Association Jean Carmignac



L'association tient son nom de l'abbé Jean Carmignac, cet éminent savant hébraïsant dont les travaux scientifiques aboutissent à démontrer, d'une façon qui semble décisive, que les Évangiles, écrits très tôt et en langue sémitique, ont une valeur historique de premier ordre et sont les témoignages de disciples qui ont suivi Jésus ou de ceux qui les ont interrogés. Elle a pour but de faire connaître l'œuvre spirituelle et scientifique de ce prêtre et celle de tous les chercheurs qui, comme lui, contribuent à défendre l'historicité des Evangiles en s'attachant à la seule valeur d'arguments incontestables, appuyés sur des sciences telles que : l'histoire, la philologie, l'archéologie, la papyrologie...



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Le Titulus crucis


décembre 2013
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Il s’agit de l’écriteau apposé sur la croix de Notre Seigneur et dont parlent les quatre Evangiles. Est-ce bien le même – ou plus exactement un fragment du même – qui se trouve aujourd’hui à Sainte Croix de Jérusalem à Rome… après y avoir été rapporté par Sainte Hélène ?

En 1997, l’historien allemand Michael Hesemann décida de mettre le Titulus crucis à l’épreuve de la science. Il s’est intéressé à l’écriteau qui – bien évidemment découpé par Hélène – porte toujours les mots « I. NAZARINUS R... » en écriture inversée (certainement pour imiter le mode d’écriture sémitique) et en trois langues : l’hébreu, le grec et le latin.

Avec l’aimable autorisation de l’Abbé du Monastère de Sainte Croix, Don Luigi Rottini, et du secrétaire d’État du Saint Siège, l’archevêque Giovanni Battista Re, Hesemann a présenté cette inscription à sept savants internationalement respectés experts en paléographie hébraïque, grecque et latine. Il s’agit du Dr Gabriel Barkay du « Israel Antiquity Authority », des Professeurs Hanan Eshel, Ester Eshel et Leah Di Segni de l’Université hébraïque de Jérusalem, des Professeurs Israel Roll et Ben Isaac de l’Université de Tel Aviv et enfin du Professeur Carsten Peter Thiede de Paderborn (Allemagne) et de l’Université de Beer Sheva (Israël). Tous ont daté l’inscription de la même période de temps : Ier-IIIème siècle ap. J.-C., avec une plus grande probabilité pour la date la plus ancienne. Trois de ces experts – le fameux ménage de savants, Hanan et Ester Eshel, et le Professeur Thiede – ont travaillé sur la datation paléographique des Manuscrits de la Mer Morte ; le Docteur Di Segni est considéré comme le plus grand expert sur les inscriptions grecques en Terre Sainte.

Hesemann a présenté ces découvertes au « Congrès International sur les reliques du Christ. De la Passion à la Résurrection : 2000 ans de témoignage silencieux » qui a eu lieu à l’Université Pontificale du Latran à Rome du 6 au 8 mai 1999. Outre plusieurs experts connus du monde entier, deux cardinaux (Noè et Miloslav), plusieurs évêques et la princesse Marie Gabrielle de Savoie participaient à ce congrès. Dans sa présentation, Hesemann insista sur le fait que l’inscription qui ressemble justement le plus au Titulus lui est indubitablement contemporaine : il s’agit de la dédicace de l’autel à Tibère de Ponce Pilate, découverte au cours de fouilles à Césarée en Israël en1962.

« Quand j’ai commencé mes investigations, dit Hesemann, j’ai pris en considération trois scénarios : ou bien cette relique est authentique, ou bien c’est un faux de l’époque d’Hélène (IVème siècle) ou encore un faux du Moyen Âge. Aucun des experts consultés n’a trouvé la moindre indication qui puisse soutenir les deux dernières thèses. Ils ont tous – d’une seule voix – indiqué la date la plus haute. »

Comme le Dr Di Segni l’a déclaré : « Cela ne ressemble pas à une inscription byzantine provenant de ce côté-ci du monde et pas davantage à une inscription du IVème siècle. Mais cela ressemble tout à fait à une inscription de l’ancienne Rome, une inscription du Ier siècle. »

Le livre de Hesemann sur cette découverte, Die Jesus-Tafel  [1], est sorti en automne 1999 chez Herder, une des plus grandes maisons d’édition allemandes pour les sujets religieux et historiques. Il a même reçu les bénédictions du Pape ; le secrétaire de celui-ci, l’archevêque Stanislaus Dziwics, a en effet écrit à Hesemann : « Je vous exprime admiration et appréciation au nom de Jean Paul II pour votre laborieuse recherche sur la vénérable relique titulus crucis. Vraiment ce témoin silencieux de la Passion de Notre Sauveur est un symbole pour le jubilé des 2000 ans de la naissance de Jésus Christ. »

(Extraits du service de presse relatif au livre du Dr Hesemann que celui-ci a bien voulu nous communiquer personnellement).

Reconstitution du Titulus apposé sur la croix.

Le rectangle interne représente la partie aujourd’hui conservée à Sainte Croix à Rome, présentée page suivante.

Le Titulus crucis

Tel qu’il est conservé aujourd’hui à la Basilique de Sainte Croix de Jérusalem à Rome

[1Références du livre du Dr Hesemann : Die Entdeckung der Kreuz-Inschrift, Freiburg (Herder), 1999. Ce livre devrait sortir en italien en mai 2000 aux éditions San Paolo.



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