Association Jean Carmignac



L'association tient son nom de l'abbé Jean Carmignac, cet éminent savant hébraïsant dont les travaux scientifiques aboutissent à démontrer, d'une façon qui semble décisive, que les Évangiles, écrits très tôt et en langue sémitique, ont une valeur historique de premier ordre et sont les témoignages de disciples qui ont suivi Jésus ou de ceux qui les ont interrogés. Elle a pour but de faire connaître l'œuvre spirituelle et scientifique de ce prêtre et celle de tous les chercheurs qui, comme lui, contribuent à défendre l'historicité des Evangiles en s'attachant à la seule valeur d'arguments incontestables, appuyés sur des sciences telles que : l'histoire, la philologie, l'archéologie, la papyrologie...



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Flavius Josèphe : Jésus roi n’ayant pas régné, crucifié par les (...)


février 2015
Auteur :

Jacqueline C. Olivier

Flavius Josèphe, version slavone
bulletin No. 44
Suite voir Flavius Josèphe et le Sauvage, alias Jean surnommé Baptiste

« Jésus roi n’ayant pas régné, crucifié par les Juifs parce qu’il annonçait la ruine de la ville et la désolation du Temple »

Nous continuons à explorer cette fameuse « version slavone » La prise de Jérusalem, que nous pensons, en suivant les travaux très approfondis d’Etienne Nodet [1], provenir authentiquement du premier récit que Flavius Josèphe dit avoir écrit « dans la langue de ses pères » [2] pour raconter la guerre qui opposa Juifs et Romains de 66 à 70. Cette version slavone est plus courte, plus adaptée à un public juif, que la version usuelle en grec La Guerre des Juifs. Dans les textes mis en parallèles ci-après, Josèphe évoque, aux livres V puis Vl, les inscriptions gravées en différentes langues qui interdisaient aux étrangers, sous peine de mort, de pénétrer plus avant dans le Temple [3]. Le slavon mentionne qu’elles étaient rédigées en caractères « helléniques, romains et juifs », alors que dans la version usuelle, à destination du public romain, la mention des caractères « juifs » a été supprimée.

Ci-dessous à gauche une des deux pierres gravées en grec qui ont été retrouvées et qui porte : « Défense à tout étranger de franchir la barrière et de pénétrer dans l’enceinte du sanctuaire. Quiconque aura été pris sera responsable de la mort qui s’ensuivra. » Et à droite, une possible reconstitution du « soreg », cette barrière qui se trouvait au cœur du Temple.


Le « soreg », d’après Mme Genot-Bismuth, in Jérusalem ressuscitée, La Bible hébraïque et l’Evangile de Jean à l’épreuve de l’archéologie nouvelle, Ed. F.-X. de Guibert et Albin Michel, Paris 1992, p. 50.

L’archéologue Clermont-Ganneau qui a retrouvé cette pierre en 1871 s’étonnait, bien avant la publication du slavon, que Flavius Josèphe ne signale pas d’inscription en langue sémitique. (Revue archéologique 23 [1872], p.214-234 et 290-296).

La disposition de ces stèles n’est pas facile à imaginer car les 2 textes parallèles de Josèphe ne donnent pas les mêmes indications. Les langues retenues pour ces inscriptions font penser, bien sûr, au Titulus [4] que Pilate fit apposer en haut de la croix où mourut Jésus. Cette similitude – même si les langues ne sont pas citées dans le même ordre – est intéressante à noter, mais ne représente pas un point de contact déterminant entre l’œuvre de Josèphe et les Evangiles.

Nous verrons d’abord le court passage du livre VI où Titus évoque ces inscriptions (plus précisément où Josèphe rapporte un discours de Titus, mais comme c’est lui-même, Josèphe, qui était chargé de les traduire en hébreu à ses frères juifs restés à l’intérieur des murailles, il est probable que ce soit ressemblant…). Et ensuite le passage plus long du livre V, qui est suivi, dans la version slavone, d’un contact tout à fait explicite avec les Evangiles.

Josèphe a-t-il supprimé ce passage dans sa seconde version ? Ou bien des mains chrétiennes – des faussaires – l’ont-elles introduites dans la version slavone, pour appuyer l’historicité des récits évangéliques ? En nous appuyant sur le travail d’E. Nodet, voyons ce que l’on peut essayer de dire de ce contact explicite : « Et au-dessus de ces inscriptions, une quatrième était pendue dans les mêmes caractères désignant Jésus roi n’ayant pas régné, crucifié par les Juifs parce qu’il annonçait la ruine de la ville et la désolation du Temple ».

  1. D’abord cette expression «  Jésus roi n’ayant pas régné » ne correspond à aucune façon connue, dans les textes chrétiens, de parler de Jésus. Si l’on observe la contestation que les grands prêtres présentent à Pilate : N’écris pas « Roi des Juifs » mais « qui a prétendu être le roi des Juifs », on voit que ce point de vue officiel juif est très proche de l’inscription « le roi qui n’a pas régné ». C’est une stèle dénonciatrice.
  2. Ensuite, la présence d’une telle inscription sur Jésus a pour premiers objectif et effet de prouver que ses prédictions étaient fausses, puisque jusqu’à l’été 70, la ville de Jérusalem n’était pas « ruinée » ni le Temple « dans la désolation ». Or les fausses prophéties sont passibles de mort (Deutéronome 18, 20-22).
  3. On voit aussi qu’un parallèle peut se faire de lui-même, dans l’esprit du peuple qui lit cette inscription, avec le personnage d’Haman qui fut crucifié pour être venu à Jérusalem et avoir voulu détruire le Temple (Targum b sur Est 3, 1), « la métaphore sur Haman, prototype du destructeur du judaïsme est transparente ».

Donc : Interpolation chrétienne ? Non, d’après Nodet, inscription juive.

Mais cette information du slavon est-elle véridique, cet écriteau infamant a-t-il existé ? Nous en avons peut-être une trace avec la « porte de Jésus ». Suivons son raisonnement :

  1. La Mishna signale (m.Midot 2:6) une « porte de Yehoyakîn », en souvenir de ce roi qui fit le mal et fut exilé (2R 24, 9-15). Il s’agirait d’une porte du Temple, proche de l’écriteau stigmatisant ce roi [5].
  2. Or l’on trouve trace de la mention d’une « porte de Jésus », sous-entendant l’existence à proximité de cette porte d’une inscription portant sa condamnation, dans le second récit ci-dessous relatant la mort de Jacques dit le frère du Seigneur.

a) Josèphe dans les Antiquités judaïques (20,197-203) écrit que « [le grand prêtre Anân] fit comparaître le frère de Jésus appelé Christ(os), qui avait pour nom Jacques, ainsi que quelques autres. Il les accusait d’avoir transgressé les lois, et les livra pour être lapidés. »

b) Le récit d’Hégésippe [6], est plus précis. « Jacques, le frère du Seigneur qui était appelé Juste par tous […] Beaucoup ayant cru, et aussi des chefs, il y eut un tumulte parmi les Juifs, les scribes et les pharisiens. Ils disaient qu’il était dangereux que tout le peuple attende Jésus le Christ. Ils allèrent donc ensemble vers Jacques et lui dirent : « Nous te le demandons : retiens le peuple puisqu’il s’égare sur Jésus. Comme si c’était lui le Christ ! […] puisque le peuple s’égare à la suite de Jésus le crucifié, annonce-nous quelle est la porte de Jésus. » Mais Jacques, contrairement à leur demande, proclame que Jésus est « assis dans le ciel à la droite de la grande puissance ». Et ils le tuent.

Comme la scène se situe au Temple, il est probable que l’évocation de la « porte de Jésus » soit une allusion à un écriteau officiel, proche de cette porte, indiquant la condamnation de Jésus, qu’on demande à Jacques, en quelque sorte de ratifier publiquement, sous peine d’être lui-même mis à mort. « Il n’y a pas d’invraisemblance à ce qu’ait subsisté au Temple un titulus de ce genre sur Jésus – une inscription perpétuant le souvenir d’un forfait de première grandeur, (c’est-à-dire de nature sociale et politique [ou religieuse], et non de simple droit commun) – et que Flavius Josèphe en ait eu connaissance », conclut E. Nodet.

Décidément la version slavone – et ses contacts avec les Evangiles – est précieuse et il faut avoir de lourds préjugés pour décréter qu’ils sont des rajouts de mains chrétiennes. Mais la disparition des manuscrits hébraïques qui sont à l’origine de ce slavon (après un passage par le grec) pose la lancinante question de l’« évaporation » ou du « naufrage », comme le disait l’abbé Carmignac, de toute la littérature hébraïque chrétienne, à commencer par les Evangiles… [7]

La prise de Jérusalem*
(version slavone)



VI, II, 1 :
Titus […] chargea Josèphe de tenir à Jean*** les mêmes discours qu’avant. […] Et Josèphe, posté sur un lieu élevé, disait…

VI, II, 4 :
Titus, grandement affecté, disait à Jean : N’est-ce pas vous, impies, qui avez élevé cette balustrade devant le saint lieu ? N’est-ce pas vous qui avez posé des inscriptions et les avez tracées en lettres grecques, et dans notre langue et dans la votre, pour défendre à quiconque de passer outre ? N’est-ce pas nous qui vous avons donné pouvoir de tuer quiconque la franchirait, fût-il Romain ? Pourquoi donc aujourd’hui, maudits, avez-vous rempli de morts le sanctuaire et les piétinez-vous dedans, et pourquoi avez-vous souillé le temple de votre propre sang ?

La Guerre des Juifs**
(version usuelle, grec)




VI, II, 1 :
93 Titus […] fit avancer Josèphe […] ; il lui ordonna de répéter à Jean*** ce qu’il avait dit précédemment […] 96 Et Josèphe, s’étant placé de façon à se faire entendre non seulement de Jean mais de la multitude, transmit en hébreu le message de César [Titus]

VI, II, 4 :
124 Titus, extrêmement affecté, adressa de nouveau des reproches à Jean et à ses acolytes : N’est-ce pas vous, leur dit-il, ô les pires des scélérats, qui avez placé cette barrière en avant du Sanctuaire ? 125 N’est-ce pas vous qui y avez intercalé des stèles gravées en caractères grecs et latins proclamant que personne ne doit franchir ce parapet ? 126 Ne vous avons-nous pas permis de mettre à mort ceux qui le franchiraient, fussent-ils Romains ? Pourquoi donc maintenant, criminels, foulez-vous aux pieds des cadavres à l’intérieur de cette barrière ? Pourquoi souillez-vous le Sanctuaire de sang étranger et indigène ?

Voici maintenant au livre V le passage plus long et qui, dans le slavon, présente ce contact tout à fait explicite avec les Evangiles.

V, V, 2 :
Au sommet, on éleva de doubles portiques, à colonnes de pierres de vingt-cinq coudées de haut faites d’un seul bloc de marbre blanc. La couverture était de planches de cèdre bien taillées et d’une grande richesse naturelle, de sorte que le spectateur ne pouvait rapidement détourner les yeux de cette vue ; mais il n’y avait là aucun ouvrage de peinture ni de sculpture. Le pourtour des murs était de six stades. La cour non couverte était décorée de pierres diverses dans ses murs et dans son pavage. De là était la montée vers le second Temple, et devant lui des pierres de parapet hautes de trois coudées, et fort agréables à voir. Là se dressaient des colonnes égales et sur elles des inscriptions en caractères grecs et romains et juifs, proclamant la loi de pureté, et que l’étranger ne pénétrât pas à l’intérieur. Car c’était ce qu’ils appelaient le sanctuaire : on y accédait par quatorze degrés, et le sommet était une construction quadrangulaire. Et, au dessus de ces inscriptions, une quatrième était pendue dans les mêmes caractères désignant Jésus roi n’ayant pas régné, crucifié par les Juifs parce qu’il annonçait la ruine de la ville et le désolation du Temple. Et du côté de l’Orient étaient la porte et le lieu réservés aux femmes pour le culte et la prière. Car par les autres portes il n’était pas permis aux femmes d’entrer, non plus que, par leur porte, de franchir la séparation. Le côté de l’occident n’avait pas de porte, mais d’un bout à l’autre était enclos de murs. Les portiques entre les portes, qui étaient en regardant l’intérieur depuis les murs devant le trésor, étaient posés sur de grandes colonnes de marbre.

V, V, 3 :
De ces portes, neuf étaient forgées d’or et d’argent, avec leurs charnières et leur encadrement ; l’une, extérieure, bardée de cuivre de Corinthe, était plus éclatante et plus admirable que celles qui étaient argentées et dorées. Toutes les portes étaient à deux battants, dont chacun avait en hauteur trente coudées, et en largeur quinze […]

* La prise de Jérusalem, Flavius Josèphe, traduit du slavon par V. Istrin, Publications de l’Institut d’Etudes Slaves, Paris 1934-38.

***Jean de Gishala (ennemi de Josèphe).
V, V, 2 :
190 Les ouvrages qui s’élevaient sur ces fondations étaient dignes d’elles. Tous les portiques étaient doubles et leurs colonnes atteignaient vingt-cinq coudées en hauteur : c’étaient des monolithes du marbre le plus blanc ; les plafonds étaient lambrissés de cèdre. 191La magnificence naturelle de ces portiques, la perfection de leur polissage et de leur ajustement, offraient un spectacle impressionnant, et cela sans aucun embellissement artificiel dû au travail d’un peintre ou d’un sculpteur. 192Ils mesuraient en largeur trente coudées ; le périmètre qu’ils couvraient, et qui englobait l’Antonia, atteignait six stades. La partie à ciel ouvert était d’un bout à l’autre diversifiée par un pavement de pierres multicolores. 193Quand, l’ayant traversée, on s’avançait vers la deuxième cour du temple, on la trouvait entourée d’une barrière de pierres de trois coudées de haut, d’un très joli travail. 194On y avait incorporé, à intervalles réguliers, des stèles rappelant, les unes en grec, les autres en latin, la loi de purification, qui interdit à un étranger de pénétrer dans le Lieu saint : car c’est ainsi qu’était appelée la deuxième enceinte du Temple. 195On y accédait par quatorze marches à partir de la première enceinte ; sa surface en haut formait un carré et elle était protégée par un mur qui lui était propre. Ce dernier avait extérieurement une hauteur de quarante coudées, mais qui était cachée par les escaliers ; 196sa hauteur intérieure était de vingt-cinq coudées, car l’escalier était construit contre un terrain plus élevé, le mur n’étant plus entièrement visible à l’intérieur, une partie étant caché par la colline. 197Après les quatorze marches, il y avait un espace de dix coudées, entièrement plat, jusqu’au mur ; 198de là, cinq autres marches donnaient accès aux portails. Ceux-ci, au nord et au sud, étaient au nombre de huit, quatre de chaque côté. Il y en avait nécessairement deux à l’est : de ce côté, en effet, un emplacement réservé aux dévotions des femmes avait été entouré d’un mur et rendait un deuxième portail nécessaire ; il avait été découpé en face du premier. 199Dans les autres parties, il y avait un seul portail au sud et un seul au nord, par lequel on accédait à l’emplacement réservé aux femmes ; car les femmes n’avaient pas le droit d’entrer par les autres portails, même pas de franchir leur mur de séparation par leur propre portail. D’ailleurs, cet emplacement était accessible pour l’adoration aussi bien aux femmes du pays qu’à des étrangères de race juive. 200La partie ouest n’avait aucun portail : de ce côté le mur avait été construit sans ouverture. Les portiques, entre les portails tournés vers l’intérieur à partir du mur, face aux bâtiments du trésor, étaient soutenus par des colonnes très belles et très hautes. Ces portiques n’étaient pas doubles, mais à part la grandeur, ils ne le cédaient en rien à ceux de la cour inférieure.

V, V, 3 :

201Neuf de ces portails étaient, sur toute leur surface, recouverts d’or et d’argent, comme étaient leurs montants et leurs linteaux ; mais un, qui était à l’extérieur du sanctuaire, en bronze de Corinthe, surpassait largement en valeur les portails plaqués d’argent et d’or. Chaque portail avait deux portes de trente coudées de haut chacune et de quinze de large ; […]

** La Guerre des Juifs, Flavius Josèphe, traduit du grec par P. Savinel, Editions de Minuit, Paris 2004.

[1Aux éditions du Cerf : Henry St. John Thackeray et Etienne Nodet, Flavius Josèphe, l’homme et l’historien, Paris 2000 ; E. Nodet, Baptême et résurrection, le témoignage de Josèphe ; Le Fils de Dieu, 2002 ; Histoire de Jésus ?, 2004.

[2F. Josèphe le dit dans les toutes premières lignes de La Guerre des Juifs, (livre I , §1).

[3Josèphe mentionne également cette interdiction dans les Antiquités judaïques (15, 417) qu’il écrit une vingtaine d’années plus tard. De même Philon dans Legatio ad Caium (§ 212) y fait allusion.

[4Dans La Guerre des Juifs : ai9 me_n Ellhnikoi=j ai9 de_ ‘Rwmai+koi=j gra&mmasin
Sur le Titulus : kai_ h]n gegsame&non ‘Ebrai+sti&, ‘Rwmai+sti/, ‘Ellhnisti/…

[5Selon certains historiens, une ancienne coutume semblable exista à l’Acropole d’Athènes : les noms des grands criminels à l’égard de la patrie (ou de la religion) étaient inscrits, avec leur condamnation.

[6Hégésippe, juif chrétien né vers 110/115 à Jérusalem, mort en 180, cité par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique (II, 23, 1-24).

[7Dans La naissance des Evangiles synoptiques, p. 55, l’abbé Carmignac fait allusion à ce « naufrage ». Voir aussi le bulletin n°31, A la source de nos Evangiles en grec, des manuscrits hébraïques qui se seraient comme « évaporés » ?



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