoir invent&#233;s tellement ils sont clairs ! Ils me paraissent absolument convaincants et je ne vois pas ce que l'on pourrait objecter pour r&#233;futer ces deux arguments-l&#224; [&#8230;]. Premier argument : Pour les Juifs, ce n'est pas la prise de J&#233;rusalem, c'est la destruction du Temple le 29 ao&#251;t 70 qui est une cassure totale [&#8230;], depuis ce jour-l&#224;, ils ne peuvent plus pratiquer leur religion, ils ne peuvent plus offrir de sacrifices - puisqu'ils doivent &#234;tre offerts au Temple -, ils ne peuvent plus manger la P&#226;que &#8211; l'agneau doit &#234;tre immol&#233; au Temple, il n'y a plus de Grand-Pr&#234;tre, etc. [&#8230;] Jusque-l&#224; le peuple juif a sa religion qui remonte &#224; Mo&#239;se et qui a &#233;t&#233; v&#233;cue, plus ou moins bien, mais qui a &#233;t&#233; v&#233;cue jusqu'au 29 ao&#251;t 70. A partir de ce jour-l&#224;, la religion juive est devenue impossible &#224; pratiquer [&#8230;] Quand on pense &#224; cela on se rend compte du contrecoup &#233;norme que cela a d&#251; &#234;tre pour les Juifs. [&#8230;] S'il y avait une partie du Nouveau Testament qui soit post&#233;rieure &#224; 70, elle devrait normalement nous avoir parl&#233; de la destruction du Temple, surtout les trois Evangiles synoptiques, &#224; l'endroit o&#249; ils font allusion &#224; la destruction de Temple, or on ne lit que la pr&#233;diction de J&#233;sus, tr&#232;s br&#232;ve, et au futur : &#171; il ne restera pas pierre sur pierre, tout sera d&#233;truit &#187;. Ainsi &#233;galement l'&#233;p&#238;tre aux H&#233;breux o&#249; l'on parle du&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temple comme existant, en d&#233;crivant au pr&#233;sent son fonctionnement [&#8230;]. &#171; Donc c'est qu'on n'a pas cess&#233; de les offrir [les sacrifices], par cons&#233;quent l'&#233;p&#238;tre aux H&#233;breux est &#233;crite avant la destruction du Temple &#187; observe l'abb&#233; Carmignac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et deuxi&#232;me argument qui lui para&#238;t encore plus fort : c'est la diff&#233;rence entre un pa&#239;en et un Juif qui se convertissent au Christianisme. &#171; Pour le pa&#239;en il lui faut admettre que Dieu existe ; que Dieu est Cr&#233;ateur, qu'Il a parl&#233; dans l'Ancien Testament, admettre que les Ecritures sont inspir&#233;es, que Dieu a voulu sauver son peuple, et qu'Il a promis un messie. Et ensuite seulement, admettre que ce messie est J&#233;sus, et que J&#233;sus est fils de Dieu. Alors qu'un Juif qui devient chr&#233;tien n'a que ces deux points &#224; ajouter &#224; sa foi. Or, &#224; part le discours de Saint Paul &#224; l'Ar&#233;opage, &#224; Ath&#232;nes, devant des notables purement pa&#239;ens, les textes du Nouveau Testament n'abordent que ces deux derniers th&#232;mes : c'est que leurs auteurs n'envisageaient comme destinataires que des Juifs ou des pros&#233;lytes&#8230; &#187; Et l'abb&#233; Carmignac conclut : &#171; Apr&#232;s 70, il n'est pas pensable que l'on &#233;crive tout le Nouveau Testament sans faire allusion aux pa&#239;ens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(b)&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.abbe-carmignac.org/IMG/jpg/1000000000000451000005da6f11fb6a.jpg' width=&#034;324&#034; height=&#034;440&#034; alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;J&#201;RUSALEM AU MILIEU DU Ier SI&#200;CLE
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;J&#201;RUSALEM AU MILIEU DU Ier SI&#200;CLE
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;J&#201;RUSALEM AU MILIEU DU Ier SI&#200;CLE&lt;br class='autobr' /&gt;
(apr&#232;s 44 et avant 66)&lt;br class='autobr' /&gt;
(D'apr&#232;s J. Genot-Bismuth, &lt;i&gt;J&#233;rusalem ressuscit&#233;e&lt;/i&gt;, &#233;d. O.E.I.L. (F.-X. de Guibert) &lt;br class='autobr' /&gt;
et Albin Michel, Paris 1992, p. 35).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reginald Wehrkamp-Richter remarque aussi que, dans l'Ancien Testament, la destruction du Temple par les Babyloniens est sans cesse rappel&#233;e par les Proph&#232;tes : comment imaginer que la catastrophe de 70 soit, elle, pass&#233;e sous silence ? Les auteurs du Nouveau Testament, qui certes reconnaissent J&#233;sus comme Messie et Fils de Dieu, appartiennent au peuple juif comme leurs compatriotes, et ils n'auraient pas dit un mot de cette terrible catastrophe toute r&#233;cente ? Difficile &#224; croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(c) D'un avis oppos&#233;, citons des ex&#233;g&#232;tes &#8220;reconnus&#8221;, qui ont le tort, &#224; notre avis, de traiter cette question par une petite note, assez p&#233;remptoire, et sans argumentation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; John P. Meier dans son livre &lt;i&gt;Un certain Juif J&#233;sus&lt;/i&gt;, tome 1, p. 41, &#224; propos de la datation des Evangiles, dit se ranger &#171; &#224; la position g&#233;n&#233;ralement accept&#233;e aujourd'hui par la recherche n&#233;otestamentaire(8) &#187; [il publie cela en 1991], pr&#233;cisant : Marc aux environs de 70, Matthieu et Luc au cours de la p&#233;riode 70-100 (tr&#232;s probablement entre 80 et 90), mais il ne se prononce pas pour Jean. Il ajoute dans cette note 8, p. 280 : &#171; Le d&#233;fi le plus s&#233;rieux &#224; la datation des &#233;vangiles commun&#233;ment admise est lanc&#233; par J. A. T. Robinson, &lt;i&gt;Redating the New Testament&lt;/i&gt;, Philadelphie, Westminster, 1976 [&lt;i&gt;Peut-on se fier au Nouveau Testament ?&lt;/i&gt;, Paris, Lethielleux, 1980]. Robinson voudrait placer &lt;i&gt;tous&lt;/i&gt; les &#233;crits du Nouveau Testament avant l'ann&#233;e 70. [&#8230;] il d&#233;ploie beaucoup d'efforts pour construire sa d&#233;monstration dans le cas de Matthieu, Luc et Jean. Le r&#233;sultat est un brillant tour de force qui ne r&#233;ussit pas &#224; convaincre. Sa th&#232;se a &#233;t&#233; largement rejet&#233;e par les sp&#233;cialistes du Nouveau Testament. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Dans leur livre commun &lt;i&gt;Essai sur les origines du christianisme&lt;/i&gt;, &#233;d. du Cerf, Paris 2002, p. 176, Etienne Nodet et Justin Taylor &#233;crivent : &#171; Divers auteurs chr&#233;tiens, &#233;crivant apr&#232;s 70, parlent du Temple au pr&#233;sent(1) &#187;. Et dans cette note 1, ils ajoutent : &#171; En particulier, l'&#233;p&#238;tre aux H&#233;breux argumente toujours au pr&#233;sent sur le culte, en supposant le Temple existant ; pour cette raison, John A. T. Robinson, &lt;i&gt;The Priority of John&lt;/i&gt;, London SCM Press, 1985, p. 17, tient apr&#232;s d'autres &#224; dater ce texte d'avant 70, mais l'argument est insuffisant en lui-m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le voile du Temple d&#233;chir&#233; l'Homme de bien</title>
		<link>https://www.abbe-carmignac.org/?Le-voile-du-Temple-dechire-l-Homme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.abbe-carmignac.org/?Le-voile-du-Temple-dechire-l-Homme</guid>
		<dc:date>2015-02-27T11:08:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Jacqueline C. Olivier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Flavius-Josephe-" rel="directory"&gt;Flavius Jos&#232;phe version slavone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Flavius Jos&#232;phe, version slavone&lt;br class='autobr' /&gt;
tir&#233; du bulletin &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/IMG/pdf/n042.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;No. 42&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite voir &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/Le-Troisieme-Mur-d-Herode-Agrippa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flavius Jos&#232;phe Le &#171; Troisi&#232;me Mur &#187; d'H&#233;rode Agrippa Ier (roi de Jud&#233;e de 41 &#224; 44 ap. J.-C.)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Flavius Jos&#232;phe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le voile du Temple d&#233;chir&#233;, l'Homme de bien livr&#233; &#224; la mort, le tombeau vide..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de Flavius Jos&#232;phe que nous avons publi&#233; dans le dernier bulletin &#8211; &lt;i&gt;H&#233;rode, les Mages et le Massacre des Innocents&lt;/i&gt; &#8211; ayant suscit&#233; l'int&#233;r&#234;t de plusieurs de nos lecteurs, nous continuons &#224; explorer cette fameuse &#171; version slavone &#187; (car retrouv&#233;e en vieux russe uniquement) intitul&#233;e &lt;i&gt;La prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Prise de J&#233;rusalem, de Jos&#232;phe le Juif, texte vieux-russe &#233;dit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dont il &#233;tait extrait. Rappelons que, tout au d&#233;but de &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, il dit lui-m&#234;me avoir&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#233;crit &#171; dans la langue de ses p&#232;res &#187; (h&#233;breu ou aram&#233;en en caract&#232;res h&#233;bra&#239;ques) une version pr&#233;c&#233;dente des &#233;v&#232;nements concernant la guerre commenc&#233;e en 66 par un soul&#232;vement des Juifs contre l'occupant romain, doubl&#233;e de tr&#232;s durs &#233;pisodes de guerre civile et se terminant par le si&#232;ge puis la prise de J&#233;rusalem par les Romains (ao&#251;t 70), avec l'incendie du Temple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard, alors qu'il &#233;tait install&#233; &#224; Rome dans un appartement de l'empereur Vespasien et touchait une rente annuelle vers&#233;e par le pouvoir imp&#233;rial, Jos&#232;phe fit un second r&#233;cit des &#233;v&#232;nements, cette fois en grec, &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, qu'il donna &#224; lire au roi Agrippa II et offrit &#224; Vespasien et Titus. C'est donc au tout d&#233;but de ce second ouvrage qu'il pr&#233;vient ses lecteurs qu'il a d&#233;j&#224; racont&#233; les m&#234;mes &#233;v&#232;nements dans une version ant&#233;rieure. Celle-ci fut longtemps consid&#233;r&#233;e comme perdue, mais il y a de fortes chances que la &#171; version slavone &#187; en soit l'&#233;manation, apr&#232;s un passage par le grec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re version &lt;i&gt;- La Prise de J&#233;rusalem &#8211; &lt;/i&gt;est plus courte, plus adapt&#233;e &#224; un public juif, mais elle comporte aussi des passages qu'il a supprim&#233;s dans &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, sa seconde version donc, en particulier les passages qui &#233;voquent des faits ou des personnes dont parlent aussi les Evangiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici deux &#171; &#167; 4 &#187; parall&#232;les, rang&#233;s au m&#234;me endroit (livre V, chapitre 5, &#167; 4) aussi bien dans &lt;i&gt;La Prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt; que dans &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;. Mais la seconde partie de ce &#167; 4 de la premi&#232;re version (ci-dessous &#224; gauche, en gras) - qui se rapporte au voile du Temple qui s'est d&#233;chir&#233;, &#224; un &#171; homme de bien &#187; et &#224; un tombeau vide, Jos&#232;phe l'a supprim&#233;e dans &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Extrait de &lt;i&gt;La prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt;, livre V, chapitre 5, &#167; 4 :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#167; 4. Le Temple lui-m&#234;me &#233;tait au milieu, le sanctuaire sacr&#233; ; on y acc&#233;dait par douze marches. La hauteur de la fa&#231;ade s'&#233;levait &#224; cent coud&#233;es et en largeur elle en avait autant ; par derri&#232;re, il &#233;tait plus &#233;troit de quarante coud&#233;es. [&#8230;]. Il y avait au dessus du portail que j'ai dit des pampres d'or, d'o&#249; pendaient des grappes d'or, hautes d'une taille d'homme. A l'int&#233;rieur il y avait aussi une porte &#224; battants d'or massif, hauts de cinquante-cinq coud&#233;es et large de seize. Par devant &lt;strong&gt;pendait un voile&lt;/strong&gt; &#233;gal en largeur et en longueur, qui &#233;tait un tissu babylonien, travaill&#233; d'hyacinthe, de byssus, d'&#233;carlate et de pourpre, admirable &#224; voir, et dont le dessin n'&#233;tait pas sans philosophie, mais donnait une image de toutes choses. Car l'&#233;carlate figurait le feu, le byssus la terre, l'hyacinthe l'air et la pourpre la mer : l'&#233;carlate et l'hyacinthe sont compar&#233;es &#224; ce qui a &#233;t&#233; dit en raison de leur aspect, le byssus et la pourpre sont rapproch&#233;es par leur origine, l'un de la terre, l'autre de la mer. Et sur le voile &#233;tait figur&#233; tout le spectacle des cieux et leur science, hormis les douze signes du zodiaque.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce voile avant cette g&#233;n&#233;ration &#233;tait entier, parce que les hommes &#233;taient pieux ; mais maintenant c'&#233;tait piti&#233; de le regarder, car il s'&#233;tait d&#233;chir&#233; soudain du haut jusqu'en bas, lorsqu'un homme de bien, et qui par ses &#339;uvres n'&#233;tait pas un homme, fut livr&#233; &#224; la mort contre salaire. Et beaucoup d'autres signes effrayants, raconte-t-on, eurent lieu alors. Et une fois tu&#233;, apr&#232;s l'ensevelissement, on disait qu'il avait &#233;t&#233; introuvable dans le tombeau : les uns en effet le pr&#233;tendaient ressuscit&#233;, et les autres vol&#233;s par ses amis. Je ne sais lesquels disent le plus vrai. Car un mort ne peut se relever de lui-m&#234;me, mais par l'aide de la pri&#232;re d'un autre juste, &#224; moins que ce ne soit un ange ou quelqu'autre des puissances c&#233;lestes, ou que Dieu lui-m&#234;me ne paraisse comme un homme et accomplisse tout ce qu'il veut, et marche avec les hommes et tombe et se couche et se rel&#232;ve, selon sa volont&#233;. Les autres disaient qu'on n'avait pas pu le voler, puisqu'autour de son tombeau on avait post&#233; des gardiens, mille Romains et mille Juifs. Voil&#224; ce qu'on dit &#224; propos de ce voile et pour la cause de son d&#233;chirement.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;[Et &lt;i&gt;La prise de J&#233;rusalem &lt;/i&gt;passe au &#167; 5 : ]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#167; 5. Quand on &#233;tait &#224; l'int&#233;rieur, on &#233;tait accueilli par la partie de plain-pied du Temple, dont la hauteur &#233;tait de soixante coud&#233;es&#8230;etc..&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Extrait de &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, livre V, chapitre 5, &#167; 4 :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#167; 4. Le Sanctuaire lui-m&#234;me, le Saint Temple, &#233;tait plac&#233; au centre et on y acc&#233;dait par douze marches ; la hauteur et la largeur de sa fa&#231;ade &#233;taient &#233;gales, chacune faisant cent coud&#233;es ; mais en arri&#232;re elle &#233;tait plus &#233;troite et mesurait quarante coud&#233;es. [&#8230;]. Le portail par lequel on y entrait &#233;tait, comme je l'ai dit, enti&#232;rement recouvert d'or, ainsi que tout le mur autour. Il &#233;tait surmont&#233; de vignes en or, d'o&#249; pendait des grappes de la taille d'un homme ; il y avait des portes en or de cinquante-cinq coud&#233;es de haut et de onze de large, devant lesquelles &#233;tait &lt;strong&gt;suspendu un voile&lt;/strong&gt; d'une longueur &#233;gale : c'&#233;tait une &#233;toffe babylonienne brod&#233;e de jacinthe, de lin tr&#232;s fin, d'&#233;carlate et de pourpre, d'un admirable travail. D'ailleurs ce m&#233;lange de mat&#233;riau n'&#233;tait pas sans valeur symbolique : il constituait une image de l'univers. L'&#233;carlate semblait faire allusion au feu, le lin &#224; la terre, la jacinthe &#224; l'air, et la pourpre &#224; la mer ; pour l'&#233;carlate et la jacinthe, &#224; cause de la ressemblance des couleurs, pour le lin et la pourpre, &#224; cause de leur origine ; puisque l'un est produit par la terre, l'autre par la mer. Sur l'&#233;toffe &#233;tait repr&#233;sent&#233;e une carte compl&#232;te du ciel, sauf les signes du Zodiaque.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;[Dans &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt; commence aussit&#244;t le &#167; 5 : ]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&#167; 5. Si l'on entrait, on se trouvait sur la partie du Temple constituant le rez-de-chauss&#233;e. Elle avait soixante coud&#233;es de haut&#8230;etc.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire de commenter l'aspect &#171; contact &#187; avec les Evangiles de cette seconde partie du &#167; 4 de la version slavone. Notons toutefois que c'est &#224; propos du rideau du Temple &#8211; parce que tout ce qui touche au Temple est central pour un Juif (alors que les Evangiles n'y consacrent qu'un seul verset : Mt 27, 51 ; Mc 15, 38 ; Lc 23, 45) &#8211; que Jos&#232;phe raconte la rumeur qui lui est parvenue &#224; propos de la cause spectaculaire et &#233;nigmatique de sa d&#233;chirure. Notons aussi que Jos&#232;phe est tr&#232;s confus dans son &#233;vocation de &#171; l'homme de bien, livr&#233; &#224; la mort et introuvable dans le tombeau &#187;. De plus il n'h&#233;site pas &#224; exag&#233;rer &#8211; ou &#224; se faire l'&#233;cho de l'exag&#233;ration port&#233;e par la rumeur populaire &#8211; concernant le nombre de gardes (ici un total de deux mille ! ) post&#233;s autour du tombeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous continuerons &#224; reproduire, dans de prochains bulletins, ces passages du slavon qui pr&#233;sentent des contacts avec des personnes et des faits connus par les Evangiles, puis, in fine, nous tenterons de r&#233;sumer l'&#233;tude tr&#232;s approfondie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Dominicain Etienne Nodet a consacr&#233; &#224; la version slavone les pp.129 &#224; 242 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'Etienne Nodet, qui lui permet de conclure de fa&#231;on formelle &#224; l'authenticit&#233; de la version slavone.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt;, de Jos&#232;phe le Juif, texte vieux-russe &#233;dit&#233; int&#233;gralement par V. Istrin, Membre de l'Acad&#233;mie des Sciences de L&#233;ningrad ; &#233;d. bilingue vieux-russe/fran&#231;ais publi&#233;e par l'Institut d'Etudes slaves, Paris 1934-38, 2 vol.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Dominicain Etienne Nodet a consacr&#233; &#224; la version slavone les pp.129 &#224; 242 de &lt;i&gt;Flavius Jos&#232;phe, l'homme et l'historien&lt;/i&gt;, 2000, puis les pp. 242 &#224; 316 de &lt;i&gt;Le Fils de Dieu&lt;/i&gt;, 2002, et a publi&#233; les textes slavons pr&#233;sentant des contacts avec les Evangiles, en annexe de &lt;i&gt;Histoire de J&#233;sus ?,&lt;/i&gt; 2003. Le tout aux &#233;ditions du Cerf, &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>H&#233;rode, les Mages et le Massacre des Innocents</title>
		<link>https://www.abbe-carmignac.org/?Herode-les-Mages-et-le-Massacre</link>
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		<dc:date>2015-02-27T10:50:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin_cryptos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Jacqueline C. Olivier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.abbe-carmignac.org/?-Flavius-Josephe-" rel="directory"&gt;Flavius Jos&#232;phe version slavone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Flavius Jos&#232;phe, version slavone&lt;br class='autobr' /&gt;
tir&#233; du bulletin &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/IMG/pdf/n041.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;No. 41&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite voir &lt;a href=&#034;http://www.abbe-carmignac.org/Le-voile-du-Temple-dechire-l-Homme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flavius Jos&#232;phe Le voile du Temple d&#233;chir&#233; l'Homme de bien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;H&#233;rode, les Mages et le Massacre des Innocents&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'au talentueux Brunor&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Interview de Brunor (Bruno Rabourdin) en p. 24 du n&#176;3138 de l'hebdomadaire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un jeune dise en substance &#171; D'accord J&#233;sus a exist&#233;, mais comme son histoire n'est relat&#233;e que par des &#8220;comparses&#8221;, quel cr&#233;dit peut-on accorder aux Evangiles ? &#187;, passe encore : il est jeune et baigne h&#233;las dans notre sous culture m&#233;diatique. Et puis ce d&#233;sir d'&#234;tre s&#251;r que les choses soient vraies peut &#234;tre un bon d&#233;but de r&#233;flexion si ce jeune trouve sur sa route un &#171; transmetteur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que sur une radio chr&#233;tienne, un dit sp&#233;cialiste, chr&#233;tien, dise &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose &#171; Le massacre [des Innocents] est assez peu probable&#8230; Il n'en est mention nulle part&#8230; &#187;. Nulle part ?? Cela voudrait-il dire que sa mention dans l'Evangile de Matthieu (Matt. 2, 1-12) compte pour rien ? !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'on retrouve le m&#234;me pr&#233;jug&#233; sous la plume d'un auteur de &lt;i&gt;National Geographic&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;National Geographic de d&#233;cembre 2008, King Herode Revealed, article de Tom (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; parlant d'H&#233;rode : &#171; De nos jours, [H&#233;rode] est surtout connu comme le monarque sournois et sanguinaire dont parle l'Evangile de Matthieu, qui fit tuer tous les b&#233;b&#233;s m&#226;les de Bethl&#233;em, pour tenter &#8211; en vain &#8211; d'&#233;liminer l'enfant J&#233;sus nouveau-n&#233;, annonc&#233; par les proph&#232;tes comme le Roi des Juifs. [&#8230;] H&#233;rode est presque certainement innocent de ce crime, dont il n'existe nul autre r&#233;cit que celui de Matthieu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vraiment plus qu'aga&#231;ant, alors que des travaux scientifiques sont &#224; la disposition de tous, d'entendre ou de lire, chez des auteurs cr&#233;dit&#233;s d'un certain s&#233;rieux, qu'un fait qui n'est relat&#233; &lt;strong&gt;que&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;dans l'Evangile, a de grandes chances d'&#234;tre l&#233;gendaire&lt;i&gt; &lt;/i&gt;ou&lt;i&gt; &lt;/i&gt;mythique. Et des langues de buis croient rattraper l'affaire en disant &#171; mais ne vous inqui&#233;tez pas, ces faits ne se sont &lt;i&gt;pas r&#233;ellement pass&#233;s&lt;/i&gt;, mais les mythes ou les l&#233;gendes ont une &lt;i&gt;fonction&lt;/i&gt; &lt;i&gt;bien r&#233;elle&lt;/i&gt;&#8230; &#187; Et chacun d'y aller de son interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprenons cet exemple du Massacre des Innocents. Serait-il &#224; ranger dans les r&#233;cits l&#233;gendaires, parce que n'&#233;tant mentionn&#233; &lt;strong&gt;que&lt;/strong&gt; par l'&#233;vang&#233;liste Matthieu ? Ce jugement est ce qu'on appelle un pr&#233;-jugement, un pr&#233;jug&#233;... De plus il semble ressortir d'une tr&#232;s solide &#233;tude que ce fait est mentionn&#233; dans un texte du 1er si&#232;cle (ci-dessous en italiques). Ce qui ferait &lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt; sources&#8230; Cela suffirait-t-il ??&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Voici ce r&#233;cit assez complexe relatant un voyage de sages persans &#224; J&#233;rusalem ; ce texte a une lacune au d&#233;but : il manque une premi&#232;re rencontre chez H&#233;rode, qui apparemment &#233;choue, car il devient soup&#231;onneux &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt;&#8230;&lt;i&gt;Ayant ainsi parl&#233;, (H&#233;rode) les renvoya&lt;/i&gt; [ndr&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : il s'agit des &#171; sages persans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#171; mages &#187;, du mot persan qui d&#233;signe les pr&#234;tres. Ajoutons deux petites (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;]&lt;i&gt; aux aubergistes ; il les fit escorter de gardes pour les surveiller, et pr&#233;posa d'autres gardes sachant le persan pour &#233;couter ce qu'ils disaient. Quand ils furent seuls avec un Perse qui se trouvait l&#224;, ils commenc&#232;rent &#224; se lamenter, disant : &#171; Nos p&#232;res et nos anc&#234;tres ont &#233;t&#233; d'excellents astrologues et n'ont jamais menti en observant les &#233;toiles. Qu'est-ce que cela peut &#234;tre ? Tromperie ou erreur ? L'image de l'&#233;toile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ndr : Le scepticisme envers cette &#233;toile n'est recevable que venant d'une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; nous est apparue pour signifier la naissance d'un roi par lequel le monde entier serait maintenu. Et regardant cette &#233;toile nous avons fait route pendant un an et demi vers cette ville, et nous n'avons pas trouv&#233; de fils de roi. Et (maintenant) l'&#233;toile nous est cach&#233;e. Nous avons vraiment &#233;t&#233; tromp&#233;s. Mais nous allons envoyer au roi les pr&#233;sents que nous avons pr&#233;par&#233;s pour l'enfant et lui demander de nous laisser (retourner) dans notre patrie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et comme ils avaient parl&#233; ainsi, les gardes vinrent tout raconter au roi. Et il envoya chercher les Perses. Et pendant qu'ils &#233;taient en route, l'&#233;toile remarquable leur apparut (de nouveau). Et ils furent remplis de joie. Et ils all&#232;rent de nuit chez H&#233;rode, tr&#232;s encourag&#233;s. Et il leur dit sans autres t&#233;moins : &#171; Pourquoi avez-vous attrist&#233; mon c&#339;ur et afflig&#233; mon &#226;me en ne disant pas la v&#233;rit&#233; ? Pourquoi &#234;tes-vous venus ici ? &#187; Ils lui dirent : &#171; &#212; roi, nous n'avons pas de double langage, mais nous venons de Perse. Nos anc&#234;tres ont recueilli des Chald&#233;ens l'astronomie qui est notre science et notre art. Nous ne nous sommes jamais tromp&#233;s en observant les &#233;toiles. Une &#233;toile ineffable nous est apparue, distincte de toutes les (autres &#233;toiles). Ce n'&#233;tait pas l'une des sept plan&#232;tes, ni l'un des lanciers, ni l'un des &#233;cuyers, ni l'un des archers, ni l'une des com&#232;tes, mais elle &#233;tait excessivement brillante, comme le soleil et elle &#233;tait joyeuse. Et c'est en l'observant que nous sommes arriv&#233;s &#224; toi. Mais lorsque nous f&#251;mes arriv&#233;s l'&#233;toile disparut jusqu'&#224; maintenant : alors que nous venions &lt;/i&gt;&lt;i&gt;vers toi, elle a r&#233;apparu. &#187; Et H&#233;rode dit : &#171; Pouvez-vous me la montrer ? &#187; Et ils dirent : &#171; Nous comptons bien que le monde entier la voie. &#187; Ils avanc&#232;rent vers une lucarne et lui montr&#232;rent l'&#233;toile. Et quand H&#233;rode la vit, il fut tr&#232;s &#233;merveill&#233;. Et il rendit gloire &#224; Dieu, car c'&#233;tait un homme pieux. Et il leur donna une escorte (incluant) son fr&#232;re et des notables pour aller voir celui qui &#233;tait n&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme ils &#233;taient en route, l'&#233;toile disparut une fois de plus et ils revinrent de nouveau. Et les Perses lui demand&#232;rent de les laisser aller seuls, (promettant) qu'ayant trouv&#233; l'enfant, ils reviendraient le lui dire. Ils lui firent un serment, convaincus que l'&#233;toile les ferait revenir par le m&#234;me chemin. Et ils suivirent l'&#233;toile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il les attendit un an, mais ils ne vinrent pas &#224; lui. Et il &#233;tait furieux, et il convoqua les pr&#234;tres (qui &#233;taient) ses conseillers, et il leur demanda si l'un d'eux comprenait (la signification de) cette &#233;toile. Et ils lui r&#233;pondirent : &#171; Il est &#233;crit : &#8220;Une &#233;toile brillera de Jacob et un homme se l&#232;vera de Juda.&#8221; Et Daniel &#233;crit qu'un pr&#234;tre doit venir, mais nous ne savons pas qui il est. Nous comprenons qu'il na&#238;tra sans p&#232;re. &#187; H&#233;rode dit : &#171; Comment pouvons-nous le d&#233;couvrir ? &#187; Et L&#233;vi dit : &#171; Envoie enqu&#234;ter dans tout le pays de Jud&#233;e (pour savoir) combien d'enfants m&#226;les sont n&#233;s depuis que les Perses ont vu l'&#233;toile jusqu'aujourd'hui. Tue-les tous et celui-l&#224; sera aussi tu&#233;. Et ton royaume sera en s&#233;curit&#233; pour toi et pour tes enfants et m&#234;me pour tes arri&#232;res petits-enfants. &#187; Et aussit&#244;t il envoya des h&#233;rauts dans tout le pays (proclamer) que tous les enfants m&#226;les de moins de trois ans devaient &#234;tre honor&#233;s et recevoir de l'or. Quand ils s'informaient si l'un d'eux &#233;tait n&#233; sans p&#232;re, ils devaient affirmer que (H&#233;rode) l'adopterait comme fils et le ferait roi. Et comme ils n'en d&#233;couvrirent aucun, il donna l'ordre de tuer tous les soixante trois mille enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alors que tous pleuraient et se lamentaient sur l'effusion de sang, les pr&#234;tres vinrent et lui demand&#232;rent d'&#233;pargner les innocents, mais il les mena&#231;ait d'autant plus, imposant le silence. Et ils tomb&#232;rent prostern&#233;s et ils rest&#232;rent prostr&#233;s &#224; ses pieds jusqu'&#224; la sixi&#232;me heure. Mais la fureur du roi pr&#233;valut. Plus tard ils se lev&#232;rent et lui dirent : &#171; Ecoute tes serviteurs, pour que le Tr&#232;s-Haut te soit favorable. &#187; Il est &#233;crit que le Messie (Oint) na&#238;tra &#224; Bethl&#233;em. M&#234;me si tu es sans piti&#233; pour tes serviteurs, tue les enfants de Bethl&#233;em et laisse les autres partir. &#187; Et il donna l'ordre et ils tu&#232;rent tous les enfants de Bethl&#233;em.&lt;/i&gt; &gt;&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Etienne Nodet : Histoire de J&#233;sus ? N&#233;cessit&#233; et limites d'une enqu&#234;te, &#233;d. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; provient cet extrait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un manuscrit incomplet, en vieux russe, (l'usage parle du manuscrit &#171; slavon &#187;), red&#233;couvert en occident en 1905 et qui serait la traduction d'un livre - longtemps consid&#233;r&#233; comme perdu - de Flavius Jos&#232;phe. Cet historien juif, n&#233; &#224; J&#233;rusalem en 37, mort &#224; Rome en 96 environ, dit lui-m&#234;me dans son livre bien connu &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt;, avoir compos&#233; &#171; dans la langue de ses p&#232;res &#187; [h&#233;breu ou aram&#233;en] une version ant&#233;rieure de son r&#233;cit, premi&#232;re version intitul&#233;e &lt;i&gt;La Prise de J&#233;rusalem&lt;/i&gt;. Le manuscrit slavon d&#233;riverait, d'une mani&#232;re ou d'une autre, de cet original s&#233;mitique de Jos&#232;phe (apr&#232;s un d&#233;tour par le grec). Il est globalement plus court que &lt;i&gt;La Guerre des Juifs&lt;/i&gt; mais poss&#232;de aussi des passages originaux qui ne figurent pas dans ce livre, et qui sont du plus haut int&#233;r&#234;t, en particulier parce qu'ils sont une source ext&#233;rieure, sur plusieurs points de ceux-ci, aux textes des Evangiles. Ext&#233;rieure, mais les recoupant, comme ce r&#233;cit du massacre des enfants de Bethl&#233;em.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : ce texte slavon est-il issu d'un &#233;crit authentiquement de Flavius Jos&#232;phe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intensit&#233; des d&#233;bats autour de cette question, qui ne se d&#233;ment pas depuis plus d'un si&#232;cle, provient en grande partie de ce qu'on a dans le slavon un floril&#232;ge d'&#233;l&#233;ments qu'on retrouve dans le Nouveau Testament. En gros, il y a trois types de conclusions possibles : a) l'&#233;crit ne provient pas de Flavius Jos&#232;phe et la version primitive qu'il dit avoir faite est toujours perdue pour nous ; b) l'&#233;crit est authentiquement issu de Fl. Jos&#232;phe, mis &#224; part les &#233;l&#233;ments qui confortent les r&#233;cits &#233;vang&#233;liques, ces &#233;l&#233;ments &#233;tant en entier, ou partiellement, le r&#233;sultats d'ajouts (des &#171; interpolations &#187;) que des mains chr&#233;tiennes ont fait entrer dans le texte ; c) l'&#233;crit est de Flavius Jos&#232;phe, y compris les passages qui donnent des informations qu'on peut retrouver (quoique sous une forme tr&#232;s diff&#233;rente) dans le Nouveau Testament.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas possible, ici, de rendre compte de tous les travaux qui ont jalonn&#233; ce si&#232;cle de r&#233;flexion sur cette question. Nous essaierons de donner dans un prochain bulletin &#8211; avec quelques autres extraits du slavon - des &#233;l&#233;ments sur l'&#233;tat de la question en 2009, en nous appuyant sur un des plus grands sp&#233;cialistes de Flavius Jos&#232;phe, le dominicain Etienne Nodet (*), qui depuis plus de 20 ans &#233;labore une &#339;uvre majeure sur les &#233;crits de cet auteur &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est dans un livre intitul&#233; Flavius Jos&#232;phe, l'Homme et l'Historien, &#233;d. du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
. Et qui conclut non seulement &#224; l'authenticit&#233; de la version slavone &#8211; il s'agit bien du r&#233;cit de Jos&#232;phe -, mais consid&#232;re les notices se rapportant &#224; J&#233;sus, Jean-Baptiste, Jacques, etc., comme strictement authentiques, sans remaniement chr&#233;tien ult&#233;rieur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Interview de Brunor (Bruno Rabourdin) en p. 24 du n&#176;3138 de l'hebdomadaire &lt;i&gt;France Catholique &lt;/i&gt;(31 octobre 2008), &#224; propos de son excellente bande dessin&#233;e &lt;i&gt;La Question interdite&lt;/i&gt;, parue aux &#233;ditions Viltis en d&#233;cembre 2008, et dont nous voudrions reparler dans un prochain bulletin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;National Geographic&lt;/i&gt; de d&#233;cembre 2008, &lt;i&gt;King Herode Revealed&lt;/i&gt;, article de Tom Mueller. &#171; &#8230;today he is best known as the sly and murderous monarch of Matthew's Gospel, who slaughtered every male infant in Bethlehem in an unsuccessful attempt to kill the newborn Jesus, the prophesied King of the Jews. [&#8230;] Herod is almost certainly innocent of this crime, of which there is no report apart from Matthew's account. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; mages &#187;, du mot persan qui d&#233;signe les pr&#234;tres. Ajoutons deux petites traces, qui pourraient bien refl&#233;ter le fait historique de l'origine de ces persans :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une c&#233;l&#232;bre peinture des Catacombes de Rome, dat&#233;e du II&#232;me si&#232;cle, montre les Mages de l'Evangile repr&#233;sent&#233;s avec le costume et le bonnet persans.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et quand en 614 le roi de Perse Chosro&#232;s II s'empara de J&#233;rusalem, il fit d&#233;truire toutes les &#233;glises sauf une, la Basilique de Bethl&#233;em, qui comm&#233;morait la nativit&#233; de J&#233;sus, au motif qu'il y avait, au frontispice, une mosa&#239;que repr&#233;sentant les Mages, v&#234;tus des m&#234;mes habits persans qu'eux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre &#233;cho possible du massacre des enfants de Bethl&#233;em dans ces reproches faits &#224; J&#233;sus &lt; Les anciens des juifs r&#233;pliqu&#232;rent &#224; J&#233;sus : &#171; Et que verrons-nous ? D'abord que tu es n&#233; de relations coupables. Puis, que ta naissance &#224; Bethl&#233;em a provoqu&#233; un massacre d'enfants. Enfin que ton p&#232;re Joseph et Marie ont d&#251; fuir en Egypte, tant ils &#233;taient g&#234;n&#233;s devant le peuple. &#187; &gt; (in &lt;i&gt;Actes de Pilate&lt;/i&gt; II, 3, apocryphe du IV&#232;me si&#232;cle).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ndr : Le scepticisme envers cette &#233;toile n'est recevable que venant d'une personne qui saurait r&#233;futer un &#224; un les 50 &#224; 70 000 t&#233;moignages venant de la foule de gens divers, qui, le 13 octobre 1917 &#224; midi heure solaire, &#233;taient rassembl&#233;s l&#224;, suite &#224; la promesse - faite 4 mois auparavant par la Vierge Marie aux trois petits voyants de Fatima - de faire &#171; un grand miracle afin que tous croient &#187;. Et la foule a vu pendant 10 minutes le soleil &#8220;danser&#8221; dans le ciel.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Etienne Nodet : &lt;i&gt;Histoire de J&#233;sus ? N&#233;cessit&#233; et limites d'une enqu&#234;te, &lt;/i&gt;&#233;d. du Cerf, Paris, 2003, p. 219.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;C'est dans un livre intitul&#233; &lt;i&gt;Flavius Jos&#232;phe, l'Homme et l'Historien&lt;/i&gt;, &#233;d. du Cerf, Paris 2000, qu'Etienne Nodet expose de la fa&#231;on la plus fouill&#233;e, en 302 notes et 118 pages, les faits et arguments qui lui permettent de conclure &#224; &#171; l'authenticit&#233; &#187; de cette version slavone. Mais l'ouvrage commence par pr&#233;senter une traduction en fran&#231;ais des 6 pr&#233;cieuses conf&#233;rences qu'Henri St. John Thackeray donna en 1928, sous ce m&#234;me titre, au Jewish Institute of Religion &#224; New York, c'est pourquoi il est mis sous le nom de cet auteur. En pr&#233;liminaire H. Thackeray dit : &#171; Je suis conscient de ma t&#233;m&#233;rit&#233; en cherchant &#224; vous parler de votre historien national. Mais Jos&#232;phe a toujours trouv&#233; un accueil parmi les chr&#233;tiens plus favorable que chez ses coreligionnaires. Il fut honni par des Juifs comme ren&#233;gat et opportuniste, et lou&#233; par des chr&#233;tiens &#224; cause d'un passage [&#8230;] o&#249; il parle de J&#233;sus. &#187; Et il ajoute plus loin : &#171; Dans mon pays [l'Angleterre], il fut un temps o&#249; dans presque chaque demeure on pouvait trouver deux livres, la Bible et les &#339;uvres de Jos&#232;phe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*) Ndr : S'appuyer sur ce travail d'un ex&#233;g&#232;te c&#233;l&#232;bre, abondamment publi&#233; aux &#233;d. du Cerf, ne suppose pas que nous soyons en accord avec ses conclusions sur tous les autres sujets qu'a travaill&#233;s cet &#233;rudit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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